Des Meursault de référence selon Olivier Poussier

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Des Meursault de référence selon Olivier Poussier

 

10 mois après la récolte 2018  et mon coup de gueule - tellement justifié - sur les récoltes corrigées, trop abondantes et insuffisamment mûres...on observe que la qualité des blancs varie en fonction de la concentration et du manque de maturité! 

  

   En 2017 comme en 2018 il fallait  impérativement  être patient pour récolter des fruits équilibrés susceptibles de ne pas être corrigés par des actes oenologiques inconsidérés.

   Olivier Poussier - meilleur sommelier du Monde et rédacteur à la Revue Des Vins de France - apporte une observation signifiante sur notre travail - et donc nos choix de récolte et de vinification - en postant sur les résultats des dégustations du futur Guide Vert 2020.

   Être à ses yeux la référence du millésime pour nos Meursault n’a pas de prix et valide l’ensemble du travail mené par toute l'équipe du domaine. 

   Merci a lui.

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Journal du millésime 2019: ébourgeonner?

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Journal du millésime 2019: ébourgeonner?
Journal du millésime 2019: ébourgeonner?
Journal du millésime 2019: ébourgeonner?

    La saison de l’ébourgeonnage démarrera peut-être par une gelée ce 5 Mai. La froide lune rousse qui commence éclaircira peut être « naturellement » les bourgeons et les inflorescences qui pointent désormais. 

  Mais elle n’empêchera pas nos employés de passer dans les vignes à partir du 6/05 pour enlever les bourgeons excédentaires - les doubles bourres, les départs vers le bas et les branches chétives - afin de permettre aux branches fructifères de mieux pousser et de donner une récolte mesurée.
   Ce travail de longue haleine est également nécessaire pour nettoyer le pied du cep de bourgeons parasites mal placés - où d’en conserver un pour mieux rajeunir le cep au moment de la taille - tout en modérant le rendement selon les choix que nous opérons. En général au domaine nous conservons deux bourgeons sur la taille et 4 sur la baguette ce qui donne entre 8 et 10 grappes potentielles par pieds. 
   Avant ce temps important de régulation de la végétation nous avons fini de labourer toutes les vignes, de retendre tous les fils,  de remplacer les piquets  cassés et de tondre les contours des vignes pour faire de la place à nos petits enjambeurs de traitement et de labour.

  Observez sur ces photos le moment de la pousse  - photo 1 - où nous commençons à intervenir, un cep non ébourgeonné - photo 2 - et le même cep qui a subi son nettoyage de printemps pour être prêt à faire mûrir parfaitement ses inflorescences - photo 3 - en livrant des raisins mûrs sans être gêné par trop de végétations auprès de lui.

  Évidemment le travail sur la plante  est loin alors d’être terminé mais je vous en conterai les différentes évolutions au fil de la saison.

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Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles

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Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles
Effets du Gel du 5 Avril sur les vignes du domaine Buisson-Charles

Le Gel du 5 Avril: 4 semaines après, que constatons nous dans les vignes du domaine Buisson-Charles?

   Nous n’avons pas protégé nos vignes des gelées, en disposant par exemple des bougies de paraffine.  
   Évidemment  avec une température négative pendant plus de 8 heures elles ont souffert.
  Le sol et le végétal étaient ce 5 Avril humides et la température a atteint -3,5 degrés au sol vers 6 heures du matin. Il en a résulté une forte crainte mais également le sentiment que dans les zones historiquement gélives c’est un des aléas climatiques qui arrive avec une certaine rémanence. Plus fort sans doute depuis 2016, mais finalement en dehors de ce millésime moins meurtrier que prévu.
  Pour bien expliquer ce qui s’est véritablement passé au domaine Buisson-Charles, voici les photos de la vigne que nous cultivons squi est la plus sensible à ces gelées. 
   On observera sur les deux premières photos la végétation « chétive » de la partie basse de la vigne de « Vigne Blanche ». La majeure partie des bourgeons (75% ) n’a pas gelé mais en revanche ceux-ci - naturellement plus tardifs que le haut - ont été freiné dans l’évolution de leur pousse et ont largement désormais 15 jours de retard sur la partie haute de la vigne (Photos 3 et 4) qui elle comme à son habitude n’a pas gelé. En trente ans cette partie haute n’a jamais gelé alors que la partie basse a vu sa récolte altérée 6 fois ( 81,91,98,2001,2008,2016) en raison du froid. Il est d’ailleurs notable d’observer qu’avant ébourgeonnage la perte « sèche » sur la parcelle n’excédera pas 10/15% selon les comptages que j’ai pu effectuer ce matin. En effet sur les 8/10 bourgeons fructifères laissés par la taille en Guyot simple, nous ferons comme chaque année un ébourgeonnage nous permettant d’en conserver 6. Certains ceps n’en porteront que 3 à 5 mais aucun ne sera intégralement gelé. 
  Nous observons aussi que les sorties de raisins - qui commencent à être apparents - sont mesurées. 
  2019 ne sera pas quoi qu’il arrive  au domaine Buisson-Charles, une année à rendements élevés. Évidemment je parle ici du potentiel des fruits qui sont sur pieds après ce gel. La saison est encore longue et de nombreuses péripéties peuvent l’émailler. 

   Ces explications me paraissent nécessaires et enfin objectivées et « justes » pour nos clients,importateurs, particuliers, cavistes et amis car la mesure et les informations avérées et fiables me paraissent plus pertinentes que les craintes mises en ligne avec fougue selon un discernement embué par la peur.

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Gelées et sueurs froides

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Gelées et sueurs froides 

   Le 5 Avril nous avons eu  -4 degrés au sol dans les zones les plus froides avec un vent de NNE soufflant à 8/10 km/h
  Nous avons perdu 20 à 40% des bourgeons dans les zones historiquement gélives 
   Avant ébourgeonnage c’est une perte dommageable mais lucidement acceptable. 
   Et puis si au final c’est plus  - car avec la gelée on ne sait vraiment ce qui a été perdu qu’un bon mois plus tard -...alors il faudra se demander si nos climats ont toute la dimension de leurs noms, tous les ans. Mais c’est un autre débat.

   Je raisonne sur un cycle de dix ans et je constate qu’en 2009,2011,2013,2015,2017 et 2018 nous avons produit avec grande qualité et quantité raisonnable. Soit entre 42 hl/ha et 54 hl/ha
  En 2010,2012,2014 et 2016 nous avons produit des vins blancs de grande qualité avec des récoltes allant de 50% à 85% de 52hl/ha - chiffre que nous ne souhaitons pas dépasser chez nous - selon les secteurs. 
  Pas une année de qualité médiocre, six très belles années et quatre où nous avons été victimes d'aléas climatiques. Une fois la gelée et 3 fois la grêle.

  La veritable catastrophe serait une année abondante et marquée par la pourriture et la sous maturité. Nous n’avons plus connu de 74,75,77,81,93,84,94 et 06 (dans une moindre mesure) depuis 13 ans. 

  Alors oui comme producteur je suis confiant, car je ne vois pas « ma vie » à la lumière du lendemain immédiat mais sur un « cycle paisible » qui inclut les aléas comme faisant partie d’un ensemble dont la regularité est forcément aleatoire. Nous travaillons avec la nature, pas contre elle. 
   Chacun a le devoir de conserver de la mesure et du sang froid sans tomber dans des atermoiements excessifs qui ne changent rien à nos difficultés.
   Au plan général la commune qui a le plus souffert est sans doute Volnay - et sans doute le Sud de Beaune et Pommard -  mais certaines - comme Puligny-Montrachet et l’ensemble du nuiton en dehors de Marsannay et le Sud de Nuits - n’ont pas connu de pertes véritables depuis près de dix ans. La dernière fois en 2008 et dans une moindre mesure en 2010,2016 et 2018
  Gardons notre self Contrôle.
  Je veux bien refaire dix années comme ces dernières passées et le principe de précaution qui prévaut maintenant en toute chose n’est pas du tout celui qui dicte la conduite du domaine 


  A force de vouloir tout sécuriser, nous perdons notre identité et en partie celle du millésime.

   2019 ne sera pas une année d’abondance. Et si je ne suis pas superstitieux, je veux bien croire à la légende de la qualité exceptionnelle des millesimes en 9!

 Kudos!!!

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Les premiers scores des rouges 2017 sont élogieux...

