Les différentes parcelles du domaine

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Les Meursault Marcausses sont ébourgeonnés

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Sous les Santenots du milieu nous exploitons 43 ares de Meursault Les Marcausses et Vignes Blanches. vouci ces vignes labourées et ébourgeonnées après un premier traitement contre le mildiou et l'oïdium.

Sous les Santenots du milieu nous exploitons 43 ares de Meursault Les Marcausses et Vignes Blanches. vouci ces vignes labourées et ébourgeonnées après un premier traitement contre le mildiou et l'oïdium.

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Tout petit en haut, Noël laboure en Bouches-Chères

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Meursault Les Marcausses au stade de la 5 ieme feuille étalée

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la vigne de Marcausses au Nord du finage de Meursault le 13 Mai 2013

la vigne de Marcausses au Nord du finage de Meursault le 13 Mai 2013

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Après ébourgeonnage en Meursault Millerands

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Après ébourgeonnage en Meursault Millerands
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Avant Ébourgeonnage dans les Meursault Millerands...

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Avant Ébourgeonnage dans les Meursault Millerands...
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Protéger la vigne: un premier traitement contre l'oïdium

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Protéger la vigne: un premier traitement contre l'oïdium

Nous sommes le 12 Mai 2013 et les vignes sont à un stade de pousse qui correspond à peu près à celui des "5 feuilles étalées". Un moment crucial pour le vigneron car il doit apporter une réponse préventive au développement possible des premières maladies de la vigne. La vigne est une plante pérenne fragile, fort sensible au maladie cryptogamique et en particulier au champignon microscopique erysiphe necator qui prend le nom vernaculaire d'Oïdium. Importé du continent américain, l’Oïdium de la vigne est apparu en France vers 1845. Il attaque toutes les parties vertes de la vigne, les feuilles mais aussi les inflorescences et les grappes. Il est donc fort urgent de le traiter précocement quel que soit le mode cultural utilisé par le producteur.

Deux questions essentielles se posent alors, quand et comment juguler sa progression par des actions de " traitement ". De manière concomitante on peut se demander quelles sont les stratégies mises en œuvre par les viticulteurs selon leurs options culturales. En somme quelles différences il existe entre un traitement "conventionnel" et un traitement "biologique".

1 Quand? : En Côte d'Or cette année la végétation est peu précoce car les bourgeons se sont mis à éclore à la fin du mois d'Avril quand en moyenne ils " pointent " 15 jours plus tôt. Ce fait notable est à relier à un temps relativement peu ensoleillé, pluvieux et sans gelées. Il en a résulté une pousse végétative lente qui a quelque peu lissé le développement des feuilles entre coteau et plaine, voire entre pinot, chardonnay et aligoté. Le pinot qui débourre un peu plus tardivement en général est légèrement en retard mais semble atteindre le stade des cinq feuilles étalées avec un tout petit décalage sur les autres cépages cette année.

Il résulte de ces constats que depuis le 7 Mai environ il est utile de "poser" son premier traitement sur toutes les vignes. Hors rentrer dans celles-ci est très difficile car les terrains sont gorgés d'eau après des épisodes pluvieux intenses ayant eu lieu début Mai et même durant tout le début du printemps. Conventionnels et bios ont besoin de rentrer dans leurs parcelles mais ne peuvent le faire partout car les engins ne passent pas sans risque de s'embourber. Le "salvateur" hélicoptère a donc été parfois appelé à la rescousse sur demande préfectorale extraordinaire faites par les ODG car il est en principe aujourd´hui interdit! Sa pollution avérée n'a pas fait reculer son choix: balises oranges pour les bios et blanches pour les conventionnels ont été installées au cas par cas par quelques producteurs. Dans l'adversité les choix idéologiques peuvent parfois faire des " reculades"!

Chez Buisson-Charles nos traitements se feront le 12 ou le 13 Mai en enjambeur ou cela est possible et à l'atomiseur à dos où cela ne l'est pas. C'est tard j'en ai conscience et cette attente du temps clément nous inquiète, peut être le regretterons nous car le funeste champignon risque de nous impacter tôt... Mais point de diffusion de type napalme à l'hélico polluant dans nos vignes, cela NON!!!

2- Comment? Si l'engin employé - enjambeur, atomiseur, hélico- est finalement moins important que la qualité de diffusion des molécules sélectionnées par l'exploitant, il convient de signifier que chacun lutte selon un plan de traitement référé à un cahier des charges à forte tendance idéologique.

A/ le traitement de type conventionnel: Outre le positionnement, le choix du produit s’avère extrêmement important dans le démarrage du programme. Quand le viticulteur débute sa protection, il y a de fortes chances pour que l’oïdium soit déjà présent ce qui requière un démarrage de la lutte anti-oïdium avec une spécialité contenant une substance active présentant une forte action sur le champignon en cours de développement, comme la tébuconazole, la spiroxamine ou encore le triadimenol. Des produits efficaces qui peuvent revêtir diverses noms selon le laboratoire le fournissant . Épandus selon des doses sui varient en fonction de le "pulvé" utilisée et qui peuvent être abaissée avec des projections pneumatiques plus puissantes que les jets classiques de type " rampes ".

B/ le traitement de type " biologiques": Des gestes curatifs permettent de prévenir des dégâts importants. Toutefois en cas d’attaque, il est important de traiter rapidement les plantes atteintes d’oïdium afin d’éviter une propagation de la maladie. En général voici ce qui peut être utilisé.

Vous l'aurez compris je ne souhaite pas ici faire de choix entre l'une ou l'autre de ces grandes visions culturales car chacun est libre de ses actes et décisions les générant et les deux process peuvent déboucher au final sur de grands vins. Mais il me paraît assez évident que notre avantage à TOUS cette année est le relatif peu de variation climatique de température qu'il y a entre les journées et lors de l'alternance jour-nuit. L'oïdium se "nourrit" des alternances de chaud et de froid et pour l'instant il a peu à se mettre sous la dent.

Maintenant s'il pouvait ne pas trop pleuvoir aujourd'hui 13 Mai et faire beau Lundi et Mardi, cela m'arrangerait bigrement!-)))

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Où en sont les vignes en ce début 2013

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Plus qu'un long discours, une photo...les Tessons 2013 au début de Mai.

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Faux Goûts...senteurs indésirables.

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Faux Goûts...senteurs indésirables.

Il y a une petite semaine j'évoquais en ces colonnes les déviations aromatiques empyreumatiques et grillées qui affectent les vins blancs. En me penchant plus avant dans ma mémoire sensorielle, il m'est venu l'idée de sérier ici les principaux défauts que l'on retrouve dans les crus issus du chardonnay de la Côte de Beaune. En effet l'amateur - qui n'est pas toujours un débutant bien entendu - n'a pas la chance d'observer la naissance et l'évolution de ses senteurs et arômes et peut être amené à les confondre avec une complexité aromatique à relier en priorité au cépage ou au terroir.

Ces notes variétales et telluriques "pures" peuvent ainsi être parasitées par l'équilibre des fruits récoltés et/ou les résidus de la vinification et de l'élevage qui elles sont quasi systématiquement "impures". Ces deux pôles que l'on pourrait qualifier de " naturel" et "artificiel" s'opposent et conduisent les vinificateurs à opérer des choix qui tendent vers une orientation " magnétique" qui marque sensiblement leurs vins. De manière plus insidieuse les vins produits depuis des temps immémoriaux ont toujours été à la croisée de ces deux orientations et se retrouvent culturellement singularisés par elles. Qui ne comprends pas que le seul terroir ne peut suffire à expliquer l'image qui caractérise une appellation essaiera toujours de trouver des accents "extra naturels/ artificiels" dans les vins qu'il déguste car ces accents indélébiles portent en eux une part de la mise en œuvre qu'observent ceux qui les façonnent.

Pour éclairer mon propos sur les dérives grillées que peut porter une bouteille j'ai listé dans mon précédent article une somme de perceptions - non exhaustives - qui affectent les crus blancs, ici, je vais partir de la note aromatique pour mieux expliquer sa genèse et ses différentes perceptions et interprétations dans le vin fini lors de l'olfaction.

1- La note olfactive iodée: cette senteur qui peut être discrète si elle provient d'une récolte " mouillée " un peu botrytisée est souvent envahissante dans les vins qui sont marqués par la pourriture non noble, dîtes " grise ". Impossible à éradiquer sans user de lies pures - possible lorsqu'une même appellation est produite sur différents climats et que certains ne sont pas atteints par la pourriture. Années impactées fréquemment: 1981,2001 et 2010.

2- la note olfactive "pommée"(de pomme verte ou chaude): le moût ou le vin a pris l'air entre la fermentation alcoolique et la fermentation malo-lactique ou cette dernière à duré très longtemps à un rythme lent. Ce dernier cas intervenant fréquemment dans les moûts à fort potentiel acide. Années impactées: 1994,2008.

3- la note olfactive "végétale": les senteurs de foin coupé, de sauge ou d'iris proviennent d'une maturation sans soleil en année tardive combinée à un débourbage un peu trop lâche.Peaux épaisses, degrés assez élevés mais dépassant rarement 13, petite dessiccation des baies par le vent... Le vin vire au nez sur la fleur de gentiane. Années: 1991,2004, 2011.

4- la note olfactive "cireuse" ou " miellée ": une vendange trop mûre, peu acide et parfois marquée par un vrai botrytis. Souvent le signe d'une évolution prématurée sauf si la couleur reste or à reflets verts. Année 1983, 2006.

5- la note olfactive "d'orange confite": une année de botrytis qui se combine souvent avec des couleurs or prononcées. Très aromatique jeune, s'affinant parfois au vieillissement mais jamais sur les notes fraîches les plus nobles. La texture visqueuse peut séduire. Année: 1989, 1995.

6- la note olfactive de truffe blanche: issues de raisins passerillés et/ou flétris. Pas désagréable si discrète mais hélas souvent combinée à des acidités basses: 2003.

7- la note olfactive grillée : voir le texte écrit à son propos dans ma chronique précédente.

8- la note olfactive "de beurre": fraîche ou rance, elle est due à une bactérie lactique fonctionnant lors de la FML, oenococcus oeni, qui génère lors d'une fermentation tumultueuse un métabolite précurseur d'arôme, le diacétile. Toutes les années peuvent être impactées mais curieusement surtout les moûts fortement concentrés.

9- la note olfactive dîtes "réduite": Nébuleuse nasale entêtante qui évoque tour à tour la mèche soufrée ou qui va sous sa forme évolutive H2S vers le fameux mercaptan, un thiol qui sent l'oeuf punaie. Elle est la pire déviation organoleptique qui soit. Générées par des lies bourbeuses qui proviennent de fruit marqués par des soufres résiduels conjugués à des contenants ne laissant place à aucune micro-oxygénation. Elle doit impérativement être circonscrite avant mise par traitement au cuivre. Son "résidu" olfactif est le bourgeon de cassis.

10- la note olfactive de type "asperge": ajout massif de sulfite à la mise en bouteille et lente combinaison avec la partie dites totale du SO2 sous verre.le SO2 libre restant en général à un niveau élevé. Le vin vieillit bien mais se montre maigre et peu complexe.

