Meursault Les Tessons 2011

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Meursault Les Tessons 2011

Une cuvée de Tessons dans un millésime aussi précoce que 2011 est forcément une bouteille ouverte et avenante...c'est du moins l'idée que j'en avais. Eh bien je me trompais! Bu en bouteille et en magnum ces derniers temps, le vin s'est montré assez discret, plutôt fin et d'une élégance prononcée. Vin délicat et floral il ne joue pas du tout dans le registre exotique et requière des mets légers et surtout pas des sauces trop grasses. L'apéritif et les fruits de mer semblent en ce moment faits pour lui. Essayez!

PE

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Meursault-Bouches-Chères 2009

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Meursault-Bouches-Chères 2009

Le hasard des lectures sur le web conduit parfois à ouvrir des bouteilles pour en vérifier le niveau du moment. Entre une critique moyenne venant de Belgique et une autre des plus élogieuse écrite depuis Singapour je ne savais pas ce qu'il fallait penser du vin. Un rapide passage dans l'oenotheque du domaine pour en ouvrir une et le verdict de mon palais fut tempéré... Le vin est décidément encore très jeune, trop. Des accents de fruit blanc assez insinuant sur une matière svelte, équilibrée par une juste acidité et des arômes encore très retenus. Un vin à boire à 14 degrés qui a devant lui un bel avenir mais qui curieusement est beaucoup moins en place que Tessons et Cras bus récemment. Gardez les 5 ans si vous en avez..

PE

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Quelques nouvelles du millésime 2014 au domaine Buisson-Charles

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Quelques nouvelles du millésime 2014 au domaine Buisson-Charles


Les vins blancs issus de rendements drastiquement faibles en raison de la grêle précoce du 28 Juin ont fermenté très doucement et de ce fait même ont dans leur "adn" une densité et une puissance assez étonnante. Entre la tension des 2013 et la richesse des 2012, ils se sont nettement recroquevillés sur eux même depuis leur toute récente mise en bouteille. Les villages et premiers crus de Meursault surtout qui ne satisferont que les amateurs patients capables de le attendre trois à cinq ans, voire - beaucoup - plus. Ce sont des vins typiques de ceux que produit le domaine depuis toujours, peu démonstratifs, construits sur une tension affirmée et des arômes retenus en jeunesse, mais capables de se bonifier sur 7 années et plus. Il en sera de même pour les Corton-Charlemagne 2014, massif, vineux et ultra serré au niveau de la matière.
Les empreintes boisées des 2014 sont négligeables même si toutes les cuvées ont été vinifiées et élevées avec une proportion de 25 % de fûts neufs. Du Bourgogne Aligoté au Meursault Goutte d'Or. Est-ce cet état de fait qui permet au Bourgogne Aligoté et aux crus de Chassagne et Puligny d'être plus ouverts et accessibles? Je ne le pense pas. La différence provient de rendements plus "normaux" dans ces vignes en raison de leur non exposition à la grêle. Moins stressées, plus productives, les vignes ont livré ici des vins détendus et harmonieux capables de séduire dès le plus jeune âge. De fait les vins sont déjà délicieux et, fait assez étonnant, peuvent déjà se boire. Ils seront toutefois plus complexes après trois ans sous verre.
Les Chablis 2014 sont bénis! Vaudesir et Lys montrent à l'évidence que la région a été avantagée par le climat en 2014. Nerveux, aériens et très subtils, ils sont les seuls a avoir été vinifiés et élevé sans bois neufs et ont une définition aussi précise que dynamique. Vins de cailloux, ils devraient satisfaire les amateurs de "jus de pierre"...même si je ne suis pas un fervent de l'expression!
Les rouges peu nombreux ont une douceur de constitution conférée par des matières naturellement mûrs et très peu impactées par la grêle de Juin. Rubis moyen, ils ont été vinifiés avec 30 à 50% de vendanges entières et ont ainsi des notes poivrées et réglissées caractéristiques. Le Bourgogne me fait penser au 2010, Pommard est le plus concentré et plein depuis 2009 et Santenots joue un registre délicat et soyeux sur des accents de fraise des bois et de mûre...
Je les redegusterai tous "à la suite" Mercredi prochain 3 Février en compagnie d'Allen Meadows et ne manquerai pas de vous tenir au courant de mes sensations.

Patrick Essa

Quelques nouvelles du millésime 2014 au domaine Buisson-Charles
Quelques nouvelles du millésime 2014 au domaine Buisson-Charles
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Comprendre le vignoble de Chassagne-Montrachet

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Comprendre le vignoble de Chassagne-Montrachet

   Vins produits par le domaine:

Chassagne-Montrachet En Remilly 
Chassagne-Montrachet La Romanée
Chassagne-Montrachet Les Caillerets

Comprendre le vignoble de Chassagne-Montrachet

     Le village de Chassagne pourrait sans doute être désigné comme "le" modèle " archétypique» d’une commune viticole tant il respire la vigne et le vin. Ses maisons disséminées ont quasiment toutes une vue sur le vignoble, son plan torturé semble avoir été dicté par les impératifs culturaux, ses sentiers étroits et ses rues qui toutes finissent aux pieds des coteaux... À Chassagne l'homme semble s'effacer devant les terres qui portent les crus et n'hésite jamais à se recueillir avant de les travailler. Entrer dans le "monde" du Chassagne se fait à bien des égares comme on entre en religion, il faut accepter qu'ici la permanence de la culture et des savoirs-être sont toujours présents à l'intérieur des bouteilles.

Finage étendu, enclavé entre Santenay au Sud, Saint Aubin au Nord-Ouest et Puligny au Nord-est, il mesure un peu plus de 300 hectares. Un rapide coup d'œil sur sa morpho géologie met en évidence la présence d'une combe qui coupe le vignoble en deux à hauteur du secteur des grands crus et une pente régulière orientée plein Est qui s'élève plus fortement sur le haut du coteau Sud. Dernière commune de Côte d'Or au Sud de la Cote de Beaune, elle est directement sous l'influence de la Grande faille qui a effondré la base du Bathonien plus calcaire au niveau du sommet des marnes argoviennes et de celle du Synclinal de Volnay (voir l'analyse de ces phénomènes sur les textes évoquant la Côté Chalonnaise) qui fait resurgir ici les substrats du Lias et les calcaires durs du Jurassique. Pour ces raisons la culture de vignes de pinots noirs et l'extraction de la pierre sont naturellement présentes en ces contrées. Pendant longtemps la commune fut synonyme de quasi exclusifs vins rouges qui n'étaient complétés que par quelques zones de chardonnays identifiées depuis longtemps et circonscrites sur le versant nord près de Puligny et dans les hauts du secteur dit de "la Montagne" entre les finages de Saint Aubin au Nord et de Santenay au Sud.