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Scores des vins rouges 2017 chez Allen Meadows du site Burghound

« As to the reviews confirm, the quality of the Buisson ‘17s is excellent. Essa noted that the 2017s were bottled in January 2019 » 
Allen Meadows 

Heureux  d’observer que nos options de vendanges et de vinifications ont abouti à d’excellentes évaluations. Cela sanctionne les efforts de toute une équipe et notre volonté d’aller vers l’excellence sans le moindre compromis.

 

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Chers allocataires les vins du millésime 2017 sont à la réservation jusqu’au 31/03/2019

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Chers allocataires les vins du millésime 2017 sont à la réservation jusqu’au 31/03/2019

Écrire au domaine à ce mail:

dombuissoncharles@wanadoo.fr

Heureuse année 2019 à tous

 

Patrick Essa

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Le millésime 2017 de Buisson-Charles évalué par Bill Nanson de « Burgundy Report ».

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    Merci à lui pour son travail de fond qui désormais en compagnie de ceux de Allen Meadows de « Burghound »et Sarah Marsh de « Burgundy Briefing » fait partie des références du monde anglo-saxon - et du monde en général! - concernant la description et l’analyse des vins de Bourgogne.

Le millésime 2017 de Buisson-Charles évalué par Bill Nanson de « Burgundy Report ».
Le millésime 2017 de Buisson-Charles évalué par Bill Nanson de « Burgundy Report ».
Le millésime 2017 de Buisson-Charles évalué par Bill Nanson de « Burgundy Report ».
Le millésime 2017 de Buisson-Charles évalué par Bill Nanson de « Burgundy Report ».

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Les vins du domaine Buisson-Charles sur les cartes de la Bouitte*** et du Flocons de Sel***

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Gastronomie étoilée et caviste 

Deux nouveaux restaurant trois étoiles Michelin serviront cet hiver les vins du domaines Buisson-Charles 
La Bouitte des chefs René et Maxime Meilleur à Saint Martin de Belleville ***
Le Flocon de sel du chef Emmanuel Renaut  à Megève ***

Et puis également un nouveau caviste nous fait confiance: La Cave de Patrick Gerbaud à Saint Étienne

Les vins du domaine Buisson-Charles sur les cartes de la Bouitte*** et du Flocons de Sel***
Les vins du domaine Buisson-Charles sur les cartes de la Bouitte*** et du Flocons de Sel***
Les vins du domaine Buisson-Charles sur les cartes de la Bouitte*** et du Flocons de Sel***

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Les blancs du millésime 2016 de Buisson-Charles notés par Allen Meadows

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Les blancs du millésime 2016 de Buisson-Charles notés  par Allen Meadows

« Comme les scores le confirment la qualité des 2016 du Domaine Buisson-Charles est excellente! » Allen Meadows

Les blancs du millésime 2016 de Buisson-Charles notés  par Allen Meadows

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Bouchon!

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Bouchon!

   Obturer une bouteille est une action d’une infinie simplicité qui ne devrait même pas être évoquée tant elle se passe rapidement et concerne en principe peu le vin en ce qu’elle n’est en rien constitutive de sa vinification et de son élevage.
  Moment fugace où le liquide qui a coulé dans une bouteille se voit emprisonné par un petit objet dont les formes les plus diverses et bizarres peuvent exister. De la capsule au bouchon de verre en passant par le matériau composite, aggloméré, reconstitué, colmaté, il existe une variété incroyable de chevilles destinées à mettre votre vin sous scellés. On pourrait dès lors imaginer que ce moment là est négligeable...que nenni!

   En fait ce petit bout de liège - la plupart du temps - est un véritable casse tête chinois pour celui qui souhaite sa simple efficacité en imaginant qu’il puisse être neutre « gustativement »  parlant!  
  Combien de bouteilles gâtées par sa faute, de goûts déviants, d’oxydation, de rétention gazeuse, de réduction, d’évents, de vins « plats » dûs à des funestes bouchages liégeux. Le producteur a en lui son principal ennemi, celui qui lui coûte horriblement cher et qui sans crier gare vous flingue un vin que vous avez mis trois ans à engendrer. Il n’est pas excessif de parler de colère quand un de vos vins vous est retourné avec le motif tant redouté, évoqué par votre client, ami, restaurateur, caviste, journaliste: goût de bouchon!
   Un goût qui se substitue à celui que vous aviez pu emprisonner, qui vous fait passer pour un piètre faiseur en laissant la suspicion sur votre capacité à produire des vins capables de vieillir. En somme le bouchon fait de vous un être sans aucune capacité, sans talent, sans rigueur. 
  C’est un peu comme un uppercut reçu  en pleine face après avoir préparé un combat pendant plusieurs saisons! Et ton Knock-down est sans appel! 
   Alors me direz vous, pourquoi continuer de l’utiliser avec acharnement et conviction!?
   En fait l’idée concrète est d’imaginer que ce qui est naturel est meilleur pour un contenu qui lui même se veut le plus proche possible de son origine. Et puis faire confiance à la chimie du bouchon synthétique ou aggloméré n’est-ce pas d’une certaine manière accepter que la chimie est possiblement solution à votre problème. Alors même que vous tentez de vous convaincre que le mieux pour vous est de rester dans les arcanes d’une production saine où intervenir sur la matière et surtout dans sa composition est déjà la pervertir. 
   Fort de ce raisonnement simple, la recherche d’une solution pour votre problème passe par la sélection naturelle des meilleurs planches de liège provenant de suberaies de chênes entretenues pour fournir des bouchons sains et non infectés. Effroyable casse tête qui vous met face à une armada de producteurs, grossistes,détaillants, faiseurs, revendeurs, marques, sous marques et contre marques d’une sidérante complexité et tous « armés » de représentants aux discours parfaitement rodés...qui évoluent en même temps chez tous selon des codes d’une lisibilité apparente confondante. Bref, tous vous livrent le meilleur et vous garantissent un minimum de perte, mais pas un ne rembourse la « casse ». Jamais. Une règle d’or intangible qui est une sorte de pacte que les fournisseurs se mettent un devoir de respecter. 
  Ils ont la possibilité de bousiller votre vin mais Jamais ils ne le reconnaissent vraiment ou alors vous demandent de l’accepter car au fond cela concerne peu de « retours ». Sous entendu: vous pouvez supporter cette charge qui indique NOTRE travail déficient mais qui gâte VOTRE vin. 
   Paie cochon de vigneron!
Au fond leur comportement est aussi humain et naturel que les produits qu’ils nous fournissent. Nous sommes en terrain connu.
  Alors me re-direz vous, pourquoi continuer avec eux?
  A ce stade, soyons clair, nombre de vignerons ont commencé à se détourner du liège de haute qualité pour se pencher sur la question des plus mauvais lièges recalés, mis en poussière et rendus inodores par un traitement miraculeux tout en possédant l’élasticité conférée par un liant chimique - et même naturel dernièrement - qui se pique de ne plus infecter les bouteilles. Plus du tout. Bref le miracle à l’entrée de votre cuverie pour deux fois moins cher qu’un bon bouchon! 30 a 50.000 euros de bénéfice sur ce seul poste par la grâce de la chimie. Avouons le, cela est tentant!
   Résister est donc une posture purement intellectuelle qui positionne vos choix comme étant avant tout liés à une vision hygiéniste de votre métier, comme un possible qu’il est permis d’atteindre en faisant abstraction d’une modernité galopante et simplificatrice. Comme un besoin de jouvence, de fraîcheur, de simplicité et le refus de tomber sur une quille dont vous auriez un peu honte en retirant le petit bout minable de ce bouchon qui imite ce que vous avez en tête lorsque vous pensez aux bouteilles du grand père. Bref, vous savez que ce petit machin élastique naturellement est aussi à l’origine de bouchages mémorables dont les vins vous ont émus  aux larmes. 
   Vous ne me comprenez toujours pas, je le vois bien et je vous comprends car moi aussi j’ai été assailli de doutes après que dernièrement un restaurateur que j’aime m’ait rendu un Tessons 2014 bu par un vigneron que j’aime - et qui en produit! -  car le vin avait un « petit goût de bouchon »! 
  Rhaaaaa, si le bouchonnier avait été là je lui aurais fait boire la bouteille entièrement pour qu’il me comprenne! Jusqu’à la lie s’il y en avait eu!
    Je serai désormais impitoyable et chaque bouteille qui me sera rendue fera l’objet d’une analyse - à mes frais! - pour mon bouchonnier. Je veux qu’il comprenne, pas seulement qu’il accepte ou s’excuse, je veux qu’il ressente ma détresse, ma colère et qu’il comprenne mes attentes.
  Je m’engage également à lui écrire lorsque les flacons vieux de plus de dix ans seront au top niveau dans leur ensemble. 
   Big Boucheur is Watching you! 
   