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A propos des notes grillées dans les vins blancs

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A propos des notes grillées dans les vins blancs

Je n'aime pas la plupart des accents aromatiques grillés dans les vins, particulièrement lorsqu'ils sont blancs. De nombreux exemples de vins marqués par cette note olfactive ont émaillé mes dégustations de de ce début d'année et j'avoue être de plus en plus sévère dans mon jugement lorsque je les sers à ma table. En tant que client je trouve cela désagréable et ce manque évident de pureté me fait d'autant plus pester qu'il marque en général des vins de très haut niveau potentiel si l'on considère leurs terroirs. Je me pose alors cette simple et pourtant fort perverse question: Pourquoi des bibines sans intérêt comme le moindre rosé de linéaire sont construits sur des matières inexistantes et une olfaction nette alors que de grands terroirs peuvent être galvaudés par des notes vulgaires et impures. Comment accepter que des déviances manifestes soient prises pour des sommets de complexité aromatique par des palais pourtant affûtés, comment expliquer qu'une note d'élevage résiduel soit souvent le fruit d'un travail inabouti?



Pour illustrer mon propos je vais tenter d'isoler ce qui génère cette fameuse note grillée qui signerait les arômes les plus nobles d'un couple vinification/élevage de pointe dans le monde des "winemaker" de blanc. De quels ordres sont elles:

-1 la note grillée "soufrée": perception plus ou moins intense sur l'allumette suédoise et le silex frotté. Il s'agit la plupart du temps de résidus de soufre qui ont été épandus longuement et tardivement selon une pulvérisation sèche par poudrage. Lessivables par la pluie ces épandages répétés finissent par imprégner les peaux de raisins et ils marquent durablement les moûts. Impure.

2- la note grillée "torréfiée": artifice d'un élevage mené avec une généreuse proportion de bois neufs chauffés lourdement. Elle "cacahuète" ou "caféine" ou encore dégage une odeur de "pain grillé" selon la lourdeur de son emprunte... toujours vulgaire. Impure.

3- la note grillée "rôtie": senteurs nasales discrètes qui évoquent la noisette fraîche et la peau d'abricot -ou de raisin- dorée au soleil. Signe de juste maturité sans botrytis, elle anoblit le vin. Pure.

4- la note grillée " réduite ": elle apparaît au cours de l'élevage lorsque la proportion de lies est un peu élevées par rapport au potentiel de micro-oxygénation du fût. Notes fines lors d'un élevage bien mené qui souhaite être peu interventionniste sur les sulfites, elle peut masquer irrémédiablement les arômes les plus fins des vins blancs - et en particulier ceux qui sont floraux - si elle est trop marquée. Pure si elle ne trace finement que lors de l'élevage. Impure dès que le vin est sous verre car un seul soutirage doit suffire à la faire disparaître. Fortement impure lorsqu'elle se combine au grillé "allumette".

5- Le grillé "praliné": note ultime et fraîche de noisette se lignifiant elle évoque au nez la limite entre le fruit et le végétal et marque les terroirs les plus à même de porter de grands raisins à maturité complète sans trop de degrés naturels. Perdue si le fruit rencontre sous maturité, surcharge de rendement ou excès d'alcool, ce grillé noble ne se livre qu'en grande année. La dernière fut par exemple à Meursault 2009 mais on pourrait évoquer 99, 92 ou encore 89 et 73. Pure.

6- la note "grillée vanillée/coconut": note lourde apportée par la sur-maturité du fruit et un boisé très présent. Moins déplaisante que l'allumette ou la torréfaction empyreumatique de prime abord , elle est sans doute pire car elle signale une matière déséquilibrée. Impure.

Sachez donc que son expression doit toujours être retenue et que si elle se superpose "en avant" du spectre aromatique du vin, elle le gâte irrémédiablement. Sa place olfactive est donc naturellement sous jacente, subtile et infiniment discrète. Sans cela...le vin n'est simplement pas bon.


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Burghound.com: Les notes de Allen Meadows pour nos vins rouges 2011

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This 5.5 hadomaine, of which 25% of its production is in red, is directed by 4th generation Michel Buisson, his daughter Catherine and son-in-law Patrick Essa. Among other things Essa noted that all wines will now have branded corks with the appellation, vintage and producer information. I will have more detailed vintage information in Issue 51 but for the reds I was told that the Bourgogne and Pommard were completely destemmed but 70% of the stems were retained for the Santenots. The domaine is quite rightly known for the quality of its excellent whites but don’t ignore the reds, in particular the Bourgogneand the Santenots as both are almost always unfailingly good. The 2011s were bottled without fining or filtration in December 2012. (Vintner Select, www.vintnerselect.com, Cincinnati, OH, Milton Road Trading Corp, LLC, www.miltonroadtrading.com, Napa CA, Scott Paul Wines, www.scottpaul.com, Portland, OR; Richards Walford, www.r-w.co.uk, HS Liquid Assets, www.hsliquid.com and Roberson Wine, www.roberson.co.uk, all UK).

2011 Bourgogne: An exuberant nose of picture perfect pinot fruit is cut with plenty of earth that is also reflected by the delicious, intense and vibrant middle weight flavors that possess excellent complexity for the appellation, all wrapped in a mildly rustic, long and balanced finish. This delivers fine quality and is worth your consideration if you’re looking for a Bourgogne that will repay some cellaring. 87/2016+

2011 Pommard “En Chiveau”: (En Chiveau sits at considerable altitude high above the village). There is a hint of crushed leaf to the otherwise very fresh red currant and dark berry fruit aromas that exhibit a hint of violets. There is a lilting and energetic quality to the lightly mineral-driven flavors that exhibit a touch of wood on the moderately austere and mildly rustic finish. This will require a few years of cellar time to round off the slightly edgy finish. 88/2017+

2011 Volnay “Santenots”: (from vines situated in the upper part of the vineyard that is distinctly rockier and actually more like a Caillerets than a classically rich and generous Santenots). A deft touch of wood sets off the ripe, pure and elegant aromas of spice and pepper inflected dried flowers and dark pinot fruit. There is excellent delineation and energy to the tension-filled, rich and complex medium-bodied flavors that possess a refined mouth feel before culminating in a balanced, understated and impressive persistent finish. Good stuff here. 91/2018+

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Les caves du domaine

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Journal du millésime 2012 au domaine Buisson-Charles à Meursault

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Etape 1 - Préambule - (Ecrit le 8 Avril 2012)

j'ai été bien discret ces derniers temps sur le site des "degustateurs" car le travail d'élevage et celui dans le vignoble se poursuivent selon des rythmes bien cadencés. Ce bref répit "pascal" est une heureuse occasion pour vous communiquer quelques nouvelles fraîches concernant le domaine mais également plus généralement l'ensemble du centre Bourgogne. Que se passe t'il donc dans le vignoble et les caves murisaltiennes ces temps-ci? Voici en quelques paragraphes les tendances actuelles:

Les vins du millésime 2010 sont en préparation de commande pour leur livraison au Québec. Ils partiront de nos chais au début du mois de Mai. C'est un millésime très rare au sens où il a généré une petite moitié de production par rapport à une année habituelle. Les livraisons seront donc modestes en quantité et je m'en excuse par avance. En revanche je puis affirmer que ces vins possèdent un profil que j'aime beaucoup, fait de concentration et de finesse, mais aussi d'une immédiate séduction que je n'avais pas "vue" chez nous depuis les 99. Je sais que lorsque vous les goûterez vous m'en parlerez sans concession...j'attends cela avec impatience.

Les 2011 blancs qui sont en élevage ont désormais tous terminés leurs fermentations malo-lactiques et ils se présentent sous un jour vraiment engageant. J'apprécie la très grande pureté des blancs qui n'étaient pas marqués par le botrytis. Vous le savez je n'aime pas travailler avec de la pourriture - fut-elle noble - dans mes vins secs car elle gâte irrémédiablement les notes florales les plus subtiles. 2011 est de ce point de vue d'une précision olfactive impressionnante avec des vins qui embaument la fleur de vigne, le chèvrefeuille et le jasmin pour les plus concentrés. Je l'avoue sans détour, j'aime les déguster comme cela à ce stade de l'élevage. Les nouvelles cuvées de Chassagne Romanée et Remilly et de Bourgogne Blanc sont par ailleurs une source d'étonnement et de questionnement constante. Comment les "interpréter" selon des contraintes analytiques tout de même un rien différentes de mes Meursault et premiers crus? Nous verrons si mes options ont été les bonnes dans quelques mois!

Les 2011 rouges feront des vins au profil remarquablement gourmand. Construits sur des degrés mesurés, ils bénéficient assez curieusement d'une acidité modeste qui les fera ressembler au niveau de la douceur de texture aux excellents 2009. ils n'en auront pas toute la densité et sans doute devront être bus plus sur la jeunesse de leurs arômes mais fruitée vraiment remarquable. Pas des monstres de concentration mais de belles choses à venir il me semble. Je vous tiendrai au courant de leur évolution dans les caves car les rouges changent toujours de profils durant l'été lorsque la prise de bois et l'amalgame de SO2 s'opèrent complètement.

Le millésime 2012 s'annonce encore une fois très précoce et nous sommes repartis sur les bases de 2007 et 2011 avec des bourgeons qui "pointent" à la fin de Mars et des feuilles qui sont apparues formées autour du 5 Avril. Si le temps se poursuit ainsi nous récolterons donc au début du mois de Septembre. Refaire un 2011? Je signe tout de suite! Nous avons passé deux coups de charrues pour « cavaillonner » les ceps dans un premier temps puis pour libérer ceux-ci des herbes qui les entourent avec les fers inter ceps. Voir les photos sur DC si vous en avez le temps. Le travail de main est en ce moment très pressant et je suis en retard pour coucher mes baguettes de Guyot simple dont les bourgeons continuent de s'épanouir. J'ai bossé hier toute la journée et il me paraît évident que le lundi de Pâques ne sera pas une fête sans labeur. Mais je n'en souffre pas, car il fait beau et être dans les vignes par ce temps là, c'est aussi du plaisir!

Nous avons planté il y a deux semaines un nouvelle parcelle de Bourgogne blanc à une densité de 15.500 pieds par hectare. Un choix effectué après avoir observé que sur le finage de Bourgogne blanc "Haute Couture" de Meursault il est impératif de produire peu par ceps pour donner à nos vins la profondeur souhaitée. On pourra ainsi offrir une cuvée très haute densité à nos acheteurs dans les années à venir et nous expérimenterons des systèmes de taille et de conduite du feuillage nouveau en compagnie de l'INRA... de Bordeaux! En effet je continuerai les expériences faîtes grâce au Greenseeker sur la vigueur du feuillage avec le chercheur Jean-Pascal Goutouly et pierre Sauris. Que de belles observations à venir!

