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Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles

Le Gel du 5 Avril: 4 semaines après, que constatons nous dans les vignes du domaine Buisson-Charles?

   Nous n’avons pas protégé nos vignes des gelées, en disposant par exemple des bougies de paraffine.  
   Évidemment  avec une température négative pendant plus de 8 heures elles ont souffert.
  Le sol et le végétal étaient ce 5 Avril humides et la température a atteint -3,5 degrés au sol vers 6 heures du matin. Il en a résulté une forte crainte mais également le sentiment que dans les zones historiquement gélives c’est un des aléas climatiques qui arrive avec une certaine rémanence. Plus fort sans doute depuis 2016, mais finalement en dehors de ce millésime moins meurtrier que prévu.
  Pour bien expliquer ce qui s’est véritablement passé au domaine Buisson-Charles, voici les photos de la vigne que nous cultivons squi est la plus sensible à ces gelées. 
   On observera sur les deux premières photos la végétation « chétive » de la partie basse de la vigne de « Vigne Blanche ». La majeure partie des bourgeons (75% ) n’a pas gelé mais en revanche ceux-ci - naturellement plus tardifs que le haut - ont été freiné dans l’évolution de leur pousse et ont largement désormais 15 jours de retard sur la partie haute de la vigne (Photos 3 et 4) qui elle comme à son habitude n’a pas gelé. En trente ans cette partie haute n’a jamais gelé alors que la partie basse a vu sa récolte altérée 6 fois ( 81,91,98,2001,2008,2016) en raison du froid. Il est d’ailleurs notable d’observer qu’avant ébourgeonnage la perte « sèche » sur la parcelle n’excédera pas 10/15% selon les comptages que j’ai pu effectuer ce matin. En effet sur les 8/10 bourgeons fructifères laissés par la taille en Guyot simple, nous ferons comme chaque année un ébourgeonnage nous permettant d’en conserver 6. Certains ceps n’en porteront que 3 à 5 mais aucun ne sera intégralement gelé. 
  Nous observons aussi que les sorties de raisins - qui commencent à être apparents - sont mesurées. 
  2019 ne sera pas quoi qu’il arrive  au domaine Buisson-Charles, une année à rendements élevés. Évidemment je parle ici du potentiel des fruits qui sont sur pieds après ce gel. La saison est encore longue et de nombreuses péripéties peuvent l’émailler. 

   Ces explications me paraissent nécessaires et enfin objectivées et « justes » pour nos clients,importateurs, particuliers, cavistes et amis car la mesure et les informations avérées et fiables me paraissent plus pertinentes que les craintes mises en ligne avec fougue selon un discernement embué par la peur.

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Gelées et sueurs froides

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Gelées et sueurs froides 

   Le 5 Avril nous avons eu  -4 degrés au sol dans les zones les plus froides avec un vent de NNE soufflant à 8/10 km/h
  Nous avons perdu 20 à 40% des bourgeons dans les zones historiquement gélives 
   Avant ébourgeonnage c’est une perte dommageable mais lucidement acceptable. 
   Et puis si au final c’est plus  - car avec la gelée on ne sait vraiment ce qui a été perdu qu’un bon mois plus tard -...alors il faudra se demander si nos climats ont toute la dimension de leurs noms, tous les ans. Mais c’est un autre débat.

   Je raisonne sur un cycle de dix ans et je constate qu’en 2009,2011,2013,2015,2017 et 2018 nous avons produit avec grande qualité et quantité raisonnable. Soit entre 42 hl/ha et 54 hl/ha
  En 2010,2012,2014 et 2016 nous avons produit des vins blancs de grande qualité avec des récoltes allant de 50% à 85% de 52hl/ha - chiffre que nous ne souhaitons pas dépasser chez nous - selon les secteurs. 
  Pas une année de qualité médiocre, six très belles années et quatre où nous avons été victimes d'aléas climatiques. Une fois la gelée et 3 fois la grêle.

  La veritable catastrophe serait une année abondante et marquée par la pourriture et la sous maturité. Nous n’avons plus connu de 74,75,77,81,93,84,94 et 06 (dans une moindre mesure) depuis 13 ans. 

  Alors oui comme producteur je suis confiant, car je ne vois pas « ma vie » à la lumière du lendemain immédiat mais sur un « cycle paisible » qui inclut les aléas comme faisant partie d’un ensemble dont la regularité est forcément aleatoire. Nous travaillons avec la nature, pas contre elle. 
   Chacun a le devoir de conserver de la mesure et du sang froid sans tomber dans des atermoiements excessifs qui ne changent rien à nos difficultés.
   Au plan général la commune qui a le plus souffert est sans doute Volnay - et sans doute le Sud de Beaune et Pommard -  mais certaines - comme Puligny-Montrachet et l’ensemble du nuiton en dehors de Marsannay et le Sud de Nuits - n’ont pas connu de pertes véritables depuis près de dix ans. La dernière fois en 2008 et dans une moindre mesure en 2010,2016 et 2018
  Gardons notre self Contrôle.
  Je veux bien refaire dix années comme ces dernières passées et le principe de précaution qui prévaut maintenant en toute chose n’est pas du tout celui qui dicte la conduite du domaine 


  A force de vouloir tout sécuriser, nous perdons notre identité et en partie celle du millésime.

   2019 ne sera pas une année d’abondance. Et si je ne suis pas superstitieux, je veux bien croire à la légende de la qualité exceptionnelle des millesimes en 9!

 Kudos!!!

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