Patrick Essa - 2018

Bouchon!
Bouchon!
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Le domaine Buisson-Charles sur la carte du Gabriel** et de la Pagode de Cos*

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  Le domaine Buisson-Charles fait son entrée sur la carte de La Réserve. Un ensemble hôtelier 5* unique au cœur de Paris, non loin de la Concorde, disposant également  de deux restaurants gastronomiques - le Gabriel ** et la Pagode de Cos * - qui désormais serviront nos Meursault. Deux restaurants du chef Jerome Banctel.
   Nous en sommes très heureux et remercions Romy et CDP pour leur précieux travail.

Le domaine Buisson-Charles sur la carte du Gabriel** et de la Pagode de Cos*
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Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles

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Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles

Le parti qui nous rend « travailliste » de nos sols: Labour
Par Patrick Essa - 2018

     Commençons par une Lapalissade: Avoir des Vignes en bonne santé est probablement l'une des volontés qui m'a conduit à définir la manière dont je les cultive aujourd'hui...

...Chercher à produire un raisin parfaitement équilibré, idéalement constitué pour générer par la vinification  les  grands vins que j'ai en tête peut paraître simpliste mais si ce naïf raisonnement l'était réellement  nous serions fort nombreux à user des mêmes mises en œuvre culturales. 

   Tel n'est pas le cas.

   Produire des fruits adaptés à ce cahier des charges qui les place en amont de la qualité est une aventure qui croise de nombreux possibles et amplifie toujours plus les choix qu'il est permis d'effectuer. 

   En imaginant que le sol bien préparé porte des plants et portes greffes de Hautes qualités - un ratio idéal entre naturelle production de plants très fins  et densité de plantation -  et que ceux -ci sont adaptés à la nature géo-morphologique du sol, il reste à définir la manière de gérer ce patrimoine potentiel croisant terroir, plants et caractéristiques du/des sols. 

 

Comment au quotidien permettre à ces composants de fonctionner en parfaite harmonie sans dérégler les mécanismes qui les inter-agissent? Autrement dit que dois-je faire pour obtenir le meilleur de ces  "Maserati" des coteaux? 

   Jusqu'au phylloxéra à la fin du dix-neuvième siècle les Vignes étaient plantées et se reproduisaient à l'infini par provignage, ne laissant quasiment jamais au sol la possibilité de se reposer - mais en avait-il besoin?- renaissant sur ses racines entremêlées. Plantées à des densités  très élevées - souvent plus de 20.000 pieds à l'hectare - ces lianes pérennes ne connaissaient ni la mécanisation, ni les traitements contre les maladies. Amendées chichement et façonnées uniquement à la main grâce à la pioche et aux trois "façons" (passage de la pioche) , elles voyaient leurs sols très peu "ouverts" par ses outils rudimentaires qui ne les grattaient que fort superficiellement. Aucun tassement, des herbes se décomposant  pour tout amendement ou presque et une "science empirique", si j'ose dire, de la taille pied à pied en fonction de leur vigueur. Un homme pour un hectare avec 12 heures de travail journellement, Samedi compris...le rêve? Voir...

   Et puis après des siècles de lianes entremêlées serpentant et se désagrégeant dans les sols,  à la fin du dix neuvième siècle,  vint le puceron. Ce phylloxéra funeste cassa à lui seul une sorte de "chaîne végétative" souvent âgée de plusieurs siècles en redonnant aux ceps une condition de "mortels". Ainsi étonnamment, observons que la vie des sols est une notion véritablement mise en lumière à cette époque...qui a procuré à la vigne une date de péremption et une sorte de mort végétative qu'elle semblait jusqu'alors  pouvoir dépasser.

   Vie, mort, sols, plants...ce sont les hommes qui déterminent ces notions et qui les caractérisent selon les procédés employés. Ce sont eux encore qui en opposition  à toutes logiques naturalistes orientent la manière de gérer les efforts qui conduisent à organiser le fonctionnement de ce "système" produisant des fruits. Car au fond, n'est-ce pas,  tout est pensé pour qu'il y ait une production fruitière rationnelle aboutissant à des récoltes permettant de transformer l'eau en vin. Évidemment cela est une image.

   Ce soucis d'ordonner la production trouva un écho inattendu lorsqu'il s'est agit de restructurer de manière forcée les vignobles atteints de maladies. Le monde productiviste s'engouffra dans la brèche et détrôna sans ménagement des solutions plus douces et curatives désireuses de préserver les plants du greffage. Le remède miracle du plant greffé sur des bois résistants au puceron provenant du nouveau monde fut adopté rapidement car le pays, le monde, le peuple avait besoin de son quart de vin quotidien  et de son Cru dominical. 

   Les plants furent donc plantés au lieu d'être provignés, les agronomes imaginant des surfaces efficientes pour la mécanisation: 1 ha, 1 plant tous les mètres avec un rang tous les mètres, soit 10.000 ceps agencés en règes rectilignes, tendus par des paisseaux de bois et des tirants en fer. Les barbelés avaient circonscrits les prairies, les fils d'acier se mirent à dessiner des couloirs suffisamment large pour les attelages équins ou bovins. L'animal pouvaient enfin pénétrer dans ces prés-carrés en offrant sa force à son vigneron reconnaissant.

    À cette époque les bras sont encore très nombreux à s'offrir aux tâches dures consistant à tailler ces plants vigoureux tout en incisant la terre avec des pioches de tailles et de types variés en fonction de leurs usages. Les  anciennes "façons" mirent du temps à profiter de la force motrice de charrues tractées par l'animal car celles-ci n'étaient pas toujours adaptées aux jeunes plants et aux coteaux. Elles durent être mises au point dans la précipitation. Jean Baptiste Matrot qui construisit la maison où se trouve notre domaine fut un de ces isolés précurseurs désireux de défricher ses sols en trouvant des solutions imaginatives. Son soc de charrue ne fut pas breveté mais nombreux furent ceux l'utilisant.

    Ouvrir la terre pour nettoyer les sols devint donc progressivement possible. Un possible qui ne l'oublions pas n'avait rien d'une réflexion en Agro-foresterie, encore moins d'un excès que l'on imaginait funeste en raison de la dégradation de "l'horizon premier" humique. Non en fait le vigneron cherchait simplement à maîtriser la vigueur de son herbe en libérant les ceps de sa présence gourmande. Loin des réflexions liées aux tassements ou à la mortification des sols par mélange des horizons profonds et minéraux avec ceux superficiels structurés par les vers de la bio-masse, il cherchait à agir pour soulager son labeur quotidien. 

Réflexion: N'oublions jamais que l'homme de la terre puise les relations causales de ses efforts dans la rationalisation d'un travail laborieux et difficile, voir "inhumain".

  Le sol dès lors devint une zone suffisamment visible et porteuse d'une logique quantitative pour que l'on se préoccupe de le considérer comme un substrat à "brosser dans le sens du poil". Tant il est évident que sans lui rien ne peut pousser régulièrement selon une logique commerciale et plus simplement vitale ou gastronomique. Cette logique commerciale  devenant de plus en plus importante.

   Dès lors, l'agronomie commença véritablement - je schématise car des recherches antérieures existaient depuis le Moyen Âge et même l'antiquité mais sans avoir une véritable résonance -  à expliquer le fonctionnement des sols en déterminant leurs natures et surtout la manière dont cette dernière était obtenue. 

  En expliquant les mécanismes sous-tendant la composition de nos sols on a cru pouvoir alors déterminer ce qu'était "La" vie dans la terre. En définissant que le monde minéral profond s'unissait au monde humique superficiel d'origine végéto-animal par le fonctionnement des vers "dégradant-digérant-mélangeant"  les matières organiques  et minérales sur lesquels pousse la vigne on a isolé un fonctionnement. C'est un peu l'observation "savante" qui consiste à découvrir que l'eau et le feu produisent de la vapeur humide. Cela est totalement exact mais ne nous indique pas que sans le feu, l'humidité n'est rien. 

   Fort de ces observations - extrêmement simplifiées nous sommes d'accord - il est dès lors possible de se demander si lors de notre travail du sol, il nous est permis de changer l'horizon premier dans sa composition même en mélangeant plus ou moins selon le procédé utilisé les parties profondes argileuses  avec les parties Hautes humiques? En somme est-ce que labourer en remontant les couches basses du sol déstructuré notre substrat au point de le tuer?