Dans un autre ordre d'idée je travaille avec la tonnellerie "Ermitage" et Maxime Cromier pour affiner le grain de nos merrains afin d'utiliser pour nos fûts - pièce de 228 litres - des séchages plus longs que la moyenne sur des origines de bois très racées. Ainsi le millésime 2011 a vu l'utilisation de bois des forêts du Tronçais et de Bertrange sur des grains très fins séchés quatre ans à l'air libre. Ces "48" mois ont livré des vins d'une neutralité boisée sidérante et je suis vraiment enthousiasmé par la précision des moûts qu'ils contiennent. La fraîcheur et les senteurs de poire william combinées à des notes florales d'une finesse fantastique. J'ai hâte de vous faire goûter cela! Les premiers crus et villages 2011 en contiendront d'ores et déjà 1/3 et nous passerons à 60% sur 2012 avec toujours environ 25% de bois neufs pour toutes les cuvées en dehors de l'aligoté élevé en cuve.

Pour finir je me suis fait un petit plaisir personnel en refaisant totalement l'éclairage et les allées de nos caves qui ont été intégralement brossées et dépourvues de leurs anciens graviers pour de nouveaux petits cailloux achetés " lavés sans poussière". Il y a longtemps que je voulais une cave sentant l'eau de roche, le vin et le bons merrains, débarrassées des odeurs de "champignons" sur des éclairages adaptés aux couleurs des vins...c'est fait! Et j suis convaincu que sans cette ultime pureté là, il n'est point possible d'être "ultimement" pur dans les vins. Cela doit être mon enfance en Suisse...mais je suis absolument obsédé par le côté "clean" des voûtes, des allées, du gravier et des fûts. Donc brossage toutes les semaines et nettoyages des pièces selon le même rythme. Kate me dit que c'est obsessionnel...elle a raison!

 

 

Etape 2: En Mai fais ce qu'il te plait! - (Ecrit le 6 Juin 2012)

...Et en Avril il ne fallait se découvrir d'un fil...tant la météo clémente de Mars s'est muée en une succession de périodes de pluie et de vent qui ont largement contribué à retarder une végétation partie "en fanfare". D'une année très précoce du style de 2007 ou 2011 nous sommes passé à un millésime quasiment "tardif" car le temps a ralenti la pousse et surtout compliqué à gérer. En effet la pression mildiou est une des plus fortes de ces dernières années et il a été difficile de passer dans les rangs pour labourer et traiter car ceux-ci étaient souvent humides et la végétation inter-rangs poussait à vive allure. Un casse-tête qui conduit de nombreuses exploitations à traiter le WE ou a passer avec les bidons "à dos" dans les zones qui ne sont pas accessibles.

Quelques heureux motifs de satisfaction toutefois. Le gel a épargné la quasi totalité du vignoble - si l'on excepte les bas de Chassagne et Santenay -, la pousse de la vigne s'effectue de manière assez douce et donne le temps d'effectuer un bon travail de main pour ébourgeonner et puis les charges de raisins sont assez généreuses il me semble. Le tout évoluant plutôt favorablement car la fleur apparue autour du 1er Juin semble avoir été à son pic le 5 dans les chardonnays et quelques jours plus tard dans les pinots. On vendangera donc entre le 11 et le 20 Septembre selon toute vraisemblance.

Je ne peux m'empêcher toutefois de voir cette année comme un peu "curieuse" et j'ai nettement l'impression qu'elle nous réserve encore des surprises. Le temps n'arrive en effet pas à se stabiliser et il est évident qu'il va être complique de gérer les passages de traitement pour juguler les maladies, sans parler de la gestion des mauvaises herbes qui sont cette année fort envahissantes.

 

Etape 3 : fleur de pinot, gare! - (Ecrit le 7 juin 2012)

Il a fait un temps froid et pluvieux hier et cela risque de perturber le passage de la fleur dans les pinots noirs des deux Côtes. Les chardonnays plus avancés en souffriront moins et ne devrait dans que peu subir la "coulure" qui fait avorter certains fruits.

Les passages pour traiter les vignes sont décidément peu aisés cette année et les sacs d'eau qui tombent régulièrement empêchent de bien travailler dans les vignes en rendant les sols très gras. Tout le monde est en "bout de traitement" et sans doute un peu inquiet...

 

 

Etape 4 - 30 Juin: Grêle en côte de Beaune - (Ecrit le 2 Juillet 2012)

Le temps n'est pas clément en 2012 et la succession des périodes de beau temps avec celles pluvieuses marque sensiblement le travail qu'il faut effectuer dans le vignoble. Combien il aura été difficile cette année de suivre les vignes au plus près en canalisant leur vigueur et en maîtrisant les passages nécessaires de traitement contre les maladies. Les vignerons n'avaient sans doute pas connu pareil casse-tête depuis le millésimes 1998 et il faut remonter bien loin dans les mémoires pour observer les éléments naturels conjuguer leurs efforts avec autant de régularité pour perturber les producteurs et les rendre nerveux.

En dépit de cela, et même si les vignes présentent des profils atypiques faits d'herbes et de chardons, les récoltes étaient jusque là préservées. Nous savions que les pinots seraient peu productifs car la coulure les a fortement impacté lors du passage de la fleur mais les vignerons estiment toujours avec raison que les petites charges autorisent souvent des vins concentrés. Un mal pour un bien... supportable! Bien sûr le mildiou est également dans les vignes et l'oïdium rôde- je vous en ai parlé par ailleurs -mais cela concerne surtout les zones basses et les zones humides et à force d'acharnement dans les traitements, de réflexion sur le moment de les épandre et de labeur à des heures indues, le soir ou les WE, cela ne se passait pas si mal, en tout cas pas de manière catastrophique. J'ai même longtemps affiché un certain optimisme tant je considérais que si le temps se mettait au beau à partir du 15 Juillet, nous serions dans la possibilité de livrer un très bon millésime. Depuis mon raisonnement a subi de fortes turbulences...

...car la grêle a frappé la quasi totalité de la Côte de Beaune le 30 Juin. Une grêle féroce, s'étalant sur plusieurs kilomètres et balayant de Santenay à Corton l'ensemble des coteaux et de la plaine. Une "grêle égalitaire" où tout le monde a reçu son lot de désolation et de tracas, une grêle insidieuse qui a haché les feuilles et décapité des baies à peine naissantes en fauchant à tout va, chardonnays et pinots. Le stade de fermetures des capuchons n'y a rien fait et la Côte a subi une douche écossaise de grésil et de grêlons - gros comme des oeufs de caille et à certains endroits comme de petites balles de golf - qui a laminé son vignoble.

Comme souvent toutefois certaines zones souffrent encore plus que les autres. Le coeur du vignoble, soit Pommard, Volnay et le Nord de Meursault et Monthelie ont reçu les pires volées de glace depuis 2001 et des secteurs sont détruits à plus de 50%. Pommard et Volnay sont désormais intégralement sinistrés car la quasi totalité des baies sont marquées. Les extrémités sud et Nord ont été moins touchées Corton, Savigny et Beaune Nord mais Santenay et Chassagne subissaient leur troisième "attaque" de l'année, L'escadrille des grêlons est assidue en 2012!

Dans ce contexte de désolation, le vigneron courbe l'échine et s'en remet à la qualité de son travail pour sauver ce qui peut l'être encore. Certains ont une assurance grêle qui couvrira les frais professionnels et permettra de ne perdre "que" la valeur de la récolte touchée, un moindre mal qui n'est évidemment pas satisfaisant et qui ne permettra pas de couvrir les gros investissements qui ont été opéré dans certaines propriétés...bref c'est quand même un peu la "scoumoune" car à partir de maintenant nous entamons un cycle qui nous entraîne vers une "année de sauvetage" où l'on sait pertinemment que notre travail sera plus dur et que la récolte sera de petite quantité. Espérons que la qualité sera en revanche au rendez vous! Mais il va falloir trier, trier et trier encore...

 

 

Étape 5: récolter... quand? (Ecrit le 7 Septembre 2012)



Nous sommes le 15 Septembre et cette date correspond plus ou moins aux fameux cent jours après le passage de la fleur de vigne. En général un moment respecté par de nombreux vignerons pour démarrer leur récolte. Cette année toutefois peu nombreux sont ceux qui ont déjà commencé à couper leurs précieux fruits. La faute à une année aussi imprévisible qu'émaillée de forces coups de grêle et départs de maladie. (On se réfèrera à mes textes ci dessus pour plus de détails).


Le mois d'Août ayant démarré par un second orage de grêle dévastateur les vignerons ont cru au pire. Mais après cet épisode désespérant le temps s'est mis au beau et il a fait très chaud durant près de cinq semaines. Une sorte de petit miracle qui a permis sans doute de sauver une récolte alors très altérée et mal partie pour mûrir.
Cependant si le soleil a autorisé une belle maturité, si le vent a fait tomber certains grains secs impactés par la grêle et si les traitements ont dans l'ensemble - mais irrégulièrement - jugulés les maladies, il subsiste toutefois des effets liés à ce qui s'est passé lors des quatre premiers mois du cycle végétatif. Les bois, les feuilles et les baies portent des stigmates que l'on ne pourra pas totalement éradiqué même en triant très sévèrement. De ce fait cueillir des raisins à juste maturité restera une vraie gageure car l'acidité quoi qu'il arrive sera au rendez vous comme une sorte de reliquat des conditions météorologiques de l'année.


Un casse tête s'annonce donc car il y a fort à parier que le 22 Septembre jour du changement de Lune le temps se mette à varier et la pluie à tomber. Dans ces conditions QUAND faut-il y aller? Prendre les fruits tôt pas tout à fait mûrs par beau temps où attendre et risquer d'obtenir de meilleurs degrés avec un temps mouillé?... Chacun aura SA solution et elles seront toutes porteuses du choix des producteurs, nous verrons QUI aura opéré les bons choix en Mars
2013.

Etape 6: La récolte 2012 vue de l'intérieur - (Ecrit le 22 Septembre 2012)

 


Il est difficile de tenir un journal de vendanges dans une année comme 2012 car le travail a été incessant et fort éprouvant pour les esprits et les organismes. Nous n'avons pas eu une minute d'arrêt depuis un mois car il a fallu composer avec un temps capricieux, des maturités décalées et des prises de décision bien difficiles à objectiver en fonction de nos options de vinifications.

Quoi qu'il en soit j'avais pris la décision dès la fin du mois de Juillet de couper des raisins à pleine maturité sans m'occuper des conditions climatiques dans lesquelles ils seraient rentrés et je m'y suis tenu. Un adage simple a guidé mes pas :

" Mieux vaut couper des raisins mûrs sous la pluie que des raisins verts sous le soleil ".

Une phrase sibylline que Jacques Marie Duvault-Blochet mettait en exergue il y a déjà plus de 150 ans avec un bon sens consommé de l'observation et une farouche volonté de produire des vins équilibrés, denses et capable de se bonifier par une maturation sous verre de plusieurs années. Bien entendu, elle colle parfaitement avec ce que je souhaite faire dans l'appellation Meursault, à savoir continuer de perpétuer une forme de vin connue depuis plusieurs siècles, celle d'un vin totalement sec ayant un milieu de bouche possédant une très grande fraîcheur ET une sensation mœlleuse. Bref, je ne souhaite en rien changer ou faire évoluer le style de ce vin qui se livre sans effort et naturellement sous ce jour en raison de ses climats formidables, de sa météorologie de limite nord d'exploitation du cépage chardonnay, et de la texture visqueuse que ce dernier autorise en même temps que de son idéale acidité s'il est cueilli juste mûr et vinifier sans le moindre botrytis.