Je défends ici l'idée évidente qui positionne ce fabuleux terroir comme l'un des meilleurs pour la culture du pinot noir en dehors de secteurs historiquement dévolus au chardonnay. Et je serai assez sévère avec les plantations "blanches" qui colonisent les zones de bas de coteau, plus argileuses ainsi que le secteur qui s'étend de la "Maltroie" aux différents crus du hameau de "Morgeot". On a profité du nom magique de Montrachet pour produire des vins blancs certes excellents et toujours impeccablement vinifiés en faisant diminuer les rouges pour les réduire à une portion congrue qi ne cadre guère avec la géologie de l'endroit. Une simple logique de marché. Mais je crois que certains producteurs du cru en sont conscients et ne serait que parce qu’ils révèrent encore leurs fameux "rouquins" de fin de repas, il est évident que les choses évolueront dans un sens plus juste à l'avenir.

La zone d'appellation "Village": étendue sous les premiers crus cette zone vaste mesure plus de 120 hectares et si l'on excepte le secteur de vignes contigus à celui de Puligny-Montrachet IL devrait être intégralement dévolu à la production de pinots noirs bouquetés et fins alliant gourmandise et accessibilité en jeunesse. Ces terres peu pentues sont assez argileuses et collantes et portent des vins qui peuvent confiner à la lourdeur si leur coupe s'effectue trop tardivement. Vins de fruits, assez amples et enveloppant ils peuvent se montrer intéressant dans les meilleurs lieux dits comme par exemple Les Masures, La Bergerie, Les Chênes, La Canière, le Clos Devant et les Chaumes.

Beaucoup plus intéressante est la partie Nord de ces villages car elle est inclinée vers le Sud ou sur un petit replat - En Encégnière - le sol y est plus caillouteux et clair et les vins ont ici une tension qui les classe nettement parmi les meilleurs villages du beaunois pour le chardonnay. Le meilleur lieu-dit est sans doute celui de Blanchot Dessous en compagnie du très estimé Houillères.

Il y a également une zone haute plus fraîche et calcaire qui regroupe Pimont, Parterre du Clos Saint Jean, Combards Dessus et Peux Bois. Peu étendue, elle donne des vins vifs à matière ténue qui sont excellents en année précoce et qui sont fréquemment assemblés avec les bas pour apporter leur acidité naturelle.

Plusieurs secteurs marquent le finage des premiers crus de Chassagne et tous ne sont pas au même niveau d'excellence si l'on considère leur nature associée au caractère "Chassagne".

Incontestablement les meilleurs se situent dans le prolongement du haut du village de Chassagne à partir des Caillerets jusqu'au Clos Pitois qui touche Santenay. Cette zone d'altitude orientée vers l'Est, en plein coteau, plus élevée, fort pentue, pierreuse et marquée par des bans marneux et calcaire donne des vins éblouissants qui tous peuvent être considéré comme étant parmi les meilleurs de la Côte des blanc. Caillerets, Virondot, Dessus des Fairendes, Romanée, Grandes Ruchottes, Baudines sont des crus de haut vol qui peuvent acquérir une finesse et une énergie de très grande race et qui se révèle souvent plus fin et un peu moins ample que les crus médians de Meursault ou Puligny.

Un second bloc touche la zone des grands crus du Nord et comprend le Blanchots Dessus, les Dents de Chiens, En Remilly et le tout petit et très renommé Vide Bourse qui est plus bas sous le Bâtard. Plus typé du caractère Puligny avec ces notes de fruits blancs caractéristiques, ce sont quatre vins de très haut niveau qui hélas sont extrêmement rares. Ils n'ont toutefois pas la dimension des Grands crus car ils sont près à boire un peu plus précocement et possèdent moins d longueur.

Le troisième bloc va du vignoble de Saint Aubin au Nord Ouest pour terminer contre le Clos Saint Jean originel. Misez sur les très fins Vergers et Chaumées et sur les Saint Jean issus des Rebichet - mais je le concède il faut chercher! - car ce sont les crus les plus élégants de la commune et ils ont souvent une heureuse accessibilité en jeunesse. Terres plus rouges, moins caillouteuses dans les bas, elles peuvent donner des rouges de premier ordre en Macherelles.

Le Clos Saint Jean et la Maltroie sont encore plantés de pinot noir pour une large part et donne les rouges parmi les plus sensuels de la Côte de Beaune. Je vous en parle en détail plus bas.

Enfin le secteur de Morgeot plus bas sur le coteau, formant un sorte de croupe qui est aujourd'hui planté majoritairement en blanc devrait toujours produire des rouges exquis comme c'est le cas dans le sous climat de Cardeuse, En Francemont, Boudriotte ou à la Roquemaure. Ce grand terroir à rouge va de paire avec les meilleurs Volnay et Pommard et est en sommeil tant les rouges ici se raréfient.

Les grands crus:

Le grand cru "Montrachet" produit certains des plus grands vins blancs secs de Bourgogne et est sans doute celui qui de nos jours se vend le plus cher, tant sa petite surface est courtisée par les vignerons pour sa réputation multi-séculaire. Les bourguignons l'ont toujours placé un cran au dessus de leurs autres crus blancs en le désignant un peu comme le grand cru A de Côte d'Or, sa valeur étalon en quelque sorte.

Cependant boire un Montrachet à maturité est devenu une gageure car les quelques 30.000 bouteilles annuelles produites sont toutes quasiment réservées à l'avance par des buveurs qui ne partagent pas toujours leur fortune avec une fine connaissance des blancs de la région et de leur potentiel d'évolution. Objet de luxe destiné à accompagner des repas prestigieux, il glisse fréquemment dans des gosiers peu attentifs ou alors en admiration "par avance".Dommage.