    À ce stade trois  options sont possibles: soit l'on considère que oui cela change tout et on arrête de labourer, soit on pense que non cela n'a aucune incidence et l'on poursuit , soit, on analyse le fonctionnement de la plante  sur le sol et la qualité des fruits et vins obtenus selon des méthodes différentes et l'on cherche à dégager de réelles relations causales?

    Évidemment toute personne réfléchie choisira la comparaison pour comprendre en profondeur sans fonder son raisonnement sur une pensée mystique ou sectaire. 

   Quoi qu'il en soit nous sommes certains d'une chose, un sol aux horizons modifiés n'est pas un sol "mort", assurément en revanche chaque manière de le travailler résonne sur la plante au point de modifier la manière dont elle va s'intégrer dans celui-ci puis à déterminer le caractère des fruits qu'elle portera.


Mais comment faisons nous?
 

   Tout est question de mode. 
   Comme les saisons qui s’enchaînent, la noria des idées de tous ordres fait évoluer les vérités culturales au gré du cours du temps. En ce moment il suffit de faire une recherche sur la toile concernant le labour dans les vignes pour tomber immanquablement sur un cheval, la perma-culture et le non sens du labour. 
    
   Après la pioche, le travail du sol avec des charrues, le désherbage systématique, le retour du travail du sol, voici venu le moment du bon labour...celui que l’on ne fait pas!
   
   Cela ne résout guère les problèmes de vigueur d’herbes de toutes variétés implantées dans « mes » sols non désherbés depuis que je m’occupe du domaine! 

   Le sol serait dorénavant  susceptible de ne plus fonctionner, voire de mourir sous les coups de butoirs des modernes engins de nos temps inconséquents.  Comme dans bien d’autres domaines on demande aux producteurs de ne pas, de ne plus, d’arrêter , de s’adapter à un rythme naturel qui serait/est celui au fond du fondement de notre monde. En somme il faut observer les réponses naturelles que la plante apporte à sa croissance pour faire évoluer les pratiques qui n’ont cessé de la contraindre depuis que l’homme cultive.
 
    Car en étant objectif, qui multiplie les plants, organise les greffages, prépare les sols avant plantation, définit les densités, arrose les plants jeunes, amende le sol, taille et palisse la vigne? Ne serions nous pas un tout petit peu interventionniste dans ces étapes là!?

   Par suite et par je ne sais quel coup de baguette magique, le sol seul deviendrait le garant unique des fruits que la plante va pouvoir générer. Il faudrait le sacraliser au point d’avoir peur de l’ouvrir, lui faire confiance après l’avoir programmé, analysé, configuré pour qu’il puisse donner des raisins équilibrés. Et là je sens que le lecteur est entrain de se dire:

« ben oui Patrick c’est cela, tu dois adapter ton travail, ne plus tasser cet espace qui appartient aux vers qui vont te le rendre aéré et perméable à l’oxygène, gorgé d’azote et enfin par un équilibre salutaire te permettre d’obtenir des fruits sains parfaitement équilibrés pour produire de grands vins ».
 
  Sauf les amis que si je me lance dans cette aventure là, avec le raisonnement logique imparable de celui qui a enfin compris comment il devait travailler, eh bien je me retrouve avec des herbes plus hautes que les rangs que je cultive! 
   Je suis en accord avec vous, cela peut être sublime, constellés de myriades  de variétés de plantes enchevêtrées les unes aux autres et posées sur un substratum parfaitement poreux contenant plus de 150 espèces de lombrics. Plus de ravinement, plus d’engrais, plus de pollution due au tracteur...plus de récolte aussi!

 Car il n’y a rien à faire pour produire il faut rentrer dans les vignes, les traiter - conventionnel ou bio - et pour cela on néglige qu’il est fort utile que la vigne puisse recevoir dans de bonnes conditions ce qui est destiné à prévenir les maladies. 
   Tondre? Oui pourquoi pas mais la concurrence faites par les herbes est très forte et à tendance à nettement durcir les matières. Cela ne me convient pas.
  Travailler sous le cep seulement? Cela revient à labourer mais favorise encore la concurrence, toutefois cela limite le ravinement. Possible oui mais pas forcément nécessaire dans les zones faiblement pentues qui sont les nôtres. 
  Labourer avec un cheval? Non polluant, beau, chargé d’un sens naturel reliant homme et bête. Et puis aussi - et c’est important - limitant le tassement et la création des semelles de compaction grâce au fait que la charrue est tractée et que l’engin qui incise le sol ne voit pas de roue le tasser ensuite. Simplissime mais encore faut il pouvoir faire suite à cela avec un engin de traitement allant dans le même sens...sinon cela n’en a absolument aucun car le tracteur qui traite tassera. Pas tous les rangs me direz vous? Vous avez raison mais l’argument « je ne pollue pas grâce au cheval » - qui passe deux /trois fois face au tracteur de traitement  qui passe 9 à 18 fois, ne tient guère. Et je ne parle pas en nos contrées de la rogneuse mettant les Vignes « au carré » qui passera deux à trois fois dans tous les rangs! 

  Je ne souhaite pas l’équidé pour offrir une jolie photo à mon site web en faisant croire que tout est fait par lui, je veux juste rationaliser ma pratique de travail sans herbicide et comprendre quelles sont les relations causales qui me permettront de générer les fruits les mieux équilibrés. En somme un fruit mûr entre 13 et 13,5 degrés ayant un PH initial inférieur à 3,15. Sur une acidité totale comprenant un niveau tartrique important.

   Donc pour l’instant cela se traduit par un buttage d’hiver tous les trois ans, un passage de la décavaillonneuse au printemps et deux à trois « griffages » avec des outils adaptés à la  structure de la vigne. Fin des « incisions » huit semaines avant vendanges. 

   Mais notre réflexion se poursuit et on est prêt à progresser toujours et encore...

Patrick Essa - Juin 2018

Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles
Éléments de réflexion: le labour des sols au domaine Buisson-Charles

Publié dans Reflexions, Textes

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Nos vins rouges 2016 évalués par Allen Meadows de Burghound.com

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Extrait de Burghound.com - Issue 70

Extrait de Burghound.com - Issue 70

« Comme les scores le confirment la qualité des 2016 du Domaine Buisson-Charles est excellente! » Allen Meadowso

Publié dans Revue de Presse

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Millésime 2018: 28 Mai, Flower Power!

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Millésime 2018: 28 Mai, Flower Power!
Millésime 2018: 28 Mai, Flower Power!

   Les temps sont électriques et les annonces faites par Marie sur la météo des intempéries finiraient par faire de nous d’idolâtres mécréants contrits. 
   Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête à chaque fois qu’un devin météorologue aura eu une illumination divine et qu’il optera  pour de précautionneux principes par peur de se faire lyncher au delà des cieux.
   Aux forces obscures des prémonitions druidiques de ces temps modernes je préfère opposer le pouvoir de la fleur, celui qui nous offre des promesses et semble remplir nos benatons cent jours avant récolte .
  Entre mes peurs et espoirs, je choisis  la voie paisible et positive:
  Vendanges ente le 5 et le 10 Septembre...en général « ça fait bon »!

Millésime 2018: 28 Mai, Flower Power!
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Jeu de mains...

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Jeu de mains...

   Avril arrive, les bourgeons sortent et les branches s'étirent doucement en suivant l'astre lumineux dans sa course contre le froid. Ces vertes naissances, si fragiles, si graciles, ont besoin de mains agiles pour parfaire leurs pousses en lissant les cils qui pointent de leurs yeux duveteux.
    À mâtine humide, le tâcheron plié en deux hume les odeurs fines qui mêlent iode, accents feuillus et terres mouillées. Sa peau ressent le feulement des petites branches animées par le vent d'Ouest, elles lèchent son avant-bras et caressent ses poignets qui plongent avec délectation dans cette petite forêt de   Verdure qu'il va falloir éclaircir. Le regard aiguisé précède ce geste sec qui casse la bourre inutile et préserve celle chargée de fruits, puis, avec une précision d'orfèvre les doigts poursuivent leur œuvre en  équilibrant le cep sauvage pour lui conserver sa fougue en la transmettant aux raisins. 
  Labeur cent fois, mille fois répétés, ouvrage éprouvant et minutieux qui autorise par moment un regard arrière motivant qui mêle admiration pour un rège rectiligne et satisfaction    de la tâche accomplie sans que jamais cet égoïsme là ne soit diffusé. Plaisir simple et humain du travailleur solitaire soumis aux éléments climatiques.
   Puis, tard, repassant observer la qualité de son ouvrage et le reprenant pour l'affiner, il découvrira les naturelles réponses à ses actes premiers. Bourgeons devenus branches, raisins étalés ou serrés, végétation aérées ou entre-mêlées, ses actes trouveront alors une résonance qui à coup sûr sauront le faire réfléchir... Tout en lui donnant encore un peu plus cet amour du beau et du bon!