Les vignes du domaine ont été marquées comme toutes celles de l'appellation par deux orages de grêle qui ont fait perdre plus de la moitié de la récolte. Dans nos malheurs une lueur d'espoir, car ces deux coups de grêle ont été précoces et les fruits restants étaient au final moins marqués par les impacts que ce que l'on imaginait initialement. Nos Vieilles Vignes du côté de Puligny étaient même dans un état impeccable et surtout chargées idéalement pour produire des vins dignes de cette appellation exigeante. Les premiers crus ont donné entre 20 et 25 hl/ha, alors que dans les villages nous avons récoltés nos parcelles avec des rendements compris entre 28hl et 37 hl. Pas si mal au fond!

Sur les 55 pièces de Meursault VV que peu produire le domaine selon les rendements autorisés, nous en avons donc rentré 34 mais je souligne que je ne dépasse jamais les 45, ce qui au final donnera près de 9.000 bouteilles de cette cuvée qui est quand même le coeur de notre production et en tout cas celle qui permet de faire vivre le domaine. Les crus eux seront plus limités et comme en 2010 ils seront rares. 4 pièces de Tessons et deux de Cras...un peu plus dans les autres heureusement, mais quand même ce n'est pas vraiment l'opulence!

 

 

 

 

Si je reprends le fil de cette vendange depuis le début, je me rends compte qu'elles ont été particulièrement étalées, voyez donc:

 

 

  • Un démarrage "prologue" le 17 Septembre pour couper les Volnay-Santenots qui étaient vraiment idéalement mûrs - 13,5° - et sains. Nous en produirons 750 bouteilles au lieu des 1800 habituelles, mais les fermentations se passent bien avec des couleurs profondes et des tanins abondants et fins.
  • Poursuite des rouges le 20 Septembre avec des Bourgogne rouges à 13,2° après tri à la parcelle. Nous en produirons 7/8 pièces au lieu de 13 habituellement. Je les élèverai dans des super-fûts - Ermitage Tronçais 48 mois - qui seront neufs ou de un vin...j'en attends beaucoup.
  • Les premiers crus blancs ont été rentrés à partir du 22 jusqu'au 24 Septembre. Aucun d'eux ne sera chaptalisé car ils titrent tous entre 13,2 et 13,5 degrés naturels. Des moûts purs, très riches, bien dotés en acidité (valeurs tartriques de feu!), qui sont déjà entrain de fermenter grâce à leurs levures indigènes. Des 2010 bis avec un peu plus de finesse il me semble si j'en juge les dégustations des jus non fermentés et clairs.
  • Les Meursault VV furent récoltés les 24,25 et 26 Septembre, ce dernier jour sous une pluie battante, cela sera CEPENDANT sans aucun doute la plus belle cuvée car les très vieux pieds de Pellands étaient vraiement magnifiques. J'ai réalisé cette année six cuvées différentes - titrant toutes entre 12, 7 et 13,3 degrés - en les élevant dans les mêmes bois et selon les mêmes proportions de fûts. Pas un gramme de sucre, pas de levure...rien! Et quand tu ne fais rien c'est mieux!
  • Bourgogne blancs - 28 hl/ha - et Aligoté - 31 hl/ha - furent coupés sous le soleil le 27, triés à la parcelle - comme tous les autres -, ils titraient tous les deux 12,5 degrés et ne seront bien entendu pas corrigés en sucre.
  • Enfin hier 28 Septembre nous avons terminé à Pommard avec une récolte hyper saine ( pas le moindre grain sec ou botryrtisé ce qui dans le contexte de l'année est miraculeux -, minuscule et je l'espère de haute qualité...nous verrons!

 

Désormais tous les blancs sont pressés et à part les deux derniers coupés ils sont tous partis en fermentation ce qui nous interdit quasiment l'accès à la cave sans masque. Les rouges sont encore en phase de cuvaison et le Volnay sera je pense décuvé en fin de semaine prochaine.

 

Voilà je crois vous avoir livré une "photo" assez claire de ce qui s'est passé lors de cette récolte 2012. Ah si un mot encore, je suis vraiment des plus heureux de la voir se terminer dans ces bonnes conditions tant nous en aurons "bavé" cette année...

NB: certains lecteurs habitués pourront s'étonner de ne plus me voir donner une revue d'ensemble sur ce qui se passe et s'est passé dans la Côte. C'est un fait absolument volontaire. Je me sens désormais pleinement vigneron et négociant. Plus question donc de livrer des points de vue - que je voulais pourtant le plus neutres possible - sur ce qul se vit autour de moi...mais je continuerai à vous parler des flacons bus, des climats tels que les vois et de mon job!

 

 

Etape 7 : A fleur de peau (Ecrit le 1er Octobre 2012)

Il y avait cette fatigue accumulée depuis le mois d'Avril. Il y avait cette inquiétude qui planait, ces non dits pesant qui gangrènent l'assurance et font douter de tout, d'un rien, de soi, des autres et de la manière de vivre une passion. Tantôt se sentir des ailes, tantôt avoir les pieds en plomb mais surtout peur de ne pas pouvoir y arriver. Assurer est une chose, le faire selon sa conscience en est une autre. Je n'étais pas serein cette année,2012 est né dans la douleur au domaine Buisson-Charles.

Mars annonçait pourtant une récolte précoce et Avril se passa sans la moindre petite gelée, mais que dire d'une suite qui ne cessa de nous marquer par ses incohérences, ses coup bas, ses maladies, nous laissant un peu plus abattus à chaque revers culturaux. Le temps joua contre nous une étrange partie ou nous fûmes bousculés chaque journée de l'été ou presque. Pas un jour sans qu'il fut nécéssaire de se persuader de continuer en affrontant les difficultés les unes après les autres...ou plutôt les unes sur les autres!

Je me revois le 31 Juin à Arras au Main Square festival recevant les photos de Louis me montrant un tapis de grêle devant chez nous. On s'inquiétait pour « Mildium », on a eu la foudre, le vent, les grêlons et la frousse de perdre une pleine année de sueur et d'espoir. Kate en pleurs, je me suis dit alors qu'après tout adviendrait ce qu'il adviendrait et que nous aurions ce que nous pourrions. Il arrive un moment où lutter ne suffit plus, il faut aussi ce petit truc qui s'appelle la chance et qui permet d'espérer. Nous savions dès ce jour que la moitié de notre possible revenu était perdue et que désormais cela ne pourrait plus être pire.

Je n'ai pas eu le goût alors de continuer à écrire, pour vous dire que cela n'allait pas, pour vous raconter notre détresse car à quoi sert de se plaindre quand on a choisi de vivre aussi des moments comme ceux là. Mon journal s'est interrompu, j'étais vide et sans mot pour vous conter notre quotidien. N'allez croire toutefois que je me lamente, non, et c'est peut-être pire, tu bosses pour produire un idéal que tu ne pourras pas offrir, ton temps est compté et tu as perdu avant même de finir la partie! Pourtant il faut y aller...encore,encore et encore. Le labeur des vignes se termina début Août, trois semaines après une année "normale". Le calice jusqu'à la lie.

Deux semaines à Pompéï ne furent pas de trop pour recharger des batteries et pour nous faire espérer produire du Falernum avec le peu de grappes nous restant! Mais une chose est certaine ce cru là aura en lui la nervosité et l'énergie de concepteurs à "fleur de peau".

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Une revue des 2011 Buisson-Charles par Sarah Marsh MW

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Domaine Buisson-Charles 2011 - Analysis from Sarah Marsh MW
 
 
  
I tasted with the amiable Patrick Essa. There was a dark storm while we tasted. The heavens
opened and the rain came down, followed by hail. Everyone was looking anxious and then the
news came that Pellans had been slightly hit by hail. Patrick, in fighting spirit, soldiered on with
the tasting and we even went to the cellar after and tasted a wonderfully fresh 1988 Tessons. I
only hope he was not drowning his sorrow with it afterwards. The rain continued to beat down
that evening. His father-in-law Michel Buisson, now 76, would pass by occasionally and taste
something with us without really giving anything away. Patrick has been running the domaine
with his wife Catherine for the past twelve years, but has, in true Burgundy fashion only had
complete control for the past three.
They have six hectares. One third of which in red in Volnay and Pommard. There are 4 hectares
of whites, only in Meursault. 2.5 village vines and 1.5 premier cru. Patrick who was a PE teacher
married into a wine family, but soon became hooked by his father-in-law.
“It is a classic vintage with good production and maturity,” said Patrick. The alcohol is 12 to 12.7.
“Probably just before the harvest I thought it was not a great vintage as we had many difficulties
of maturity and the weather was poor, but during the harvest there was good sun and day after
day we have harvested good quality grapes. All along the elevage I find the wine has more
complexity and intensity. I am very satisfied with the vintage; not a great vintage but with good
fruit and aroma and some good density in the wines. After 2009 and 2010 we have a more
classic vintage like 1999 for good acidity and balance. When I taste in barrel I like them.”
Three new wines (negoce) have been added to the portfolio. One village Meursault ‘Les Grand
Couture’ and two Chassagne, En Remilly and La Romanée. “I work with a small estate in
Chassagne. It is interesting to vinify a Chassagne-Montrachet for my customers – 1000 bottles of
each wine.”
Harvested from  3rd - 8th September. “It was mature, but less than 13%. It is interesting as
less alcohol but more sweetness, elegance and finesses and I prefer this style. I prefer wines
with more tension and not too much expression. Here in Meursault we have naturally much
glycerol in the wine and it is important to conserve the delicate expression. In 2011 there was no
botrytis, so we did not have to de-select it.”
“Lower alcohol is good for drinkability…good acidity, tartaric 3 to 3.8 and malic also good…not as
much as 2010…acidity not a problem in 2011. There is a good balance of acidity and alcohol and
if you then consider the natural concentration of lower yields the balance is good. (Yields were 42
for village and premier cru and 52 for the Aligote). There were equal quantities of malic and
tartaric. If you have too much tartaric you can have too rough a wine, but this is not a problem
with 2011.”
“I need no sugar, no yeast and no enzymes. The wines a normal alcoholic fermentation and in
December 1/3 of the wine did MLF and the rest started in March. I don’t like to bâtonage, but if I
have to I will do some to finish the MLF.” pHs between 3.10 and 3.22 after the MLF.
“During deboubage I selected many lees. I prefer to have wine with high percentage of lees – 5
liters per barrel - for the concentration the aroma and the expression of soil…and also you need
less SO2 afterwards.” He always uses a lot of lees whatever the vintage, but as he says is careful
in selection – “no black or green lees…just fine lees. When you have no botrytis you can select
finer lees, which is why I always get rid of the botrytis…it is not possible to select the harvest for
the red and not the white – I do not understand that logic, so I do it.”
He will probably bottle in December “as for my cellar it is a good date. It is a good cycle given we
have a fresh cellar and it is not too cold by December, but for 2011 we have harvested 1 month
early so we may bottle end of November. I have no systematic process. 12 months in barrel and
then 2-3 months in the stainless steel. When you have a good number of barrels it is better to
make the blend for longer. You need the harmony which comes from bringing them together for
about 4 months. In stainless steel the SO2 level easier to adjust. For So2 I like 80 to 100 total
and 30-35 free – but no more. CO2 is very important too. I supervise the level of CO2 and bottle
at 700-800mg/l – imperceptible.”
 