Les quelques exemplaires que j'ai en cave sont toujours ouverts après un prélude qui mêle deux finages et qui se poursuit par d'autres grands crus. Je crois qu'il est important de percevoir le carcatère vineux évident de ce cru si éloigné des archétypes blancs mis en lumière aujourd'hui. Souvent très riche, peu acide et de texture visqueuse il a - un peu à la manière d'un Rangen en Alsace- une puissance formelle sidérante qui le rapproche? au niveau de sa matière, d'une granularité de vin rouge.

Produit sur 8 hectares et partagé par les villages de Chassagne et Puligny-Montrachet, il est marqué par trois zones distinctes. La première, côté Puligny, regarde le levant, est assez peu inclinée et est composée d'un substrat argilo-calcaire brun/rouge. Elle donne les vins les plus équilibrés, fins et sensuels du cru. La seconde qui dispose de même substrat du côté de Chassagne verse vers le sud et est ainsi un peu plus solaire et précoce, elle donne des vins légèrement plus opulents et intenses. Enfin une petite zone incluse tardivement dans le cru et située sur Chassagne, se place au dessus du cru au sud en formant de petits enclos en terrasses, ce sont "les dents de chiens", le sol y est un peu plus pierreux et le caractère du vin s'approche quelque peu de l'élégance du Chevalier tout proche. Soyons prudent toutefois car les différences stylistiques sont ténues. Une propriété assemble ce dernier lieu-dit avec la partie Chassagne (Prieur)et seul les domaines Colin et Amiot produisent du "pur" Dents de Chiens.

Criots-Bâtard-Montrachet est le plus petit des grands crus blancs bourguignons si l'on exclu la confidentielle production de Musigny blanc du Comte de Vogüe. Petit bout de terre regardant le sud sur une fin de pente étroite, située sous le Bâtard de Chassagne - ce rectangle magique a été conquis " grand cru" de haute lutte au moment du classement des AOC dans le premier tiers du 20 ième siècle.

Il aurait pu voir son voisin ouest de "Blanchots Dessus" le supplanter car lui est sous le Montrachet et son exposition tout aussi qualitative. Un brin de pente et de surface en plus ont dû l'avantager et sa finesse extrême a fini par le faire adouber.

Le cru mesure 1.57 ha, il est rectangulaire et ses terres sont assez homogènes même si la pente est légèrement plus marquée à l'ouest. Fait d'un substrat calcaire un peu plus marqué par les argiles que les deux autres Bâtard, le cru livre des vins à étonnante sensualité car c'est une zone solaire précoce qui type les vins sur une certaine douceur de texture en même temps que sur une viscosité plus murisaltienne que " Montrachet ".

Mais ne nous y trompons pas, il possède la dimension d'un grand cru lorsque son rendement est mesuré et qu'il peut ainsi puiser dans son sol une énergie tellurique aussi originale que terriblement séductrice jeune. C'est avec "Bienvenues" le cru le plus accessible jeune de la sphère Montrachet et je dois avouer apprécier particulièrement ses subtiles notes florales qui parfois le rapproche de l'équilibre des Genevrières du Dessous ou des Charmes dessus.

Un peu moins puissant et un peu plus épicé que ses voisins il envoûte par sa classe naturelle. Cette petite entité livre des crus que je trouve assez régulier et qui ne semblent pas se singulariser selon leur emplacement. Intuitivement je perçois un rien plus de tension selon que l'on se déplace vers l'Est et plus de puissance et de robustesse si l'on va vers l'ouest... Mais les vinifications comme partout influent sur ces tendances générales.

 

Bâtard-Montrachet: Vin recherché se négociant à prix d'or le trs puissant Bâtard semble sur son nom concentrer toute la classe des vins de Montrachet. Cher, peu aisé à trouver, toujours dominateur, il est sans conteste l'un des vins les plus puissants et charpentés de la planète chardonnay. A juste titre.

Les 4 hectares situés sur Chassagne regardent le Sud ou forme un presque plat du côté des Bâtard de Puligny. Plus précoces, posés sur des terres un peu plus claires et caillouteuses cette zone livre les vins les plus sensuels et raffinés du climat avec une note mûre d'une suprême élégance qui n'est pas sans rappeler le grand Montrachet voisin avec encore plus de densité. Il s'agit je crois de la portion grand cru la plus qualitative de Chassagne avec son Montrachetet sans doute aussi la plus personnelle tant un cru issu de ce "Bâtard du Sud" est toujours un émeveillement gustatif.

Quelques premiers crus en revue:

1/Les Caillerets : Entre les premiers crus Morgeot-Fairendes et le Clos Saint Jean, le climat de Caillerets produit quelques uns des meilleurs vins blancs de la commune de Chassagne. Son sol argilo-calcaire orienté idéalement vers le levant sur une pente modérée à assez forte en son sommet est sans aucun doute l'un des substrats les plus qualitatifs de la commune.Mesurant 10 ha 60 ares le cru originel contigü des Fairendes et au dessus des Champs Gains est complété par trois sous lieux dits lui ressemblant nettement: "Vigne Derrière", "Combards"et "Chassagne".Le premier est le prolongement naturel des Caillerets alors que les deux autres sont un peu plus haut sur le coteau, à l'aplomb des maisons du village. Combard un rien plus froid donne des vins plus incisifs et tendus qui doivent en général être coupé plus tardivement. Il est partagé entre les domaines Coffinet et Gagnard.

J'aime ce cru pour sa personnalité proche du grand Montrachet qui le désigne un peu comme son fils spirituel. C'est un vin séveux, plein et dense qui doit absolument vieillir pour se révéler. Il est aujourd'hui dans le peloton de tête des crus de la côte des blancs et comme ses propriétaires en ont souvent de belles parcelles, il n'est pas celui qui se vend aux prix les plus élevés...une affaire en somme! Plus précoce que le Virondot situé au dessus de lui, il a de plus la chance de compter dans ses rangs de nombreux excellents vignerons.

A noter l'existence d'un Clos du Cailleret qui appartient à Vincent Girardin. Situé contre les premières maisons, il est inclu dans le lieu dit "Vigne Derrière" et ceint d'un mur arborant un joli portail en pierre le signalant.