   Jeu de mains... Jeu pour demain!

Patrick Essa - 2017

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Corton Charlemagne et Corton Clos du Roi 2016

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Corton Charlemagne et Corton Clos du Roi 2016

 

La montagne de Corton a toujours eu pour nous une résonance spéciale. Ces vins profonds et intenses destinés à la longue garde sont si singuliers qu’en avoir à notre carte et pouvoir vous les proposer nous procure un réel plaisir.
Pour ceux qui veulent aller plus loins n dans leur « histoire » suivre le lien ci dessous qui vous conduit à mon encyclopédie:

http://www.degustateurs.pro/tag/corton/

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Vendanges 2017 J-1: De l'importance d'être patient pour que tous les éléments soient en place pour produire un grand millesime

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Vendanges 2017 J-1: De l'importance d'être patient pour que tous les éléments soient en place pour produire un grand millesime
Vendanges 2017 J-1: De l'importance d'être patient pour que tous les éléments soient en place pour produire un grand millesime
Vendanges 2017 J-1: De l'importance d'être patient pour que tous les éléments soient en place pour produire un grand millesime

Vendanges J-1
 
    Après une saison végétative plutôt sereine  au niveau de la pression des maladies et assez aisée à mener selon un cahier des charges biologiques comme le notre mais stressantes quant aux risques liés aux aléas climatiques, nous récolterons à partir de demain.

    La volonté de rentrer nos fruits après les pluies du 30/31 Août pour permettre à ceux-ci d'acquérir un équilibre optimal tout en vendangeant sous un temps plus frais des raisins idéalement mûrs nous permettra de ne pas chaptaliser nos moûts - ce que nous ne faisons plus depuis plus de 15 ans - et d'obtenir de bons rendements en jus sans enzymes d'extraction. En somme, sans rien faire tout en bénéficiant d'une parfaite cinétique des fermentations. 

  En 2017, notre viticulture biologique, selon trois labours et aucun abri-botrytis nous a permis d'obtenir des Vignes saines et des raisins à haut potentiel. Une belle réussite favorisée par un climat clément. Nous poursuivrons leur tri systématique dans les parcelles, leur rentrée en caisse de 15/20 kg et leur pressurage sans trituration, sans foulage et en grappes entières pour obtenir des moûts sains dont le débourbage sera simple formalité. 

   Nous avons hâte...

Patrick Essa - Domaine Buisson-Charles

Le 3 Septembre 2017

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Millesime 2017: Nous commencerons de vendanger le 4 Septembre

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Les aligotés 2017

Les aligotés 2017

Les vendanges se préparent...

Le temps est pour l'instant favorable à l'achèvement du mûrissement de nos raisins. Il est tombé environ 20 millimètres de pluie cette nuit et les orages annoncés nous ont épargné. 
   La cuverie est désormais prête à recevoir une récolte saine et idéalement mûre qui par chance  sera mesurée au niveau des charges. Il semble que nous soyons en face d'une récolte de très haut potentiel. Voire...
   Comme en 2015 et 2016, il nous est apparu que prendre le risque d'attendre un peu de pluie pour que nos raisins acquièrent un meilleur équilibre était la solution la plus judicieuse. Et tout juste après avoir soutiré les 2016 je me dis que ces Millesimes solaires ont décidément besoin de ce petit coup de pouce de Dame nature pour pleinement s'exprimer. 
 Top départ en Cras le 4/09.

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Le domaine obtient une seconde étoile dans le guide vert de la RVF

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La première étoile en 2009 et la seconde en 2017
La première étoile en 2009 et la seconde en 2017

La première étoile en 2009 et la seconde en 2017

   Parmi les accessits qui existent dans le milieu du vin - critiques, médailles,articles de presse, évaluation de journalistes indépendants - l'un de ceux qui nous fait le plus plaisir est le regard que porte sur notre domaine la très ancienne Revue du vin de France. 

  Nous sommes ainsi très heureux de pouvoir annoncer à nos clients cette bonne nouvelle qui confirme que nos choix exigeants - et parfois même risqués lors de la définition de dates de vendanges - ont été payés de retour. 

   Juste avant les vendanges 2017 - que nous commencerons le 5 Septembre- la motivation est Grande pour poursuivre notre quête de prigression en essayant de placer la barre de la qualité toujours plus haute.

Patrick Essa

 

Le domaine obtient une seconde étoile dans le guide vert de la RVF
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Un de nos clients évoque les 2015 et 2016 du domaine...

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Meursault_3_2.jpg
Meursault_3_2.jpg (27.5 Kio) Consulté 80 fois

Visite au domaine Buisson-Charles à Meursault, juillet 2017

Mes origines cauchoises sont certainement la cause et la raison de mon tempérament hélas trop prudent et sectaire. Il en est pour les vins comme dans la vie : en rouge, je suis quasiment arrivé à ne plus aimer que les vins de Bourgogne, les autres me donnant trop souvent des déceptions ; quant aux blancs, je suis heureusement un peu plus éclectique et il arrive que je me fasse bien plaisir avec des cuvées extra-bourguignonnes (comprenez par "extra", l'inverse de "intra") ... Pourtant, là aussi j'ai besoin d'un repère, d'une référence, d'un symbole, d'une association ... Pour mon frère, cette association vin blanc/appellation est certainement "Chablis", pour d'autres "Sancerre", d'autres encore, plus ouverts, se disent "peu importe l'appellation du moment que c'est bon", mais en ce qui me concerne, mon leitmotiv est : "la quintessence du vin blanc, le meilleur représentant des cuvées légèrement dorées, le maillot jaune des ambroisies aux arômes de fleurs et de fruits de verger et de buisson, c'est MEURSAULT !". Vous imaginez alors combien mon étape murisaltienne est pour moi importante lors d'un séjour bourguignon ! 

S'il m'arrive assez souvent d'acquérir quelques cuvées situées entre Volnay et Puligny dans les salons viniques que je fréquente, vous vous doutez bien maintenant que vous me connaissez mieux, qu'il me faut un repère (non orthonormé) dans ce village ... mon choix, mais aussi, quelque part, ma curiosité ( eh oui ! ça m'arrive aussi, moins souvent que le commun des mortels, mais ça arrive ...) se sont portés, depuis une dizaine d'années, sur le domaine BUISSON-CHARLES !
Nous arrivons avec une demi-heure de retard et bien que nous ayons prévenu par téléphone, je ne pense pas que ce contretemps a été remarqué, car le domaine est en travaux et nous avons trouvé les propriétaires (nouvelle et ancienne génération) attentifs à la confection d'une dalle bétonnée dont l'inclinaison relevait de la complexité (je plains les pauvres maçons dont la démarche était examinée non seulement et ce qui est bien normal, par les personnes intéressées, mais aussi par des anonymes, surtout moi qui n'y connais rien !).