A very good flight of wines. Pristine. Intense fruit, ringing freshness and lovely clarity.
 
 
 
 
*Bourgogne Aligoté 2011:  
Stony vineyard below the main road in Meursault with clay soils. 70 year old vines. Only in steel
no oak. Volume of 10 pièces. Appley, zesty and pure. Estery, leesy aroma. Very fresh and lively
on the palate with plenty of fizzling citrus fruit. A lovely Aligote with good maturity.
Bourgogne Aligoté 2010:
Appetizing aroma with hints of aniseed, herbs and mint. Sweetly rounded with a note of butter
mint on the palate and very fresh. Just a delicious Aligote
 
 
Bourgogne Blanc 2011
One half in barrel and half in stainless steel – this year he was not sure what to do 25 year old
vines in ‘les grandes coutures.’ He has replanted part of it which was in pinot noir at a high
density of 17,000 vines per hectare. Good clay and stony soil and the higher bit is fresher and
more interesting. 8 to 10 bunches for each vine. Some engaging appley, lemon fruit. Ripe and
nicely rounded with decent concentration, quite steely with some minerality and fresh acidity…it
is focused on the finish. Jolly good. Top notch.
No new oak in the Bourgogne but what follows has 25% which is represented in the samples.
 
*Meursault, Vieilles Vignes 2011
6 different vineyards. Each year Patrick doesn’t use all of it. 5 barrels are dismissed. 1 hectare is
in Pellans, so the major part of a total of 2.5 hectares. Patrick uses 2 different coopers and
forests: Damy Voges and Ermitage Troncais. Old vines at 45 to 100 years. This is straight and
pure on the palate. Ripe fruit with some penetrating acidity. There is some delicious ripe fruit in
the middle, but a very keen tight, crisp finish. A very energetic village Meursault. Very good+.
From 2015
Meursault, Vieilles Vignes 2010
Rich butter mint aroma. Sumptuous, but firm attack. Full and ripe with really sweet intensity of
fruit. There is good weight; that extra bit of plumpness, but with elegant fruit and plenty of pace.
It finshes on a note of glossy minerality. Score 16. From 2014
*Meursault, Les Tessons 2011
1/3 of a hectare in the southern part of the climat, easterly exposure, full hill side, “rockier soil
with red soil,” says Patrick. The vines are 50 years old on average. 8 barrels in the vintage.
Enticing aroma and with slight spice and hints of pain epice. Juicy on the attack. Good firm core
to the palate, finely honed and channeled. This has excellent energy, neatly clipped edges and a
pure and long finish. Lovely intensity. Glimmers with smooth, supple minerality. Wine of lovely
clarity. Top notch lieu dit. Particularly good. From 2016
*Chassagne-Montrachet, En Remilly 2011
2 barrels which are one year old oak. Patrick buys the grapes. Succulent and vibrant aroma. Very
juicy attack, glistening minerality and lively with acidity. This has a high spine and top note and
powdery, chalky mineral finish. Lovely savory minerals to the end. Fine+ From 2016/17
Chassagne-Montrachet, La Romanée 2011
Orange blossom and citrus notes on the nose. Lovely high note, very streamlined and pure. A
satin, rich ribbon of fruit carries this elegant palate. Pure, intense sweetness on the finish. Fine.
From 2015/16
*Meursault, Les Cras 2011
1/3 hectare in front of their Volnay Santenots. Richer aroma. Ripe pear, orange and some spice.
“I compare this with Chablis Blanchots,” says Patrick. “We have stony white soil. A singular
vineyard with character.” This is rather more rich and glossy. Rounded, quite burly and full with
some weight, but it has the keen acidity typical of this domaine, which cuts like a knife. It
finishes on a sappy chalky mineral note. An unusual wine, quite masculine and with some grip.
Particualrly good towards fine. From 2016
*Meursault, Charmes 2011
Dessus part, just under Perrières with 45 year old vines. Very pure and softly mineral aroma.
Smooth and sleek with burnished mineral woven into the fruit; elegant and so smooth. This purrs
across the palate, threaded with bright acidity. Very refined. Svelte and seductive, lovely acidity
and persistence. Fine. From 2016/17
Meursault, Charmes 2010
Bottled in January. Juicy and full on the nose. Sleek golden fruit very intense. Firm acidity comes
through, keen and energetic. Very bright on the finish. Woven and mineral. Shimmers with soft
minerality on the finish. Score 18.5
Meursault, La Goutte d’Or 2011
1/3 hectare. 7 barrels. Patrick feels that year by year it achieves a grand cru level. “It is a wine
with great character, small and less well known.” He feels this has a powerful, spicy and mineral
expression and concentration. “Probably one of the wines in Burgundy with the best ageing
potential.” He has wines from the 47, 54 etc.
Very dense aroma. This is rich and concentrated, full, powerful and dense. A burly muscular wine
with good layering and intensity. The acidity comes through like a blade. It is very compact and
shows honed muscularity. Battened down. Fine, maybe fine+. From 2017 and Patrick says for 25
years.
Meursault, Les Bouchères
Here the vines are 70 years old. It is a specialty of the domaine. He sees this as the archetypical
meursault. Floral aroma, scented with white flowers. A delicate and fragrant aroma. Light and lacy and
elegant on the palate. It is a more open textured wine, juicy and elegance. It is more subtle.
There is a delicacy. It has volume but no heaviness. This is exactly what I expect from this terroir
and it is a very good Bouchères. Fine. From 2016
Meursault, Les Bouchères 2010
This has crystallized fruit aroma. Succulent attack and a juicy palate. Crystallized fruit and spicey.
More obviously fruit diven versus the 2011, which is more floral. Much airier than the Goutte d’Or
but not fragile, some good intensty and focus and shows delicious acidity. Good energy to the
finish. Score 18. from 2015/16
Red
Bourgogne 2011
Vibrant red cherry fruit and violets. Juicy and energetic. Good firm tannins. This has some
crunch. Attractive.
Volnay, Santenots 2010
50% stems, remontage and pigeage. Old vineyards in upper part, just in front of Volnay Caillerets –
of course he would like some from Santenots du milieu, as the middle is best, but if a
choice he would rather be up than down. However he wants to make a finer wine to be on a par
with his whites…This is bright and juicy, lightish bodied with vibrant red fruit, some firm, but fine
enough tannins, it’s rather mineral and very energetic.Crisp and floral on the finish
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
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Olivier Poussier décerne deux coups de Coeur aux vins du domaine

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Dégustations de vins de Bourgogne
Vins de Bourgogne : double coup de coeur pour Buisson-Charles

En préparant le guide des meilleurs vins de France 2013, Olivier Poussier a eu un double coup de coeur pour deux cuvées du domaine Buisson-Charles : Goutte d'Or et Bouches Chères.

 

C'est un coup de cœur pour deux premiers crus qui ne sont pas les plus médiatiques de l’appellation Meursault. Les cuvées Goutte d'Or et Bouches Chères sont d’une définition remarquable. Il y a un potentiel de vieille vigne important qui leur donne cette dimension, ce fond, ce caractère.

Goutte d’Or 2010
Vendu 40 euros, c'est un excellent rapport qualité-prix.
C’est peut-être le plus beau des Goutte d’Or que j’aie jamais goûté.

Il a une dimension proche d’un grand cru, en terme de définition, de potentiel, de matière. Son opulence est bien gérée par beaucoup de finesse et d'élégance. Avec toujours cette touche équilibrée.

Ce que j’aime sur ce domaine, c’est la façon dont les bois sont gérés. Ils ne sont aucunement fardés. Ce sont des vins qui font totalement abstraction de l’élevage.

Il a une capacité de vieillissement d’une trentaine d’années sans aucun problème.

Bouches Chères 2010
Cette cuvée est un peu plus dans l’archétype de ce que Meursault peut représenter. Ce vin est finement beurré, crémeux, sans tomber dans la mollesse.

Un vin d'une grande élégance et d'une grande finesse. Derrière le gras et la générosité il y a le support acide qui permet à ces 2010 d’avoir du peps et du potentiel.

Voir la Video d'Olivier Poussier:

http://www.larvf.com/,vins-domaine-buisson-charles-coup-de-coeur-degustation-goutte-d-or-bouches-cheres,2001120,4247111.asp

 

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Les 2010 du domaine évalués par Sarah Marsh MW - Burgundy Briefing

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Domaine Buisson-Charles, Meursault

I was met by the affable Patrick Essa. His father-in-law Michel Buisson is now 76. Patrick hasbeen running the domaine with his wife Catherine for the past twelve years.They have six hectares. One third of which in red in Volnay and Pommard. There are 4 hectaresof whites, only in Meursault. 2.5 of village vines and 1.5 premier cru. In the 2011 vintage therewill be some Chassagne next years. Patrick married into a wine family, but soon became hookedby his father-in-law. He explains that “it was really important for me to understand whiteBurgundy with a cultural vision. I do not produce wine for me, but for the appellation. Thedomaine name is not as important as the terroir.” The new label reflects this, as, unusually, thedomaine name is relegated to a position bottom left.

For Patrick one of the most important things is selection. “We select in the vines. I want nobotrytis and no green grapes.” He likes no more alcohol than 13 or 13.5 at the maximum. “Weadd nothing, no yeast, no enzymes.” He adds, “It is a vision centered on the culture of the vines– good grapes; grapes with good balance.”“We do not have a high production 40-45 h/ha white and 35 to 40hl/ha maximum for the reds.

However the 2010 was much lower and it’s not something I like either, as it is difficult to meet the demand of my importers. In 2010 they a very low 22hl/ha in the Aligoté for example. Theywere down to half yields on white in general and not much more for reds – 25hl/ha. (Compare2009’s 46hl/ha white and 42hl/ha for reds.) “We would select out any botrytis if there was any,

but the problem was due to the poor flowering. It seems they did not set. “We harvested withthe sun.” He recalls no problem with the storm. He harvested on the 18

 

 

th September – theprovisional date was 24th, but they brought it forward for the red and the 20th for the whites.(Pommard was later as they are younger vineyards).“I think it is the best vintage for white since 1999,” remarks Patrick. He liked 2009 for sweetness,but considers, “2010 has great concentration with acidity and perfect fruit and intense flavour. For me the slow alcoholic fermentation is a very good sign.” This finished in December.