2/Le Clos Saint Jean: est situé dans la partie supérieure centre du finage de Chassagne-Montrachet. Historiquement réputé pour l'excellence de ses vins rouges fins et racés, il se décline aujourd'hui dans les deux couleurs avec un égal bonheur. Le Clos Saint Jean originel qui est de taille modeste (environ 1 ha,propriétés des familles Pillot et Morey-Coffinet) englobe - comme il est d'usage en cette commune - quelques autres climats qui lui sont très proches et qui ne gâtent en rien sa haute qualité. Ainsi une partie des lieux-dits "Chassagne" et l'intégralité des Rebichets peuvent-ils revendiquer ce prestigieux patronyme.

On l'a vu les "rouquins" de Chassagne sont des vins d'une rare et mésestimée qualité. Ces crus de pinots peuvent être aussi délicats que certains crus de la Côte de Nuits car le substratum sur lesquels ils reposent leur ressemble fortement. N'oublions pas que nous voyons resurgir en certains endroits de Meursault et surtout ici à Chassagne le calcaire de comblanchien qui marque fortement les strates superficielles nuitonnes et leur confère ce grain de texture et cette énergie inimitable. Longtemps Boudriotte et Clos Saint Jean furent vendus plus chers en rouge que la majeure partie des Côtes de Beaune avec une apogée au milieu du 19° siècle qui les verra être comparé en qualité aux Vougeot et Chambertin eux-même dans l'esprit des négoces en place. Relire les ouvrages de Lavalle et Courtépée à ce sujet.

Aujourd'hui encore je ne suis guère surpris de ce prestigieux "cousinage" car lorsqu'ils sont élevés avec l'ambition des meilleures cuvées, ces vins là peuvent être parmi les meilleurs qu'engendre la Côte de Beaune. J'avoue même qu'ils me me paraissent disposer d'un potentiel "encore plus grand" lorsqu'ils sont issus du pinot noir. Las le marché les préfère de blanc vêtu car ils sont bons, le nom est beau, sonne bien dans toutes les langues et il n'y a rien à faire avec Montrachet sur la "jaquette" l'amateur pense à un vin clair. Cela me chagrine un peu mais je m'incline devant le choix des producteurs qui de toute manière savent bien tout cela!

Les bons producteurs ne manquent pas sur ce climat d'élite. Je citerais en rouge les domaines Lamy-Pillot, Jean-Marc Pillot, Paul Pillot et Morey-Coffinet et en blanc Picard et Guy Amiot. Mais il existe de nombreuses variations de ce cru qui pourraient requérir votre attention. Un des crus les plus homogènes de la commune sans aucun doute.

 

3/ Chenevottes:est un cru qui mesure près de 11 hectareset qui en dépit de sa surface assez conséquente reste peu connu des amateurs. Il possède cependant un bel atout car ll fait face au Montrachet lui même et se trouve juste à l'entrée du village lorsque l'on vient de Puligny-Montrachet et que l'on coupe la nationale pour s'y diriger. Il a bénéficié sans doute de l'habitude locale de regrouper les climats distincts pour créer une entité unifiiée cohérente et plus représentative.Trois zones exposées plein Est sur des sols faiblement inclinés et marno-calcaires le composent, les Bondues qui forment la partie basse du cru en forme de triangle, les Commes qui bordent la route nationale en une étroite bande de terre argileuse et les Chenevottes proprement dites qui partent des Bondues pour aller mourir contre les Pasquelles et le bord nord des Vergers. Dans ces trois secteurs les vins s'expriment de manière assez aromatique et fine avec une délicatesse affirmée qui confine le vin dans un registre élégant que j'apprécie beaucoup. Minoré souvent par les amateurs et les producteurs, il n'en constitue pas moins une excellente et régulière bouteille.

4/ La Romanée: Petit cru d'altitude situé au nord du finage de Chassagne, la Romanée constitue sans doute l'un des climats les plus qualitatifs de la commune à l'égale des Grands Ruchottes, Farendes, Caillerets ou encore Champs Gains et Blanchots du dessus. Il doit également à son nom célèbre son "aura"particulière et sa relative plus value au regard de ses pairs. Cependant c'est avant tout un terroir qui possède une indéniable personnalité. Il est inclus dans ungrand ensemble nommé Grande Montagne mais celui-ci n'est que peu usité sur les bouteilles.

Niché sur une pente assez forte au sommet du coteau, il surplombe les petits clos et la Tête du clos en regardant nettement le levant. Son sol brun calcaire, assez peu profond et mêlés de cailloutis, ressuie très vite et se montre assez précoce en dépit de sa postions haute. Cela confère aux vins une nature énergique et nerveuse et surtout une indicible finesse de texture qui n'est pas sans rappeler les Bouchères de Meursault et même le Chevalier Montrachet. Il est indéniablement destiné aux amateurs de vins blancs ciselés et raffinés qui savent patienter quelques années pour déguster des bouteilles parfaitement polies par une heureuse maturation sous verre. Je le déguste souvent avec un intense plaisir lorsqu'il a plus de cinq années de bouteille et qu'il commence à fondre sa nature fougueuse en affirmant de superbes arômes floraux tendus par une ligne sous jacente quasi saline, mais sans le moindre excès.

Mesurant un peu plus de 4 hectares il est assez peu morcelé et cinq propriétaires se partagent sa production recherchée. Tous vinifient des vins de haut niveau et s'ils se démarquent l'un de l'autre par le caractère des vinifications, les moments de récolte ou encore le matériel végétal et les emplacements considérés, ils possèdent une unité de forme extrêmement rare à ce niveau. Dégustez une Romanée est donc toujours un moment de raffinement qui positionne sans aucun doute cette parcelle parmi les 10 meilleurs premiers crus de la Côte des blancs.

Caractères généraux des producteurs:

  • Château de la Maltroye:J'ai dégusté essentiellement de vieux millésimes de cette maison qui produisait des vins très classiques jusqu'à il y a une dizaine d'année. Je me souviens d'un 85 et d'un 89 d'une race impressionnante, très proche du terroir avec un profil droit et une très belle matière.

  • Morey Coffinet: Le plus grand propriétaire (80 ares) produit un vin étincelant de plénitude sur un corps puissant et des arômes de fruits blancs affirmés. Vin parfaitement mûr et assez accessible par sa tension en jeunesse. il est vraiment de très haut niveau.