Patrick, voyant que ça se passait comme il avait prévu, nous invite à descendre avec lui en cave. D'abord, il nous montre l'agrandissement et j'ai enfin le loisir de voir (de mes yeux ... plutôt de mes lunettes) les voûtes multiséculaires d'une dépendance de l'ancien château de Meursault : quand on pense qu'elles étaient déjà fondées lors du supplice de Jeanne d'Arc, cela fait réfléchir les passionnés d'Histoire dont je fais partie ... et je me dis que je ne suis pas venu pour rien, même si la dégustation s'arrête là !
Ensuite le maître des lieux s'en retourne vers les barriques et l'instant de vérité commence en ce qui concerne le millésime 2016 :
1) Cuvée qui embaume les fleurs et les fruits blancs ; les mêmes saveurs se retrouvent aussi franchement en bouche : ça commence fort ! c'est un Meursault "Vieilles Vignes".
2) Cuvée beaucoup plus cryptée mais plus profonde aussi ... en fait elle me ressemble (je ne sais pas si c'est à son avantage, mais moi ça me convient), le premier contact laisse une impression froide eu égard à la cuvée précédente, mais ensuite s'affirment une flamme affable, un besoin de découvrir la "substantifique moelle", une richesse qui brille de l'intérieur (pour toutes ces qualités, oubliez la comparaison avec votre serviteur) ... Meursault "Les Tessons". Coup de cœur !
3) Un échange plus liquoreux pour ce troisième échantillon, une matière plus vineuse ... un autre monde, je suis un peu désorienté, sommes-nous encore sur Meursault ? Beaucoup de possibilités me traversent la tête : Les Cras, les différents Chassagnes et même l'Aligoté ... bien que cela me semble bien riche pour un aligoté, mais ici, la parcelle "Sous le chemin" m'a déjà fait passer pour un idiot ... en fait je suis complètement perdu ... c'est à la fois avenant et grand, subtil et profond ... bien sûr je n'émets aucun commentaire et Patrick découvrira ces réflexions que s'il lit ce CR : Puligny-Montrachet "Le Cailleret".
4) Ici, je pense que j'aurais reconnu sans indication ; cette cuvée repose sur la finesse, l'équilibre, la pureté ... j'ai l'impression que le concepteur n'est pas intervenu ... il s'est laissé guider par Dame Nature ... selon moi, la consistance murisaltienne par excellence :Meursault "Les Bouchères (Les Bouches Chères)". Coup de cœur !
5) Pour cette cuvée qui va clôturer le millésime 2016, notre hôte nous dit tout de go qu'il s'agit d'un Chablis : les arômes sont plus iodés, plus salins, plus citronnés ... la matière est légèrement perlante (néologisme ?) ... c'est bon, c'est bien fait ... mais ça appartient à un autre monde : Chablis "Vaudésir".  
Nous passons alors au millésime 2015 en bouteilles :
1) Bourgogne Aligoté (Patrick nous l'a annoncé) qui ne passe pas inaperçu après les grandes cuvées précédentes ; la matière est finement ciselée et profonde ; dès mon retour, j'ouvre une bouteille dont la profondeur est moins présente, ce qui prouve qu'une longue aération est indispensable et surtout le respect d'une température autour de treize degrés, sinon vous allez le martyriser ! Bourgogne Aligoté "Sous le chemin".
2) Une cuvée plus fruitée et plus imposante que la précédente : Meursault "Vieilles vignes".
3) Cuvée qui s'appuie sur des arômes et des saveurs de fruits blancs bien marqués (surtout la poire) ; la matière est fine et savoureuse : Meursault "1945" (ce vin n'est pas passé sous bois neuf).
4) Les arômes s'appuient sur une fraîcheur mentholée ; la matière est bien présente, profonde et irradiante ... que c'est bon ... Meursault "Les Tessons". Coup de cœur.
5) Patrick nous dit ensuite qu'il nous propose la cuvée qu'il a, selon lui, la mieux réussie en 2015... je reprends un peu sa description : "saveurs de peaux de raisin rôties" et j'ajouterais "raisins de Corinthe". Je comprends ce qu'il a voulu dire ... si nous devions faire une comparaison avec l'architecture d'une église rouennaise, je dirais l'intérieur de l'église Saint Romain pour son côté baroque ; c'est vraiment séduisant, alléchant, surprenant mais un peu loin, me semble-t-il, de ce que l'on peut attendre d'un Meursault ... classique :  Meursault "Les Cras". 
Je suis d'ailleurs surpris que la parcelle située le plus au Nord du village produise un vin aussi "excentrique" au sens étymologique, mais je suis persuadé que dans plusieurs années, il sera le compagnon idéal de noix de Saint-Jacques légèrement ... "rôties" ... dans leur suc !
6) Cuvée beaucoup plus murisaltienne dans l'âme : finesse, pureté, profondeur ... l'association avec l'église Saint-Maclou, "le joyau de la ville aux cent clochers" me paraît idéale : Les Bouchères de Meursault sont au vignoble bourguignon, ce que le gothique flamboyant est à la sculpture sur pierre ! Coup de cœur. 
7) Cette cuvée rouge servira de conclusion : arômes envoûtants sur les petits fruits rouges, les épices, le sous-bois ... bouche aimable et profonde ... produisant une mâche noble, à la fois charnue et équilibrée : Volnay "Santenots". Coup de cœur.

Nous avons fait cette dégustation en compagnie d' un couple fort aimable, avec qui j'ai pu échanger quelques mots à propos de la qualité des vins du domaine : le monsieur me parlait de netteté, point pour lequel j'adhère sans aucune réserve ... les vins de ce domaine sont remarquablement purs, si bien que nous avons l'impression que le producteur n'intervient pas, mais se laisse guider par la Nature.

Chris Rog

Publié dans Revue de Presse

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Notre Millesime 2015 évalué par Allen Meadows de Burghound.com

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Notre Millesime 2015 évalué par Allen Meadows de Burghound.com

 

    Après avoir pris tous les risques pour vendanger tardivement en expliquant les raisons nous ayons conduit par convictions et raisonnements à ces choix pour équilibrer nos vins...Les résultats sont là! :

 

Santenots,Charmes et Goutte d'Or: 93/100

 

Corton-Charlemagne: 95/100

 

Bouches-Chères,Romanée et Caillerets 92/100

 

Vaudésir,Tessons, Puligny Caillerets et Meursault "Vignes de 45": 91/100

"Je voudrais catégoriser le domaine Buisson-Charles comme ayant clairement "sur-performé" dans le millesime 2015"
#AllenMeadows

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10 Juin: Optimiser les traitements biologiques

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

10 Juin: Optimiser les traitements biologiques

Beau fixe

 

Le temps est avec nous, les Vignes sont superbes et ne connaissent pour l'heure aucune attaque de maladies. Tout cela autorise une culture biologique sereine qui sans doute aura une influence dans la qualité des fruits de l'année. 

  Toutefois le domaine pour progresser et optimiser toujours plus  ses efforts agronomiques a décidé d'investir dans un nouvel ensemble "enjambeur-pulverisation" flambant neuf. Des traitements optimisés par réglages satellitaires, une cabine disposant d'un système clima-pur, une pulvé TB et un correcteur de dévers...nous avons mis le paquet!

   La bête - en préparation atelier ci dessous - sera prête la semaine prochaine et nous devrions terminer notre campagne 2017 avec...afin d'être fins prêts pour 2018.

   Motivant...

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Labour: Éléments de réflexion

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Vignes labourées du Domaine et Vignes désherbées (une "technique" non utilisée par nous)
Vignes labourées du Domaine et Vignes désherbées (une "technique" non utilisée par nous)
Vignes labourées du Domaine et Vignes désherbées (une "technique" non utilisée par nous)

Vignes labourées du Domaine et Vignes désherbées (une "technique" non utilisée par nous)

Labour: le parti de travailler les sols?

 

     Commençons par une Lapalissade: Avoir des Vignes en bonne santé est probablement l'une des volontés qui m'a conduit à définir la manière dont je les cultive aujourd'hui...

...Chercher à produire un raisin parfaitement équilibré, idéalement constitué pour générer par la vinification  les  grands vins que j'ai en tête peut paraître simpliste mais si ce naïf raisonnement l'était réellement  nous serions fort nombreux à user des mêmes mises en œuvre culturales. 

   Tel n'est pas le cas.

   Produire des fruits adaptés à ce cahier des charges qui les place en amont de la qualité est une aventure qui croise de nombreux possibles et amplifie toujours plus les choix qu'il est permis d'effectuer. 

   En imaginant que le sol bien préparé porte des plants et portes greffes de Hautes qualités - un ratio idéal entre naturelle production de plants très fins  et densité de plantation -  et que ceux -ci sont adaptés à la nature géo-morphologique du sol, il reste à définir la manière de gérer ce patrimoine potentiel croisant terroir, plants et caractéristiques du/des sols. 

 

Comment au quotidien permettre à ces composants de fonctionner en parfaite harmonie sans dérégler les mécanismes qui les inter-agissent? Autrement dit que dois-je faire pour obtenir le meilleur de ces  "Maserati" des coteaux? 

 

   Jusqu'au phylloxéra à la fin du dix-neuvième siècle les Vignes étaient plantées et se reproduisaient à l'infini par provignage, ne laissant quasiment jamais au sol la possibilité de se reposer - mais en avait-il besoin?- renaissant sur ses racines entremêlées. Plantées à des densités  très élevées - souvent plus de 20.000 pieds à l'hectare - ces lianes pérennes ne connaissaient ni la mécanisation, ni les traitements contre les maladies. Amendées chichement et façonnées uniquement à la main grâce à la pioche et aux trois "façons" (passage de la pioche) , elles voyaient leurs sols très peu "ouverts" par ses outils rudimentaires qui ne les grattaient que fort superficiellement. Aucun tassement, des herbes se décomposant  pour tout amendement ou presque et une "science empirique", si j'ose dire, de la taille pied à pied en fonction de leur vigueur. Un homme pour un hectare avec 12 heures de travail journellement, Samedi compris...le rêve? Voir...