For most the MLF is still going. Only about 30% are through MLF. “For me it is important as wework with a lot of lees. The lees are selected for aging for 18 months. I like a slow MLF; slow autolysis of the lees and I like the use of the natural CO2 to protect the wines, rather thanadding SO2.” He uses as little SO2 as he can get away with.He does not often use bâtonage generally. “I used some in 2008, but it’s not something I especially like. We have natural glycerol in the wine, we do not need bâtonage. I like purity and density and good balance with the acidity.”

Pressing: he likes a little foulage. He prefers to crush a little so he can use a lower bar (1.6 to amaximum of 2) of pressure and no turning. He does not like whole cluster in white for he feels he would have to use higher pressure. No sulphur is used in the first two hours. He sections off the juice, filling up each barrel by degrees, so he gets equal proportions of the lees in each barrel. It is all done by gravity to barrels in the cellar beneath the winery. It is all vinified in cask with 25% new oak then remainder in 1 to 4 year old casks. Only Aligoté is in stainless steel. “It is a very old vineyard, (70 years) which reaches naturally over 13 degrees, so in oak it would be too fat.”

 

A little sulphur before the fermentation. As mentioned he doesn’t like it, “but I can not make white without any protection.” “We produce wines for ageing; they are not that exuberant in the first part of life. The wines need five years, if it is possible.”

The samples were representative of the finished cuvees with 25% new oak, 25% 1 year old, 2 year and 3. So it is the expression of the cuveés. He uses just Vosges forest, only Damy and medium toast.

A very good flight of wines. Meticulous.

 

*Bourgogne Aligoté 2010

   Stony vineyard below the main road in Meursault with clay soils. 70 year old vines. 40% MLF. 12.8 degrees natural. pH 3.08. After fermentation TA 5.6. 10ouvres. 6.5 barrels. “Lovely harvest with small grapes in 2010. We have the same concentration as 2008, 2002 and 1999 which were very good years for Aligoté,” remarks Patrick. It is very important for me to have nose like spring water with no reduction in whites. Like the smell of a river. I like Aligoté to have green apple aroma. You should have this for a varietal expression

    after the MLF. Fresh and crisp and airy on the nose. Lovely ripeness on the palate. Firm acidity encased in fruit. It is energetic. Top notch. It will need a little time in bottle. Very zesty and concentrated for Aligoté.

This was the first wine I had tasted from this domaine and I had no pre-conceptions. I had selected them randomly to visit. Things suddenly looked rather interesting. I was keen to taste more.

 

Bourgogne Aligote 2009

Whafting aroma with fragrant, light aroma of lychee. A delicate note with white flesh. Pure and light and intense. It lovely. Ripe and very floaty. Delicious.

 

*Meursault, Vieilles Vignes 2010

6 different vineyards. He wanted a ‘round cuvée’ from the village. “If you have good soil withgood quality, but with no singular quality, it is better to blend to get complexity in the blend. It is an historic vision; the vision of our ancestors and our choice. 20 barrels. It will get 15 months in barrel with one racking. No fining. Many of Patrick’s wine in 2010 have no filtration. Breezy stone fruit on the aroma. Smooth expression. Lovely concentration and juiciness. There is good intensity here. A little grip and good, coating palate coverage. It shows complexity for a village wine. The finish is long and very pure. Really a lovely Meursault. From 2012/13

 

*Meursault, Les Tessons 2010

 1/3 of a hectare in the southern part of the vineyards, “rockier soil with red soil,” says Patrick, “So it makes an expressive wine in the first part of its life.” The vines are 50 years old. 50% MLF.Tiny production. Aromatic with hints of white peach. This is taut, pure and intense. Compact on the palate and the cool minerality comes though on the finish. Wonderful tension. Very mineral on the finish. There is a silkiness to the minerality. Particularly good. From 2013/14

 

Meursault, Les Tessons 2009

 Touch of pain epice on the nose. Very intense. Bright and lively on the palate. Smooth, straight and finely honed with satin texture. Lovely long finish. Just delicious. Score 17/20. From 2012/13

 

Meursault, Les Cras 2010

 “¼ hectare in front of their Volnay Santenots. Lots of small white stone and a sunny exposure.When you have pear, it is an indication of the ripeness of the vintage. This 13.5 – it is always high in alcohol and we always harvested this first.” Not a low pH here at pH3.4 and acidity 5.6 A more graphite minerality and savory aroma. The palate is rich, firm and taut. Slightly reserved. A full palate with ripe, but white, peach, but white peach and a sappy, austere note at the end. It has grip and intensity. Particularly good to fine. From 2014

 

Meursault, Les Cras 2009

 Spice and orange flowers. Ripe and rounded and sleek; very seductive. It’s full, generous withnotes of smooth stone. Breadth to the palate. An austerity with savoury character underpins it as it does the 2010, so it’s both rich and savory. Score 18. From 2015

 

*Meursault, Charmes 2010

Upper part, just under Perrières. Twenty year old vineyards. Tiny production. No millerandage,but very small grapes. 2 barrels only Intense aroma. Certainly ripe, but quite reserved. Very elegant. It is svelte and smooth. Lovely intensity and a whisperingly seductive finish. Very fine knit; silky, woven with glimmering acidity and threads of silky minerality. Quite secretive. I like its poise. Fine+. From 2014

 

Meursault, Les Gouttes d’Or 2010

TA5.6, pH3.2 and 13 degrees. 1/3 MLF. “Probably the best Gouttes d’Or me since 1979,” says Patrick. 4 barrels and 1/3 hectare. You can smell the MLF going though, but what is most evident is the compact palate, (he says it show typical menthol character). It certainly has palpable vigour and muscularity. A very athletic wine with darker, graphite minerality. Plenty of power on the finish. An impressive Goutes D’Or. Firmly fine. From 2015/6

 

Meursault, Les Bouchères 2010

Patrick sees this as likes neighboring Genevrières dessus – “the same style and soil and in the C19th it may have been sold as Genevrières.” Here the vines are 70 years old. It is a specialty of the domaine. pH 3.3 TA 5.6 13.5. It was the last vineyard they harvested in 2010.The MLF has not started. Haunting fragrant, aromatic nose. This is peachy, generously floral and spicy. It has a fragrance on the palate too floating above the juicy fruit. It has a looser woven texture. A supple, soft, lacy character. It doesn’t have the muscle of the Gouttes d'Or or the stony reserve of the Cras. It is subtle. Fine. From 2013

 

Stockists

UK: Richards Walford. Robertson; Flint

USA: Scott Paul. Vintner Select.

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La Presse québecquoise...et l'Aligoté 2009 Buisson-Charles

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

    "Je croyais déguster un Chablis premier cru...non boisé, fin et d'une rare élégance à la fois au nez et en bouche, ce vin blanc d'un cépage jugé secondaire est le meilleur Aligoté que j'aie jamais dégusté et le meilleur rapport qualité-prix des dix septs vins dégustés ce jour là."

    Ces mots de Jacques Benoit journaliste à "La Presse" de Montréal concerne le Bourgogne Aligoté du domaine BC dans le millésime 2009. Bien entendu ils font plaisir à lire car sans même parler des louanges adressées ils restituent de manière simple et juste les réalités de ce vin. Oui c'est un cépage considéré comme secondaire, oui il n'a jamais vu le bois et enfin oui il a la concentration et la richesse d'un cru sur le plan analytique...comme quoi on peut être journaliste, ne pas se perdre dans les arcanes d'une évaluation/jugement péremptoire et déceler avec acuité ce qu'il y a d'avéré dans un vin.

   Revenons maintenant sur l'ellaboration de cette bouteille dans le millésime 2009. Les plants de celui-ci sont situés sur le finage de Meursault dans un lieu-dit qualitatif pour l'aligoté qui se nomme "sous le chemin". Les ceps ont environ 60 ans de moyenne d'âge sur une parcelle qui mesure un quart d'hectare et sont pour plus d'un tiers taillés en Cordon de Royat - le reste est en Guyot simple - de manière à aérer les grappes qui sont naturellement plus volumineuses que sur les chardonnays fins. Ces plants issus d'une ancienne sélection massale produisent encore aisément 50 hl par hectare dans une année "normale" et dans ce millésime nous nous situiions sur cette valeur car l'année a été assez productive. Sur une vigne qui est plantée à 11.000 pieds par hectare, chaque cep porte environ 8 grappes, parfois 10, souvent 6.

   Le raisin récolté à la main a été trié sur une table dans la parcelle pour éliminer raisins secs, botrytis et raisins verts issus de grappes trop volumineuses mais aussi terre, feuilles, coccinelles et escargots de passage. Rentrés en caisse de 30 kg, pressé durant trois heures "pneumatiquement", le vin titrait naturellement 12°4 et n'a donc pas été chaptalisé(pas plus qu'enzymé et levuré). Un objectif qui me paraît essentiel et qui necessitait une coupe assez tardive dans la saison. Il y a puisé un fruit prononcé sans se départir d'une acidité constitutive excellente pour l'année: 5.7 d'acidité totale et 3.23 de ph en môuts. Du bonheur.

  Elevé 17 mois en cuve verrée - pas d'inox pour l'aligoté, pitié! - il a été élevé avec la quasi totalité de ses lies tant celles-ci se révèlèrent fines après décantations. Les fermentations alcooliques ont duré deux mois, et les fermentations malo-lactiques ne se sont enclenchées qu'au début du mois de Mars 2010. Terminées dans le courant de Mai le vin a été sulfité sans soutirage et mis en bouteille le 23 Décembre sans collage. Son aspect doré vient de ce non interventionnisme, car le "non collage" laisse les couleurs d'origine aux vins là où le collage blanchit et ...dépouille.

  Sulfité une semaine avant mise, contrôlé le jour même sur le plan analytique par notre oenologue disposant d'un "Foss" mobile: SO2 libre et total, CO2 valeurs acides. Puis contrôle du taux d'oxygène dissous par un labo indépendant et enfin mise par gravité sans filtration aucune cette année là...car celà était possible.

   Voilà le déroulement de  l'histoire jusquà ce "happy end" canadien. -))

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Millésime 2011 au domaine Buisson-Charles: Un goût de Pearl Jam...

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

   Décidément j'écrits peu dans mon Journal en cette rentrée. Curieusement j'en ressens moins le besoin en dépit du plaisir toujours évident de vous conter l'histoire du millésime nouveau. Les autres années je rentrais de la cuverie pour - tout de suite, à chaud - vous donner mon sentiment sur ce que nous avions rentré: qualité des raisins, analyses, potentiels et premières observations sur ces moûts frais.

Eddie Vedder...une bonne rasade avant chaque morceau!