  • Vincent Dancer:Les vins sont ici d'une rare élégance, de très juste maturité et ciselés. Les derniers millésimes sont simplement extraordinaires de concentration et de race.

  • Le domaine Paul Pillot est le tenant de vins très subtils, assez peu exubérant en jeunesse mais d'une forte capacité de garde. Toujours très clair, boisé sans excès et d'une pureté d'école, ils sont sans aucun doute destiné aux stylistes qui aiment la finesse.

     

 

Patick Essa - Maj 2016

citations et reproductions interdites sans autorisation de l'auteur

 

Comprendre le vignoble de Chassagne-Montrachet
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Le Domaine Buisson-Charles à Meursault

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

Le Domaine Buisson-Charles à Meursault

 Aujourd'hui dirigé par Catherine Buisson et son mari Patrick Essa,  le domaine Buisson-Charles, de taille modeste - 6,3 hectares - exploite depuis plusieurs générations des parcelles situées sur le finage de Meursault  qu'il complète avec des crus de Volnay et Pommard pour ses vins rouges ainsi que Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet, Chablis Premier Pru et Grand Cru et Corton-Charlemagne.

 

  Résolument tourné vers l'avenir il a engagé depuis plusieurs années une politique de rénovation et d'extension de sa cuverie et de ses caves en vue d'affiner encore ses vinifications et élevages pour être au plus près des grands terroirs qu'il a la chance exceptionnelle de produire. Ceux-ci êtant depuis toujours cultivés sur la base d'un travail de labour des sols réguliers qui exclu toute présence de désherbants. Cette approche résolument  naturelle de la vigne se retrouve avec intensité dans les vins blancs (70 %) et rouges qui sont tous vinifiés, élevés et mis en bouteille par le domaine.

  Le domaine exploite aujourd'hui près de 4 hectares de Meursault et Meursault premiers crus dans des climats très divers qui permettent de réaliser une cuvée d'assemblage complexe, le Meursault "vieilles-vignes" et d'isoler des crus particuliers comme Tessons en village et Charmes, Cras, Bouches-Chères et Goutte d'Or en premiers crus. Les vignes très âgées - entre 30 et 90 ans - êtant naturellement peu productives elles permettent d'obtenir après vinification et élevage des vins très concentrés destinés à la longue garde. Un choix assumé qui ancre la production du domaine sur le long terme.

Ces quatre hectares sont complétés par des parcelles de Bourgogne rouge et blanc, de Volnay premier cru Santenots et de Pommard "En Chiveau" ainsi que d'une petite production de Chassagne-Montrachet en premiers crus En Remilly, Les Caillerets et  La Romanée.

  A partir de 2011 le domaine a élargi sa gamme en développant une petite activité négociante en Corton-Charlemagne,  Chablis Grand Cru Vaudésir et Premier Cru Les Lys ainsi que sur le très beau premier cru Le Cailleret à Puligny-Montrachet.

 En 2015 et au début de 2016 le domaine a acquis de nouveaux locaux et agrandi ses caves pour travailler plus finement ses cuvées durant l'élevage tout en envisageant d'allonger les durées en fûts de quelques mois. Il a également augmenté de plus de un hectare la surface exploitée en propre par le domaine avec des parcelles sises sur Puligny-Montrachet.

  Si Catherine et Patrick ont repris l'exploitation du domaine depuis le millésime 2001, ils ont aussi la chance de voir leur fils Louis - étudiant dans la prestigieuse école d'oenologie suisse de Changins - participer de plus en plus régulièrement à la vie de l'exploitation. Nul doute qu'il sera amené à prendre la suite de ses parents dans les années à venir...

...A suivre!

 

The domaine is quite rightly known for the quality of its excellent whites but don’t ignore the reds, in particular the Bourgogne and the Santenots as both are almost always unfailingly good.

Allen Meadows - Burghound.com

Le Domaine Buisson-Charles à Meursault
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Comprendre le vignoble de Pommard

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Comprendre le vignoble de Pommard
Vins produits par le domaine: Pommard En Chiveau (1500 bouteilles par an)
Le Vignoble de Pommard
Par Patrick Essa - vigneron au domaine Buisson-Charles à Meursault

Il n'y a pas de nom de vin rouge plus connu dans le monde. Pommard est un nom court et sec qui se prononce bien dans de nombreuses langues et qui est pour beaucoup d'amateurs synonyme de vins rouges puissants et structurés capable d'affronter la longue garde. Toutefois en creusant un peu cette réputation - méritée! - on peut s'apercevoir aussi que son nom peut être associé à la rusticité tannique de vins durs qui mettent beaucoup de temps à se faire. Qu'en est-il exactement? À l'évidence si l'on se fie au potentiel de ses terroirs, la relative austérité qu'ils impliquent en raison d'un substrat marneux affirmé n'est pas le seul élément qui permet de les définir.

 

Le vignoble se divise en deux coteaux distincts séparés par une Combe importante qui positionne certains climats sous une évidente influence éolienne. Ces courants frais ont la particularité de retarder un peu la maturité des fruits tout en permettant de lutter favorablement contre les maladies. Il en résulte fréquemment des récoltes de coteau naturellement saines selon des fruits ayant une maturité légèrement froide et, de ce fait des peaux un peu plus épaisses avec toujours un potentiel tannique affirmé.

Toutefois une zone basse sise en aval sur le cône de déjection de la combe repose sur une couche de limons assez épaisse qui procure aux vins plus de douceurs et une féminité "possible" que les vignerons ne recherchent pas toujours...

...Ainsi Pommard n'est pas l'alter-ego masculin de son voisin féminin Volnay. C'est une métaphore qui a le vie un peu trop dure et qu'il convient de dépasser selon les coteaux et secteurs considérés car la finesse et l'élégance ne lui ont jamais manqué si j'en juge les très régulières dégustations que j'ai eu et ai encore l'occasion de faire.