   Et puis après des siècles de lianes entremêlées serpentant et se désagrégeant dans les sols,  à la fin du dix neuvième siècle,  vint le puceron. Ce phylloxéra funeste cassa à lui seul une sorte de "chaîne végétative" souvent âgée de plusieurs siècles en redonnant aux ceps une condition de "mortels". Ainsi étonnamment, observons que la vie des sols est une notion véritablement mise en lumière à cette époque...qui a procuré à la vigne une date de péremption et une sorte de mort végétative qu'elle semblait jusqu'alors  pouvoir dépasser.

   Vie, mort, sols, plants...ce sont les hommes qui déterminent ces notions et qui les caractérisent selon les procédés employés. Ce sont eux encore qui en opposition  à toutes logiques naturalistes orientent la manière de gérer les efforts qui conduisent à organiser le fonctionnement de ce "système" produisant des fruits. Car au fond, n'est-ce pas,  tout est pensé pour qu'il y ait une production fruitière rationnelle aboutissant à des récoltes permettant de transformer l'eau en vin. Évidemment cela est une image.

   Ce soucis d'ordonner la production trouva un écho inattendu lorsqu'il s'est agit de restructurer de manière forcée les vignobles atteints de maladies. Le monde productiviste s'engouffra dans la brèche et détrôna sans ménagement des solutions plus douces et curatives désireuses de préserver les plants du greffage. Le remède miracle du plant greffé sur des bois résistants au puceron provenant du nouveau monde fut adopté rapidement car le pays, le monde, le peuple avait besoin de son quart de vin quotidien  et de son Cru dominical. 

   Les plants furent donc plantés au lieu d'être provignés, les agronomes imaginant des surfaces efficientes pour la mécanisation: 1 ha, 1 plant tous les mètres avec un rang tous les mètres, soit 10.000 ceps agencés en règes rectilignes, tendus par des paisseaux de bois et des tirants en fer. Les barbelés avaient circonscrits les prairies, les fils d'acier se mirent à dessiner des couloirs suffisamment large pour les attelages équins ou bovins. L'animal pouvaient enfin pénétrer dans ces prés-carrés en offrant sa force à son vigneron reconnaissant.

    À cette époque les bras sont encore très nombreux à s'offrir aux tâches dures consistant à tailler ces plants vigoureux tout en incisant la terre avec des pioches de tailles et de types variés en fonction de leurs usages. Les  anciennes "façons" mirent du temps à profiter de la force motrice de charrues tractées par l'animal car celles-ci n'étaient pas toujours adaptées aux jeunes plants et aux coteaux. Elles durent être mises au point dans la précipitation. Jean Baptiste Matrot qui construisit la maison où se trouve notre domaine fut un de ces isolés précurseurs désireux de défricher ses sols en trouvant des solutions imaginatives. Son soc de charrue ne fut pas breveté mais nombreux furent ceux l'utilisant.

    Ouvrir la terre pour nettoyer les sols devint donc progressivement possible. Un possible qui ne l'oublions pas n'avait rien d'une réflexion en Agro-foresterie, encore moins d'un excès que l'on imaginait funeste en raison de la dégradation de "l'horizon premier" humique. Non en fait le vigneron cherchait simplement à maîtriser la vigueur de son herbe en libérant les ceps de sa présence gourmande. Loin des réflexions liées aux tassements ou à la mortification des sols par mélange des horizons profonds et minéraux avec ceux superficiels structurés par les vers de la bio-masse, il cherchait à agir pour soulager son labeur quotidien. 

 

Réflexion: N'oublions jamais que l'homme de la terre puise les relations causales de ses efforts dans la rationalisation d'un travail laborieux et difficile, voir "inhumain".

 

  Le sol dès lors devint une zone suffisamment visible et porteuse d'une logique quantitative pour que l'on se préoccupe de le considérer comme un substrat à "brosser dans le sens du poil". Tant il est évident que sans lui rien ne peut pousser régulièrement selon une logique commerciale et plus simplement vitale ou gastronomique. Cette logique commerciale  devenant de plus en plus importante.

   Dès lors, l'agronomie commença véritablement - je schématise car des recherches antérieures existaient depuis le Moyen Âge et même l'antiquité mais sans avoir une véritable résonance -  à expliquer le fonctionnement des sols en déterminant leurs natures et surtout la manière dont cette dernière était obtenue. 

  En expliquant les mécanismes sous-tendant la composition de nos sols on a cru pouvoir alors déterminer ce qu'était "La" vie dans la terre. En définissant que le monde minéral profond s'unissait au monde humique superficiel d'origine végéto-animal par le fonctionnement des vers "dégradant-digérant-mélangeant"  les matières organiques  et minérales sur lesquels pousse la vigne on a isolé un fonctionnement. C'est un peu l'observation "savante" qui consiste à découvrir que l'eau et le feu produisent de la vapeur humide. Cela est totalement exact mais ne nous indique pas que sans le feu, l'humidité n'est rien. 

   Fort de ces observations - extrêmement simplifiées nous sommes d'accord - il est dès lors possible de se demander si lors de notre travail du sol, il nous est permis de changer l'horizon premier dans sa composition même en mélangeant plus ou moins selon le procédé utilisé les parties profondes argileuses  avec les parties Hautes humiques? En somme est-ce que labourer en remontant les couches basses du sol déstructuré notre substrat au point de le tuer?

    À ce stade trois  options sont possibles: soit l'on considère que oui cela change tout et on arrête de labourer, soit on pense que non cela n'a aucune incidence et l'on poursuit , soit, on analyse le fonctionnement de la plante  sur le sol et la qualité des fruits et vins obtenus selon des méthodes différentes et l'on cherche à dégager de réelles relations causales?

    Évidemment toute personne réfléchie choisira la comparaison pour comprendre en profondeur sans fonder son raisonnement sur une pensée mystique ou sectaire. 

   Quoi qu'il en soit nous sommes certains d'une chose, un sol aux horizons modifiés n'est pas un sol "mort", assurément en revanche chaque manière de le travailler résonne sur la plante au point de modifier la manière dont elle va s'intégrer dans celui-ci puis à déterminer le caractère des fruits qu'elle portera.

 

(À suivre)

Patrick Essa - 2017

 

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Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or
Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or
Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or

Millésime 2016 en Côte d'Or

   
    La Bourgogne produira peu de vins en 2016 en raison des gelées et d'un mildiou parfois dévastateur. Dans ces conditions il est évident que les crus conserveront dans leurs ADN les stigmates d'une saison végétative perturbée, inégale et surtout excessive. 

   2016 est ainsi une récolte tardive vendangée entre la fin de Septembre et le début d'Octobre qui a été précédée d'une longue période de sécheresse estivale ayant durablement positionné les vignes en situation de stress hydrique, alors même que la floraison tardive induisait  uine situation de croissance des plants durant l'ensemble des mois de Juillet et Août. 


   Gelés le 27 Avril, les secteurs de Marsannay, Gevrey, Chambolle et Vosne dans le Nuiton ainsi que Chassagne, Meursault, Auxey, Monthelie,Volnay, Pommard, Beaune et Savigny dans le beaunois; ont subi par la suite les assauts d'un climat chaotique qui a vu se succéder une  forte période de pluie et une chaleur solaire. 
   Juste derrière les gelées, les fortes pluies de début Mai empêchèrent de positionner les premiers traitements dans des conditions idéales alors que les plants ne présentaient que quelques feuilles étalées. La conséquence immédiate fut une implantation précoce du mildiou dans nombre de parcelles, d'autant que la pression naturelle de l'année était très forte. Ne cachons pas qu'au milieu de Mai nos espoirs de récolte étaient faibles.


   Toutefois à partir du 25 Mai, le soleil a commencé à luire. À partir du quatrième traitement il a été possible de rentrer aisément dans nos rangs de vignes pour placer de bons traitements destinés à juguler un mildiou galopant qui était tombé sur les grappes avant même d'impacter nos feuilles, ce qui est assez rare. Quelques grappes furent perdues avant floraison, mais en revanche cette dernière se déroula vite et bien pour les vignes non gelées au début de Juin et 10/15 jours plus tard pour les parcelles gelées.  
   À partir du 10 Juin les traitements resserrés et curatifs furent efficaces et rétablirent la plupart du temps une végétation saine en jugulant la sporulation du mildiou. Les feuilles en ont gardé une teinte brunie, puis elles se fondirent dans la masse des nouvelles pousses. Au 20 Juin le vignoble avait une allure décente à l'exception de quelques parcelles très marquées par ce mildiou dévastateur. Nombreux - pas tous bien entendu -  sont les vignerons certifiés bio - et les autres! - ayant usé alors de produits systémiques pour sauver ce qu'il restait de leur récolte. Compréhensible et humain.