  Toute cette semaine je suis resté près de mes cuves et des fûts pour - après le travail "technique" - encore et encore les sentir, les toucher, les mirer...ils m'hypnotisaient à un point tel que rien d'autre n'avait d'importance. Seul au fond de la cave à les délester ou à brosser les fûts au moindre débord pour que la cave sente bon, soit belle, pure et qu'il y reigne un sentiment d'harmonie, une douceur et puis...il y avait "cet" esprit Pearl Jam. Iphone posé sur un fût, Live at the Gorge en boucle, une chanson par cru, une ambiance différente pour chacun d'eux et comme des vibrations qui me traversaient le corps en élevant mon esprit. Musique rock au service du meilleur vin possible, voilà un trip qui assurément a le don de me  placer sous influence. -)

   La semaine a démarré bizarrement par une première coupe durant l'après-midi. Il avait plu la veille, aussi était il important de laisser sécher tout le matin le raisin des Bourgogne rouges de Magny et des Grandes Coutures. On s'est "ébroué" aux abords de 13.30 en cueillant autour de ma maison. Les vitres ouvertes "Corduroy" et "Even Flow" claquaient depuis la sono jusqu'à la table de tri, les raisins n'y ont pas pris de degré mais c'était chaud autour des petits grains! Jolis, petits, dotés de peaux épaisses, les baies confirmèrent durant la semaine qu'elles étaient très aromatiques, sombres et forts souples.  Par suite le Santenots en mode "Nothing as it seems" nous a fait de belle promesse, élégance ,volupté, suavité, son jus chaud coulant dans la cuve avec une sensualité émouvante. J'aime le piger en envoyant "Animal"  quand je suis dans ma combinaison de pêcheur à la mouche. Suer avec le palpitant à "170 puls'/ minute" devient alors agréablement bestial!

   Le Lundi les blancs étaient de retour au cuvier et le pressoir allait pouvoir tourner sur les mesures de "Not for you" et "Daughter" pour comprimer par pallier Cras et Charmes. Des crus dorés à souhait et d'une pureté initiale impressionnante. Après le tri à quatre, six ou huit mains dans les vignes, ils se présentent sans un seul grain de sec, sans botrytis et sans une demie feuille - je vous engage à vérifier cela sur le film que Pierre Séguin - 4 Emmy awards pour ces documentaires - a réalisé lors de ces vendanges, il sortira au Québec et sur France 24 TV monde, puis sera décliné en anglais. "Tout un monde" comme disent nos cousins de l'autre côté de la flac. "It's Ok" en bande son bien entendu!

   La semaine s'est ensuite déroulée à un rythme frénétique avec trois pressoirs à "sortir" chaque jour. "World Wide Suicide" pour nous porter à bout de bras, nous mettre les nerfs en vrille, placer la tension à fleur de peau, les coups de geule jamais loin, mais la tendresse si forte pour celui qui bosse dur à vos côtés et qui comme vous s'arrache les tripes en prenant "Black", "Jeremy", "Garden" et "MFC" comme stimulants. Une expérience de vie unique qui culmine le soir vers 22.30 quand vous êtes le dernier dans la cuverie à écouler la fin du pressoir en apposant vos mains sur ses flancs pour qu'il vous électrise et que vous lui transmettiez votre chaleur intérieure en retour, décuplée par l'air de "Nothingman" qui vous taraude les méninges. 

   Les coups de pompe n'eurent pas grande incidence sur l'énergie à déployer en cuverie, si ce n'est pour déplacer nos précieux moûts du pressoir aux cuves qui résonnaient sur "Insignifiance". 24 heures  plus tard écoulement serein par gravité dans des fûts chantant de plaisir. Enfin logés les liquides se sont vite mis à pétiller en déclarant spontanément leur fermentations. Une année qui s'annonce limpide, claire,facile. De beaux vins frais, aériens et d'une délicatesse annoncée évidente...

..."Rockin in the free world"? Yes!

  

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Les notes du Wine Advocate de Robert Parker pour le millésime 2007.

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

 

 

   Catherine and Patrick Essa’s new reception, crush, and storage facilities are now completed and they have expanded through control of significant additional acreage in Les Boucheres and Gouttes d’Or. Patrick Essa's approach (like that of his father-in-law Michel Buisson) seemed ideal for restraining any over-the-top tendencies of vintage 2006, but the 2007s here are also very successful, if slightly less obviously imposing. Readers are encouraged to consult my report in issue 180 for further details on the approach taken at this under-rated estate that produces consistently age-worthy Meursault.


    The Buisson-Charles 2007 Meursault Vieilles Vignes – which received the same 14 months of elevage (close to 13 of them in barrel) as the estate’s single vineyard bottlings – now represents an assemblage from diverse and complimentary sites, most notably (from south to north) Pellans (adjacent to Charmes); Millerandes (a considerable distance below Poruzots); and Meix Chavaux and Vereuils (high up, in the direction of Auxey). The estate still sells their non-cru Meursault from younger vines to negociants. Linden flower, honeysuckle, fresh lime, and white peach inform a nose that could almost be that of a Riesling, and the delicacy and refinement of this wine on the palate is consistent with that impression. A subtle suggestion of creaminess, along with notes of lightly-toasted hazelnut, alkalinity, and wet stone – all of which emerge as the wine takes on air – pulls toward the classic Meursault axis. Persistent floral notes and a hint of bitter-sweet orange zest add to the allure of a refreshing and buoyant, if understated finish. To the extent that 15% new wood is evident – and I find a mere trace of resin and lanolin here – Essa’s opinion is that this should always disappear into the fabric of the wine within 2-3 years or else he has misjudged his regimen. (For the record, he rather unorthodoxly favors lightly-toasted Vosges oak barriques.) Expect this to perform well for at least 5-7 years. 90

 

Picked, as it happens, on the same day as that of his friend Jean-Philippe Fichet, Essa’s 2007 Meursault Les Tessons reflects pungent, bitter-sweet, and in the context of white Burgundy downright exotic floral and citrus aromas and flavors. Orange blossom, candied apricot, and orange zest seem to be typical for this site, and may be traceable to the high incidence of individual vines whose tiny shot berries taste Muscat-like, a phenomenon familiar in California from the traditional Wente selection of Chardonnay. Luscious pineapple, tinged with toasted hazelnut and fruit pit bitterness further inform this wine’s creamy yet vivaciously citric and almost delicate palate, and the reprise of orange blossom along with liquid honeysuckle perfume reinforces the impression of lift in a long finish. I would have no fear of holding this for more than half a dozen years.  91

 

The Essas' 2007 Meursault Cras  – representing five barrels of fruit from old vines first repatriated from a negociant in the 2006 vintage – smells of candied lime zest, linden flower, mint, and salt spray; unites richness of texture with buoyancy in the manner illustrated by his Tesson; and finishes with peaches, liquid herbal and floral high-tones, and persistently saline, chalky notes. That mineral dimension – along with the wine’s overall cool, understated manner – seems to reflect its Corton-Charlemagne-like white chalk and (south-facing) high elevation, along the Monthelie and Volnay communal lines. This will doubtless strike some tasters as too restrained for its own good, while others (including this one) will point to refinement, refreshment, and subtlety that ideally suit it to savoring leisurely and with a wide range of cuisine. I am confident it will reward those with patience in pulling corks, too, and probably perform well for 8-10 years.   91

 

The Buisson-Charles 2007 Meursault Charmes  smells oily, fusil, and chalky in the way locals describe the odor engendered by breaking rocks. Toasted, malted grain, hazelnut, and white peach add familiar themes on a palate of mouth-coating richness and subtle but alluring creaminess, without sacrificing the estate’s trademark clarity to flavor nuances, and preservation of refreshment that leave me salivating uncontrollably. Hints of resin and spice from barrel are well-integrated and wood does not detract from this wine’s salient features: textural finesse, nuance, and refreshment. (It represents nearly 50 year old vines that touch Genevrieres, and if Michel Buisson were to have had his way, he volunteers, only one rather than two of the five barrels would have been new!) Expect this to perform well for a decade or more.  92

 

Production of Buisson-Charles 2007 Meursault Gouttes d’Or  represents (at six barrels) twice that of previous years. Peach; winter pear; pungent, buckwheat-like milled grain; citrus oils; and briny, alkaline notes mark the nose. A vibratory interchange of mineral, fruit, and nut and grain notes on the bright yet creamily-textured palate leads to a long, savory, saline, chalky, subtly cyanic finish that preserves an abundance of energy. This is a classic example of the house style here at its best, with a caressing textural sense paradoxically allied to an invigorating dynamic, and with enveloping creaminess not precluding refreshment. Count on it for at least a dozen years of intriguing pleasure. 93

 

The Buisson-Charles 2007 Meursault Les Bouches-Cheres  – whose seven barrels represent nearly a doubling of production – displays honeyed richness to accompany its creaminess of texture. Lightly toasted wheat, hazelnut and almond; fresh peach; and elusive floral essences and mineral shadings combine for a ravishing aromatic display, caressing palate, and refined, nuanced, and hauntingly long finish. This plays more to the soothing, seductive side of Meursault, and less in the direction of dynamics one finds in the Gouttes d’Or. I expect it, too, to be well worth following for a dozen or more years.  93

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Les notes d'Allen Meadows de Burghound.com pour les 2007

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

 

 

 

 

2007 Bourgogne-Aligoté:  A spicy, expressive and very fresh nose that is classic Aligoté in character leads to energetic,precise and racy flavors that possess plenty of personality and punch. If you enjoy the grape, this is a fine example. 85/2010+

  

2007 Meursault – Vieilles Vignes: A ripe and very Meursault nose features notes of honeysuckle, hazelnut and fresh citrusthat continues onto the rich and relatively full-bodied flavors that retain a fine sense of underlying detail and solid acid support, all wrapped in a balanced, energetic and perfumed finish. Lovely. 88/2012+

  

2007 Meursault “Tessons”: (from vines planted in 1964 and aged in 20% new wood). This is also quite ripe in the context ofthe vintage with a pure, refined and airy nose of dried rose petal, lemon zest and pear hints that can also be found on the precise, racy and intensely mineral flavors that possess excellent underlying material and outstanding length for a villages level wine. Recommended. 90/2012+

  

2007 Meursault “Les Cras”: Here the nose is riper still (which is typical for this vineyard as the site collects heat) with fresh notes of apricot, peach and pear nuanced by citrus hints that transfer over to the textured, precise and stony flavors that areunderpinned by a lovely sense of tension on the focused, persistent and sappy finish. 90/2012+

  

2007 Meursault “Charmes”:  As it usually is at this address, the Charmes is noticeably more complex if not necessarily moreelegant than the Les Cras with a layered, ripe and pure nose of orchard fruit and citrus blossom that complements the round and relatively opulent medium-bodied flavors that do not lose focus or precision on the sappy and mouth coating finish that displays admirably fine length. Lovely stuff and I like the hint of backend minerality. 91/2013+

  

2007 Meursault “Goutte d’Or”: This is slightly riper but more elegant with a subtle touch of spice adding depth to the citrus, apricot and fresh peach aromas that leads to detailed, lemony and more obviously mineral suffused flavors that possessexcellent complexity on the driving finish. There is absolutely no sense of heaviness present, which Goutte d’Or can sometimes display, with perfect balance. This is at another level. 92/2013+

 

2007 Meursault “Bouchères”: An expressive nose of high-toned white peach, citrus and pear aromas are nuanced by subtle notes of hazelnut and orange blossom that give way to rich, full, textured and mouth coating flavors that evidence a silky mouth feel and culminate in a focused, linear, vibrant and solidly mineral finish. This is impeccably well balanced and really drenches the palate in extract. 92/2013+

 