 

Un premier coteau s'élève au Nord de l'appellation. Il naît tout contre Beaune sur une large bande marna-calcaire marquée par des terres brunes idéales pour la production de grands vins de pinot noir. Ce coteau tourmenté verse vers le Sud à partir du premier cru " Les Charmots"pour se poursuivre sur des terres de plus en plus claires en direction de la Combe jusqu'au climat village de la "Plante aux Chèvres" qui est quasiment orienté au couchant et qui touche le vignoble des Hautes Cotes de Beaune. Ce long coteau est sous la double influence de la Grande Combe de Pommard et de la Combe de Lulunne située au dessus et contre lui sur le finage de Beaune. Les vents circulent ici selon des courants qui hélas peuvent attirer les nuages de grêle au milieu de l'Eté et les risques semblent s'y être multipliés ces dernières années, surtout dans la partie orientée plein Est dans laquelle se trouvent les meilleurs premiers crus.

 

Cette zone du coteau Nord qui regarde le levant est argilo-calcaire et parsemée de ban marneux, elle regarde le levant selon une pente qui va de douce à forte lorsque l'on s'élève sur le coteau. Elle produit des vins très parfumés et généreux qui n'ont rien de crus aux tanins anguleux et revêches et qui au contraire lorgnent toujours du côté du raffinement et d'équilibres fruités mûrs sans excès.

Le plus connu d'entre eux est Les Epenots ( je vous renvoie à leur analyse détaillée en bas de page ) qui sont suivi de près par le très épicé et racé Pézerolles au corps impeccable et à la proverbiale longévité. On citera également les excellents Largillières (ou l'Argillière parfois) et Saussilles (prononcez Saucile) qui sont peut être un peu moins profonds et le gourmand et original Boucherottes en bas au Nord qui commence à ressembler aux pinot Beaunois voisins, un peu plus variétaux.

Les Charmots amorcent un changement d'orientation vers le Sud et une zone plus chaude et précoce qui également sous l'influence de la Grande Combe donne des vins subtils et délicats. Charmots est le cru le plus élégant de la commune, il égale la finesse des meilleurs crus de Volnay et de Beaune et fait sans doute partie des plus beaux crus du Beaunois. En dessous de lui le Clos Blanc, La Refène, le Clos de la Commaraine et le Clos de Verger sont marqués par un substrat marno-calcaire mêlés à des colluvions. Ce sont de bons climats mais en dépit de leurs races fruitées et de leurs sombres couleurs, ils n'ont pas tout à fait la même complexité d'expression.

Les Arvelets plus pentus et tourmentés ont une présence plus affirmée et me paraissent un cran au dessus car leur nature séveuse et leur fruité noir et un peu mat en font des crus qui vieillissent avec grâce. Les petits crus de Chanière et Platière sont moins constitués et fermes mais ont une douceur fruitée et un grain délicat vraiment séducteurs.

Les meilleurs villages de la commune se positionnent sur ce coteau Nord et regardent le Sud-Est et le Sud. Le meilleur d'entre eux est le formidable Vignots qui a souvent la classe et la profondeur d'un premier cru. Ses terres plus claires, caillouteuses et fort calcaires pourraient en certains secteurs donner des blancs d'élite. Mentionnons aussi le très bon Noizons et le large et toujours très typé "vin de coteau" En Bœuf .

 

Le coteau Sud est un peu moins vaste mais il monte jusqu'à plus de 330 mètres sur une surface pentue et assez accidentée qui est également entaillé par une petite Combe au cœur du lieu-dit en Vaumuriens.

La zone des premiers crus plus restreinte est entièrement tournée vers le levant et s'élève depuis une zone plane riche en limons et oxyde de fer jusqu'à un coteau pierreux aux terres plus légères et claires. Le plus emblématique des climat est le merveilleux Rugiens qui a dans sa partie basse le statut de grand cru naturel. Le fait que le haut de pente et le versant qui regarde l'Ouest (zone village) portent aussi le nom de Rugiens l'a sans doute desservi au moment des classements mais sa fougue est indéniable et sa longévité absolument hors du commun. Le plus grand cru de tout le Beaunois à mon sens.

Fremiers, Jarollières, Chaponnières et Croix Noires sont quatre crus de coteau de haut niveau qui me paraissent conjuguer les qualités de finesse des Fremiets de Volnay voisins tout en bénéficiant de la chaleur de ce coteau peu influencé par les vents de la Combe. Consistants, puissants et charpentés ils pourraient assez facilement rivaliser en qualité avec la bande des meilleurs Volnay sise au Sud de l'appellation, voire avec les crus de la Côte Saint Jacques de Gevrey auxquels ils ressemblent nettement sur le plan de leur équilibre.

Ce n'est pas le cas des plus tanniques et souvent un rien moins élégants Poutures et Bertins qui plus terriens reposent sur des terres plus lourdes et moins complexes. Les vins ont un caractère plus sévère mais ne manquent pas de puissance. Les Combes Dessus et le Clos Micot (ou Micault ou encore Micaut) n'ont pas complètement le niveau de cru je crois. Leurs sols plus limoneux leur confèrent une certaine finesse mais ils n'ont pas le fond des meilleures cuvées.

Chanlins plus haut sur le coteau peut être excellent mais se présente plus frais, sur un fruité éclatant qui signale peut être une zone à blanc... Voir!

Les villages de ce secteur Sud sont soit un peu trop élevés, soit orientés vers le Nord-Est pour être au niveau des premiers crus. Ils bénéficient en revanche d'un terroir de grande qualité chargé d'oxyde de fer et sont positionnés sur des zones marneuses et fort caillouteuses. Le meilleur est sans doute le Vaumurien qui regarde le Sud. C'est un vaste climat aux expositions diverses qui est incliné selon des pentes envers/endroits Nord-Est ou Sud-Est. Il peut livrer des vins profonds et intenses. Autour de lui au Sud Chanlins Haut est une vraie terre calcaire à blanc plantée en pinot qui donne des vins gourmands, et au Nord La Vache, Mareau, Trois Follot et Chiveau - celui produit par le domaine Buisson-Charles - sont des zones plus tardives, les vins y ont plus de race mais un fruité plus mat et une approche austère qui colle bien à l'image que véhicule le village. Mention au petit Clos Beauder plus précoce et un peu plus fin. Lambot est un endroit frais et élevé qui s'approche du caractère "Haute Côte de Beaune".