   Le gel imposa ensuite à tous les producteurs - car bien peu furent ceux n'ayant aucune parcelle touchée - un travail estival harassant pour suivre la pousse lente et pourtant régulière des branches et feuillages. Une "saison de mains" qui pour être totalement aboutie et permettre de préserver le maigre reliquat de grappes  des ceps  gelés et la belle récolte sur les autres ceps fut harassante et demanda jusqu'à 7/8 passages dans chaque vigne pour accoler les branches inégales dans les fils, aérer et positionner les grappes dans les meilleurs conditions. 
   Nombreuses furent les propriétés à terminer leur travail face aux plants dans le courant du mois d'Aout et à continuer de croire que ce labeur ingrat portait en lui la clef qualitative du millésime. 
   Curieusement le temps sec d'Aout se poursuivit en Septembre jusqu'au milieu du mois et selon un schéma inattendu qui vit le temps se refroidir nettement durant les nuits et ainsi favoriser la venue d'un oïdium tardif qui se déclara  véritablement à partir du 5 Septembre. Quelques parcelles furent violemment touchées, en particulier celles dont les traitements furent arrêtés avant la première semaine d'Aout. 


   L'arrêt de croissance des vignes n'intervint qu'à la fin du mois d'août et celui de la charge en sucre seulement autour du 20 Septembre. Comme la pluie est arrivée à point nommé le 18 Septembre Les pinots du nuiton en avance en moyenne sur ceux du beaunois de trois jours d'insolation environ - ce qui est très rare -furent prêts à récolter à partir du 20/23 Septembre sur de bons équilibres, ceux du Beaunois à partir du 22/26 Septembre et selon les cas encore plus tardivement. Ils ont bénéficié d'une arrière saison sèche et ensoleillée et ont ainsi été coupé dans des conditions idéales. 
  Le cas des blancs du beaunois   est assez similaire,leur juste maturité fut atteinte quelques jours après les pluies du 18 Septembre, quelles que soient les façons culturales employées. Les ceps gelés ayant été souvent coupés à la fin du mois pour chercher des équilibres satisfaisants, si ce n'est exceptionnels. 
   
   Dans les deux couleurs et les deux côtes, les raisins sains et marqués par des peaux épaisses, ont donné assez peu de jus au pressurage, de beaux degrés naturels et des concentrations  en extraits secs importantes.


   Les peaux des raisins rouges, épaisses, ont naturellement donné de fortes couleurs mais elles ne feront pas oublier les goûts verts des raisins chétifs générés par les gelées. Chargés en sucre, ils n'ont toutefois pas toujours atteint leur pleine maturité physiologique et ont généré des amertumes à surveiller lors des cuvaisons. Les raisins des ceps sains ont en revanche une qualité digne des meilleurs millésimes, potentiellement. L'ensemble promet des crus rouges hétérogènes où se côtoieront des Vins évoquant les rouges du beaunois en 1999, denses, dynamiques et parfumés; là où d'autres seront plus austères avec des risques d'arômes végétaux et de tanins trop fermes. Il semble évident cette année que les réussites majeures se trouveront à Morey Saint Denis et sur la colline des Corton, toutes deux quasiment pas touchées par les gelées. Évidemment il y aura aussi de très belles réussites selon les secteurs dans chaque commune avec je crois de grands premiers crus à Volnay, Pommard et Gevrey sur la Côte Saint Jacques. 


   Les blancs ont une tension interne affirmée et je crois que les petits rendements qui les marquent ne doivent pas faire oublier que leurs arômes se sont formés sous des chaleurs importantes avec des pieds en situation de stress. Les peaux épaisses induisent une nature initiale impactée par d'abondants flavones. Sans un travail important sur les lies pour équilibrer leur potentiel amer, ils risquent de développer des notes herbacées et des matières puissantes. On se souviendra des 1998 et 1981 pour les moins intéressants - surtout ceux coupés trop tôt - et des excellents 2014 pour les meilleurs, avec toutefois moins de viscosité et un rien plus de tension. Les villages de Puligny et Saint Aubin me semblent touchés par le doigt de Dieu cette année.

  En Décembre 2016 il apparaît évident que les vins sont conformes aux prévisions initiales et qu'il y a une jolie année qui est entrain de se dessiner. Toutefois apres un 2015 d'anthologie, un retour à un niveau qualitatif normal me paraît de mise avec des vins séduisants qui pourront se déguster dans les premières années de leur vie mais qui n'auront pas le souffle des très Grands Millesimes.

  En Février 2017 les crus semblent évoluer doucement vers des profils assez généreux. Rouges frais et tanniques avec des matières de bon aloi qui commencent à faire leurs fermentations Malo-lactiques ou qui les ont terminées avant l'entrée de l'hiver. Les derniers crus à fermenter semblent avoir plus de fond. Je les vois assez compact et rappelant des Millesimes comme les meilleurs  1998 ou 1991 et dans ces deux cas de jolis Côtes de Nuits sont nés et aujourd'hui sont encore fringants. La Côte de Beaune non gelée produira des Blancs de bon niveau qui seront les dignes successeurs des 2013/2014 je pense. Pas le millesime du siècle mais une qualité des plus honnête qui fera la part belle aux équilibres acides assez élevés et donc à des matières ciselées. Je crois beaucoup aux vertus de l'élevage et surtout à celles des assemblages et lorsque cela sera possible nous ferons par exemple au domaine Buisson-Charles des cuvées mêlant  les Vignes non gelées récoltées plus tôt et les Vignes gelées récoltées en fin de campagne. Cela  génèrera de sains équilibres et lissera les profils aromatiques. Il n'est pas exclu que le travail sur des lies assez fournies soit un plus non négligeable dans les Blancs et je pense que les rouges auront besoin de temps en fûts.

Au mois de Mai 2017 les vins semblent plus prometteurs que ce qu'ils laissaient penser de prime abord. Apres les Malo-lactiques les Blancs présentent une juste acidité sur des matières concentrées. Les prises de bois sont discrètes et les Crus y puisent beaucoup de naturel en même temps qu'un corps svelte et musclé. Les secteurs Blancs  non gelés évoquent les profils des 2014 avec un peu plus de maturité et une acidité un poil moins soutenue. Les amertumes parfois présentes sur les Crus gelés au départ se sont quelque peu estompées mais pas complètement. Il leur faudra un élevage long. Les rouges sont étonnants de classe et se montrent parfois au niveau des 2015 avec cette matière mûre et en même temps dynamique qui marque les belles années. Je suis assez surpris de cette belle évolution et je dois dire que Corton Clos du Roi et Volnay-Santenots impressionnent les degustateurs sur fûts au delà de mes espérances. Le premier est terminé et le second achève sa Malo-lactique en se montrant aussi riche que 2005 et 2015.

A suivre.

 
   

Patrick Essa - 2016/2017
    

   

Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or
Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or
Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or
Évolution du millesime 2016 au domaine Buisson-Charles et en Côte d'Or

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Dimanche 28 Mai: Jeunes Vignes en fleur...

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Dimanche 28 Mai: Jeunes Vignes en fleur...

En route pour le Passage en odeur de "floralité"...

   ...La chaleur serait harassante si elle ne s'accompagnait pas d'un petit vent constant. L'état d'avancement du feuillage et des raisins en profite, les branches dépassent désormais les fils du dessus et les raisins parfois en début de fleur ne vont pas tarder à entrer dans la  période critique du "passage" de celle-ci. Dans les 8/12 jours qui vont venir selon le temps - beau annoncé jusqu'à Mardi puis pluie et orage - les petites baies vont perdre leurs petits rayons blancs finement odorant.
   Nous serons dès lors en odeur de "floralité"...un état proche de la quête du Graal vineux pour le vigneron.-))
   Dans ces conditions aucun rognage-écimage n'est bien entendu prévu avant que cette fleur ne soit complètement terminée. On repassera donc accoler - remettre droites les branches et fignoler l'ébourgeonnage - durant La semaine qui vient, l'ensemble de nos parcelles.

Dimanche 28 Mai: Jeunes Vignes en fleur...
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