2007 Bourgogne :  A fresh, serious and earthy red berry fruit nose leads to rich, full and moderately structured flavors that are rustic but complex, all wrapped in a delicious and lively finish. Good quality for its level. 85/2011+

 

2007 Pommard “En Chiveau”: (En Chiveau sits at considerable altitude high above the village). A very subtle touch of wood frames equally fresh though more complex and spicier red berry fruit aromas that are nuanaced by hints of minerality and earth that continue onto the rich and relatively robust flavors that carry a trace of rusticity but not much and finish with plenty of Pommard character. Again, fine quality in the context of its level. 88/2013+

 

2007 Volnay “Santenots”: (from vines situated in the upper part of the vineyard that is distinctly rockier and actually more like Caillerets than a classically rich and generous Santenots). A distinctly floral nose displays a touch of wood on the complex, spicy and notably ripe cassis and red berry fruit mélange that introduces fresh, pure, precise and stony middle weight flavors that possess an attractive texture on the dusty, persistent and stylish finish. This is lovely and worth a look. 90/2014+

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Les notes de Robert Parker (David Schildknecht) pour le millésime 2006

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

Wine Advocate N° 180

 

 

 

The estate of Michel Buisson – whose son-in-law Patrick Essa now takes the lead – crafts white Burgundies for the Riesling or Chenin-lover, offering clarity, refreshment, and minerality yet not stinting on richness or structure, and wines whose track record in the cellar is among the best of any Chardonnay-based wines in the world. Slow, vertical pressing, unhurried fermentation, largely non-new barrels passive lees contact (i.e. no stirring), and late (unfined, and usually lightly-filtered) bottling figure in the Buisson regimen. Although production is very small, some additional acreage will come on line (along with a completely renovated cellar) beginning in 2008. Predictably – and even though picking did not commence until September 22 – the 2006s here did not sacrifice clarity, refreshment, or mineral dimensions to the vintage’s ripeness or botrytis, and arrived at 13-13.25% alcohol. A portion of village Meursault tinged by rot and at 14% potential alcohol was sold off

 

Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht 87 Drink: 2008 - 2009 $18 (18)
Vinified in tank, the Buisson-Charles 2006 Bourgogne Aligote diplays pear distillate, lemon zest and mint on the nose; a surprising degree of creaminess in the mouth; and a clear, juicy finish. Simple but delicious, this will be more than serviceable through 2009.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (90-91) Drink: 2008 - 2015 $70 (70)
The old vines that inform Buisson-Charles’ 2006 Meursault Les Tessons (of which there are but five barrels, one new) behave very much like the classic Wente selection of Northern California, possessing a lot of tiny, “shot” berries (or “hens and chicks”), and with certain vines yielding distinctly Muscat-like fruit. The result is a consistently concentrated and often rather exotic wine. (Tesson was long treated as a cru.) Tangerine, orange, and brown spice aromas lead the way to a luscious, juicy, palate with striking clarity and length, though the corresponding Meursault Vieilles Vignes is in fact more complex, at least in its youth. This will probably be at its best at 5-7 years of age.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht 91 Drink: 2018 $45 (45)
Orange and lemon zest, brown spices, honeysuckle, and iris mark the nose of Essa’s 2006 Meursault Vieilles Vignes, assembled from two complimentary sites. There is a pithy, piquant intensity on the palate here (contributed by a parcel bordering Puligny) with faint bitterness nicely woven into a cream-texture and persistently juicy, bright lemon and peach. This is rich, yet animated Meursault, possessing palpable density, but also with lift. In keeping with an extended track record at this address, I have no compunction recommending that one cellar this for up to a decade.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (92-93) Drink: 2008 - 2023 $79 (79)
There are four barrels’ worth (one new) of Buisson-Charles 2006 Meursault Les Boucheres (although, thanks to contracts, that quantity will soon double). White peach, toasted grain and almond usher in a palate of formidable density and overall concentration, subtle creaminess, yet also elegance, dynamic, and refinement. There is a Chablis-like meat broth aspect here, and a long, piquantly nutty, brightly citric finish. I would not hesitate to hold this for 12-15 years.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (92-93) Drink: N/A $79 (79)
Essa’s 2006 Meursault Cras represents four barrels (one of them new this year) that in earlier vintages had been sold to a negociant but have thankfully been repatriated. This south-facing site near the communal boundaries with Monthelie and Volnay features nearly 50 year old vines planted in Corton-Charlemagne-like white chalk soil. Pineapple and coconut, peppermint, cinnamon, flowers, cherry and apricot distillate, and quince in the nose lead the way to an oily-textured, quite viscous palate, with vanilla and chalk inflections to its almost exotically ripe fruit. Stylistically, this is something of an alter ego to the Gouttes d’Or. It lacks quite the penetration of its premier cru stable mates here today, but what richness of fruit and texture!

 

Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (93-94) Drink: 2008 - 2023 $79 (79)
A mere three barrels of Buisson-Charles 2006 Meursault Goutte d’Or insures that few wine lovers will have a chance to experience it, but this bottling – from the center of that small cru, with Jobard, Lafon, and Leroy as neighbors – is one of the unsung, consistent classics of white Burgundy. In 2007, the addition of some contract fruit will increase the volume. Citrus and stones always characterize the best of Gouttes d’Or. In this instance, yellow plum, lemon, iris, licorice, vanilla, and chalk dust inform a penetrating, vibrant aroma and palate, with a silken smoothness of texture and striking clarity. Incidentally, it took eleven months for this to finish its malolactic conversion. This should keep well for 15 or more years. (The 1986 and 1979 are both ravishing today.)
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (93-94) Drink: N/A $79 (79)
The Buisson-Charles 2006 Meursault Charmes of which there is scarcely more than of the Les Bouchere, from 45 year old vines in a parcel adjacent to Genevrieres smells of lemon, orange, and white peach. Pithy in its toasted nut and chalk and stone character, this finishes with formidable density and uncommon clarity, refinement and vibrancy, dominated by lemon, peach and chalk. Its outstanding performance should be judged in light of its having – like the other Buisson-Charles 2006s – slightly reduced when I tasted it just before bottling, a condition Essa chooses to promote, in order to guard freshness and longevity. This should mature fascinatingly for 15 or more years.

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Les Millésimes 2000 à 2006

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

Carcatères: Côte des blancs - les années 2000

 

 

 2006 :

  

 Année précoce et de belle maturité, 2006 est caractérisée par des acidités en moyenne assez basses et des robes jaunes qui peuvent être soutenues si la coupe des raisins a été tardive. Le millésime a partagé les vignerons sur les dates de vendanges et celles-ci se sont étalées sur près de trois semaines. Les coupes précoces ont généré des vins un peu plus tendus et  frais alors que les derniers vignerons à avoir coupés ont en général obtenus des vins plus riches, moins acides, plus colorés et sans doute un peu moins tendus…une question d’interprétation, qui comme souvent a donné de beaux vins parmi les partisans des deux « options ».

  

  

 2005: 

 

 2005 fut une année très estimée dès sa naissance.De  beaux états sanitaires, associés à des potentiels alcooliques et acides idéaux ont immédiatement fait penser que l’on tenait une vraie « année du siècle ». Les blancs furent coupés à la mi-septembre dans de très bonnes conditions météorologiques. Certains secteurs ont cependant souffert d’une insolation très forte et les peaux épaisses de l’année associées à des niveaux d’acide tartriques importants ont donné des matières premières fougueuses et solides qu’il fallait savoir maîtriser en « cuverie » et durant l’élevage. Il en résulte aujourd’hui des vins assez austères, bâtis sur des équilibres vifs et une nature compacte qui les destine à la grande garde. Cependant ils ont une pureté et une intensité aromatique qui positionne l’année dans les grands millésimes du début du 21° siècle.

 

   

2004: 

 

  Les blancs du millésime 2004 sont un peu des "miraculés". Une saison estivale très maussade et des départs de pourriture au mois d'août ont pu un temps faire craindre le pire à des vignerons qui venaient à peine de se remettre des difficultés d'un millésime 2003 caniculaire. Heureusement un mois de Septembre venté et ensoleillé a permis au dernier moment de sauver une récolte bien compromise. 2004 est aujourd'hui un millésime de plaisir qui montre une tension et une puissance qui le place même souvent devant des années plus huppées.Récolte assez tardive, marquée par une acidité de bon aloi et parfois par des notes végétales qui enlèvent un peu de race à des crus pourtant bien équilibrés.

 

 

2003 :

  Que de chaleur pour récolter ces 2003! Une saison infernale, sans pluie pendant six mois et des vignes en stress hydrique à la mi-Août, puis au moment de couper ces crus à partir du 18 du même mois , un pic de chaleur pendant trois jours à plus de 42°à l'ombre...il en a résulté des vins très concentrés, fort peu acides et presque sans arômes en début de vie mais qui aujourd'hui en dépit de leur profil atypique ont parfaitement vieilli et semble même pouvoir s'affiner nettement sur la durée.

2002 : 

  2002 fut une année "facile"! Non pas que les vins se firent tout seul mais la saison, clémente quoique assez tardive, a permis de récolter des fruits mûrs, parfaitement équilibrés et possédant en eux une richesse de matière et une acidité constitutive quasiment idéales. Les fruits étaient à peine dorés mais titraient aisément 13°, voir plus et cela sans le moindre grain de botrytis. Les fermentations se firent dans de bonnes conditions et il était possible de déguster en Février 2003 -sur fûts-  des vins déjà avenants, malos faîtes et forts proches de leur état final en bouteille.

 2001 

  L'année - assez tardive - ne fut pas marquée par des insolations importantes et si l'Eté fut peu pluvieux il n'y a jamais réellement eu de fortes chaleurs. Sur un tel "mode" la vigne préserve très souvent de fortes acidités maliques car celles-ci ne sont pas dégradées par le chaud rayonnement solaire. Fin Septembre, certains raisins commencèrent à pourrir avant d'avoir atteint leur maturité phénolique et les raisins rentrés étaient fréquemment botrytisés à hauteur de 5 à 10 % de la récolte. En dépit de cela les degrés obtenus furent plus que satisfaisants et les peaux assez épaisses libérèrent des jus concentrés qui durent être débourbés avec attention pour ne pas générer de trop fortes réductions au moment des fermentations alcooliques. Certains crus de Meursault sont extraordinaires aujourd'hui, alors que d'autres évoluent vers des accents "naphtés-pétrolés" un peu insistants en raison de la nature trop ligneuse des lies réductrices conservées pour l'élevage.

 2000 :

     L'année se présentait parfaitement bien. Des raisins sains grâce à un état sanitaire idéal, un cycle végétatif qui s'était déroulé sans accidents climatiques majeurs et des raisins qui possédaient de confortables degrés alcooliques naturels. On a cependant oublié un peu vite que la récolte fut abondante et que certaines parcelles étaient un peu trop chargées pour donner de grands vins de garde. En dépit de la légende qui veut que lorsque la vigne produit beaucoup "naturellement", les vins sont régulièrement excellents, ce millésime a parfois souffert de dilution et n'a pas - de ce fait même - toujours bien vieilli

 

Publié dans Les millésimes

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