 

Les villages situés à l'Ouest du village sur une zone marquée par les colluvions issus de la Grande Combe est plus argileuse et les terres y sont plus collantes, moins drainantes et sans doute idéales pour les productions de pinots charpentés surtout dans la partie Sud. Dans ce secteur Rue au Port, Croix Planet et Les Cras livrent des vins qui n'ont pas les caractéristiques des vins anguleux et rêches que les amateurs ont en tête lorsque l'on évoque la commune. Ils livrent des vins un peu terriens certes mais toujours bouquetés et engageants qui ont une puissance contenue étonnante à ce niveau d'appellation.

Au Sud les vins sont plus souples et immédiatement accessibles en raison d'un substrat limoneux plus maigre et de bans marno-calcaires. Ainsi Perrières, Croix-Blanche, Tavannes et Riottes peuvent atteindre des intensités aromatiques envoûtantes sur une élégance un peu incongrue pour l'appellation. Il faut les rechercher, surtout le formidable Croix Blanche. Le Château de Pommard est cadastré dans le climat " Le Village " et certains de ses quartiers comme le bord Nord-Ouest peuvent atteindre le niveau des meilleurs villages de pied de coteau de la commune en ressemblant à Croix Blanche.

 

 

Comprendre le vignoble de Pommard
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Bill Nanson (Burgundy Report) évalue nos 2014 et +...

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Bill Nanson (Burgundy Report) évalue nos 2014 et +...

Tasted in Meursault with Patrick Essa, 16 October, 2015.
Domaine Buisson-Charles

Patrick on 2015:
“Really excellent. It was a super harvest and I hope with great wines to follow. For harvesting it’s not a question of acidity; the first people started 23rd August, others the 5th or 6th of September – such a gap is really rare. I think there should be great wines for the patient. Here we began harvesting our reds on the 5th, and our whites on 6th – we finished on the 13th. Despite even (in the end) 13.2° for our Bourgogne Rouge, I had very regular fermentations.”


Patrick on 2014:
“2014 is really a very good vintage; very concentrated too. The reds were picked in the last days of September and the whites into October. Only 22 hl/ha though, hence the concentration. A great year, and the whites are better than the reds. If 2013 is about finesse, then 2014 complex and dense. Reduction and agrume flavours are easy, I want white flowers, that takes care.”
Patrick on pricing 2014s:
Prices will probably go up by about 2-3%. You can’t actually sell for half the price of your neighbours, but I like to try to keep things real.
The wines…


All the wines had already been fined today, so timing was not perfect, yet the wines were on great form….
2014 Bourgogne Aligoté
A small harvest with 12.5° natural and no rot. Was fermented in barrel and is now in tank.


2014 Bourgogne Chardonnay
From vines with the boundaries of Meursault.
Perfumed modestly high-toned. Big, round, a softness yet a nice energy too. Expands very finely in the mid-palate, followed by a lovely wide, tasty finishing flavour. Yum!


2014 Meursault Vieilles-Vignes
A weight and a very fine width of perfume here. Lithe, concentrated, very good minerality at the base, and with super texture – really excellent!


2014 Meursault Tessons
Fresh if a little closed. Finer acidity more direct shape and delivery of flavour – gorgeous fruit intensity borne on great acidity in the mid-palate – gorgeous. The finish is more subtle than the vieilles vignes but a great wine also.


2014 Chablis 1er Les Lys
No new oak, 14 months elevage, to be bottled in December. These grapes came from very old vines – for Chablis – 60…
Very fine, citrus and rock nose. Wide, a hint of gas, mouth-wrapping texture. The acid- borne minerality comes through halfway through the mp. Super!


2014 Chablis Vaudesir
More weight of concentrated but still fresh aroma – white flowers. Much more mineral, almost shavings of rock here, intense yet padded, direct and long – excellent – and just beautiful in the finish.


2014 Chassagne-Montrachet 1er La Romanée
Both aromatic depth and height – really appealingly complex. Just one of the three barrels are new and there is some aroma from this for now, but it’s not excessive. Wide, mineral, ‘wow’ complexity not super concentrated, but doesn’t need to be. Really super wine.


2014 Puligny-Montrachet 1er Les Caillerets
Tighter aroma, yet wide. Pretty yet also modest. Fuller yet wider, fresh and complex – again. Mouth-watering in the finish. This should be special.


2014 Meursault 1er Les Charmes
Here and Pellans wasn’t hailed, so a normal yield. Have finally bought the metayage parcel that they exploited for a number of years.
A silky, wide wall of aroma, yet fresh, not oppressive, almost a clean freshness. Really not so round, rather mineral and beautifully textured, gorgeously minerally complex. Beautifully finishing.


2014 Corton-Charlemagne
Made from Aloxe fruit in Charlemagne. Direct south-facing, close to the cross.
A ripe core of fruit, a growing freshness above too. Very clean aromas – like a 2010. Volume in the mouth, indeed muscle, but beautifully, packaged texture. The finishing flavours are of mineral and faint sweetness. Here with a later reprise of flavour. Yum!


The reds…


2014 Bourgogne Rouge
From two vines; one Meursault Coutures, and the other Puligny Champans 20% new oak..
Bright open pinot fruit, also of depth. Fresh but with complex energy. Dark but floral fruit here, lovely width. Excellent!


2014 Volnay 1er Les Santenots
The fruit from 70 year-old vines. 30% whole cluster here.
Way more depth and a little more weight. Fresh and intense – no space here for richness or extraneous texture, just a lovely deep flavour that expands and expands. This will be super.
And just to see ourselves into the weekend:

And +...


2013 Bourgogne Chardonnay
20% new oak.
Some width, a little more weight. Excellent texture, silky, almost rich but with a supporting acidity that is pretty perfect. Very tasty.


2013 Meursault Vieilles-Vignes
Beautiful, complex not so overt but fine Meursault. Liquid concentrate of Meursault, super finishing, really a modest wine but with finely balanced complexity. Yum!


2013 Meursault 1er Bouches Chères
A little aromatic weight here, yet essentially still a wine of some discretion. Here, a more direct mineral flavour, that’s first linear, then explodes with mouth-mouth-watering acidity.


2012 Chablis Vaudesir
18 month elevage in old wood.
Deep, complex, finely focused. Wide, transparent, wonderfully intense, lovely, fine finishing with a hint of mouth-watering sweetness.


2008 Meursault Tessons
There’s a suggestion of something deep but it’s never in full view. This is a modestly fresh almost minted nose. Silky, lithe, mineral – very mineral – opens wide with fine mouth-watering filigree flavour. I’d say still something of a baby. Excellent and a treat!

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Les 2014 du domaine évalués par Sarah Marsh de Burgundy Briefing (In english)

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Les 2014 du domaine évalués par Sarah Marsh de Burgundy Briefing (In english)

Patrick Essa recalls the season: “We have just 23hl/ha as we had hail in all plots. The wines have great concentration and for the vines which suffered hail, the fermentation was very slow taking place over 8 months with the MLF and maybe 10 for some premier cru.” “The pneumatic press worked well with the small grapes. We work slowly at not above 1.8 bar. Not much juice. Many flavins on the skin of the white and for this reason lots of texture, like tannins.” “In 2014 I worked with the lees; after debourbage we have just the fine lees and the juice is quite clean…it settles for 24 to 48 hours. I like to take my time. It was essential for me to observe the quality of the lees.

I work with 3 parts when I put into the barrels…all have a third first etc, so each barrel has the same lees. I want no reduction in any barrel.” I think the selection in the vineyards is essential for the expression of these wines. When we have no botrytis and the level of sugar at 13 degrees with great concentration it was possible to make wine with high quality. This is in the pursuit of a wine which is very pure and clean. No pumping only moving by gravity.” No pesticides in the vineyards for 20 years and no chemical treatments since 1996.

The samples are a blend of all casks with 20% of new oak for all wines and no new oak for the two barrels of Corton-Charlemagne. “I like real minerality, not reduction, mineral like iodine in the mid palate and salt on the end.” “You must take you time with this wine. Drink your 2011 or your 2007 first.” “It is a mix of the concentration of 2010, but without the botrytis.

2014 is a unique vintage for me. The hail and the quality of the harvest and the harvest..perhaps 1966 and 1955, but more like 1966.” Patrick’s wines have incredible level of concentration in this vintage. They are rich. It is not really typical of the vintage, which is ripe, but not this level of ‘super’ concentration. He clearly had very low yields. The thick skins give a kind of tannin; the wines have a lot of texture which emphasises the richness, and the minerality in his terroir gives the balance and freshness to the end of the palate. These are wines which will need quite some time in bottle.

*Meursault, Vieilles Vignes 6 different vineyards for a ‘round cuvée’ from the village. This is rounded; rich and incredibly concentrated. Full and succulent with a firm line of minerality coming under this enormously concentrated fruit supporting the palate to the finish. From 2019

*Meursault, Les Tessons 1/3 of a hectare in the southern part of the vineyards, “rockier soil with red soil,” says Patrick, The vines are 50 years old. 23 hl/ha and uses only used barrels from Burgundy forest, oak seasoned for 4 years and coopered in Hermitage. Elegant wine. Wonderfully supple and satin rich, very textured; the fruit is white peach and white flowers. The minerality here is smooth stone. It flows onto the finish. Once again this has a high level of concentration, combined here excellent typicity. Score 17. From 2019

Meursault, Les Cras “¼ hectare in front of their Volnay Santenots. Lots of small white stone and a sunny exposure. 6-8 barrels, just one this year. This is tight and stony on the palate; you sense the cold soil. A savoury mineral and tannic bite to the palate; a grip and a tension. The rich texture is all wine and lees, no new oak; two year old oaks. It is both warm and rich and cold. Sappy, minerals on the finish. Score 18. From 2020

Chassagne-Montrachet, La Romanée (negoce) High toned aroma..white flowers. On the palate this is very pure. It is lifted and high toned and very elegant. The upper part is fresher and a percentage of clay in the middle part so you get the richness and the acidity. Lovely long and mineral finish. Score 18. From 2019

*Meursault, Charmes Upper part, just under Perrières. Twenty year old vineyards..these are his vines now as he purchased this year. It is concentrated, but not so much as the first two wine, or the next two. This glides onto the palate. It is not so extravagant. it is more understated. There is a silky refinement. There is saltiness under the palate and on the finish. Score 18.35. From 2014

“This is the expression I love for my wines. You smell the spring water. Not so exuberant, but perfect.”

Meursault, Les Bouches-Chères Here the vines are 72 years old. This is spicy and perfumed. At first the palate is delicate, with light spice, but it grows full and rich, concentrated and rounded. It is rich and full; it is not picked first, but last and at 13.4. It has plenty aromatics on the finish. 2 of the 10 barrels. 14 hl/ha. “I didn’t think we would make any this year.

“If Boucheres is a gymnast Gouttes d’Or is a rugby player.”

*Meursault, La Goutte d’Or This is coiled and concentrated on the aroma. Rich strike. Dense and tight and compact. Tiny production. This has muscle and tannin and tension. This is rich and there is acidity coming through. Bunched and with amazing concentration here. Good typicite for this should be a rich and burly wine. Score 18.45. From 2020

Corton-Charlemagne Le Charlemagne. 82 year old vineyards (Negoce) This is pure and tight and straight and channelled. It is a sunny exposure…and has a sweetness to the fruit. It was harvested before the Meursault. This is high toned and very pure, very elegant and it has firm minerality and excellent tension. Lovely long finish. Score 19.25. From 2022/25

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Dernière offre sur les vins du Millésime 2013

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Dernière offre sur les vins du Millésime 2013

En ce début d'année 2016 les vins du millésime 2013 en vente s'épuisent doucement mais quelques caisses de vins restent à vendre et nous serions très heureux de vous compter parmi nos nouveaux clients dans les appellations suivantes, selon les prix TTC indiqués:

Bourgogne Aligoté Sous le Chemin 2013 - 9 euros

Meursault Vieilles Vignes 2013 - 28 euros

Chassagne-Montrachet Romanée 2013 - 41 euros

Puligny-Montrachet Le Cailleret 2013 - 52 euros

Chablis Grand Cru Vaudésir 2013 - 40 euros

Volnay-Santenots 2013 - 37 euros

Evidemment commander une caisse de 12 bouteilles permettra aux nouveaux allocataires d'acquérir des 2014 à partir de Mars 2016 et des 2015 à partir de Mars 2017.

Contact: dombuissoncharles@wanadoo.fr

Heureuse année à tous,

Patrick Essa

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