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A propos des notes grillées dans les vins blancs

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

A propos des notes grillées dans les vins blancs

Je n'aime pas la plupart des accents aromatiques grillés dans les vins, particulièrement lorsqu'ils sont blancs. De nombreux exemples de vins marqués par cette note olfactive ont émaillé mes dégustations de de ce début d'année et j'avoue être de plus en plus sévère dans mon jugement lorsque je les sers à ma table. En tant que client je trouve cela désagréable et ce manque évident de pureté me fait d'autant plus pester qu'il marque en général des vins de très haut niveau potentiel si l'on considère leurs terroirs. Je me pose alors cette simple et pourtant fort perverse question: Pourquoi des bibines sans intérêt comme le moindre rosé de linéaire sont construits sur des matières inexistantes et une olfaction nette alors que de grands terroirs peuvent être galvaudés par des notes vulgaires et impures. Comment accepter que des déviances manifestes soient prises pour des sommets de complexité aromatique par des palais pourtant affûtés, comment expliquer qu'une note d'élevage résiduel soit souvent le fruit d'un travail inabouti?



Pour illustrer mon propos je vais tenter d'isoler ce qui génère cette fameuse note grillée qui signerait les arômes les plus nobles d'un couple vinification/élevage de pointe dans le monde des "winemaker" de blanc. De quels ordres sont elles:

-1 la note grillée "soufrée": perception plus ou moins intense sur l'allumette suédoise et le silex frotté. Il s'agit la plupart du temps de résidus de soufre qui ont été épandus longuement et tardivement selon une pulvérisation sèche par poudrage. Lessivables par la pluie ces épandages répétés finissent par imprégner les peaux de raisins et ils marquent durablement les moûts. Impure.

2- la note grillée "torréfiée": artifice d'un élevage mené avec une généreuse proportion de bois neufs chauffés lourdement. Elle "cacahuète" ou "caféine" ou encore dégage une odeur de "pain grillé" selon la lourdeur de son emprunte... toujours vulgaire. Impure.

3- la note grillée "rôtie": senteurs nasales discrètes qui évoquent la noisette fraîche et la peau d'abricot -ou de raisin- dorée au soleil. Signe de juste maturité sans botrytis, elle anoblit le vin. Pure.

4- la note grillée " réduite ": elle apparaît au cours de l'élevage lorsque la proportion de lies est un peu élevées par rapport au potentiel de micro-oxygénation du fût. Notes fines lors d'un élevage bien mené qui souhaite être peu interventionniste sur les sulfites, elle peut masquer irrémédiablement les arômes les plus fins des vins blancs - et en particulier ceux qui sont floraux - si elle est trop marquée. Pure si elle ne trace finement que lors de l'élevage. Impure dès que le vin est sous verre car un seul soutirage doit suffire à la faire disparaître. Fortement impure lorsqu'elle se combine au grillé "allumette".

5- Le grillé "praliné": note ultime et fraîche de noisette se lignifiant elle évoque au nez la limite entre le fruit et le végétal et marque les terroirs les plus à même de porter de grands raisins à maturité complète sans trop de degrés naturels. Perdue si le fruit rencontre sous maturité, surcharge de rendement ou excès d'alcool, ce grillé noble ne se livre qu'en grande année. La dernière fut par exemple à Meursault 2009 mais on pourrait évoquer 99, 92 ou encore 89 et 73. Pure.

6- la note "grillée vanillée/coconut": note lourde apportée par la sur-maturité du fruit et un boisé très présent. Moins déplaisante que l'allumette ou la torréfaction empyreumatique de prime abord , elle est sans doute pire car elle signale une matière déséquilibrée. Impure.

Sachez donc que son expression doit toujours être retenue et que si elle se superpose "en avant" du spectre aromatique du vin, elle le gâte irrémédiablement. Sa place olfactive est donc naturellement sous jacente, subtile et infiniment discrète. Sans cela...le vin n'est simplement pas bon.


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Burghound.com: Les notes de Allen Meadows pour nos vins rouges 2011

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

This 5.5 hadomaine, of which 25% of its production is in red, is directed by 4th generation Michel Buisson, his daughter Catherine and son-in-law Patrick Essa. Among other things Essa noted that all wines will now have branded corks with the appellation, vintage and producer information. I will have more detailed vintage information in Issue 51 but for the reds I was told that the Bourgogne and Pommard were completely destemmed but 70% of the stems were retained for the Santenots. The domaine is quite rightly known for the quality of its excellent whites but don’t ignore the reds, in particular the Bourgogneand the Santenots as both are almost always unfailingly good. The 2011s were bottled without fining or filtration in December 2012. (Vintner Select, www.vintnerselect.com, Cincinnati, OH, Milton Road Trading Corp, LLC, www.miltonroadtrading.com, Napa CA, Scott Paul Wines, www.scottpaul.com, Portland, OR; Richards Walford, www.r-w.co.uk, HS Liquid Assets, www.hsliquid.com and Roberson Wine, www.roberson.co.uk, all UK).

2011 Bourgogne: An exuberant nose of picture perfect pinot fruit is cut with plenty of earth that is also reflected by the delicious, intense and vibrant middle weight flavors that possess excellent complexity for the appellation, all wrapped in a mildly rustic, long and balanced finish. This delivers fine quality and is worth your consideration if you’re looking for a Bourgogne that will repay some cellaring. 87/2016+

2011 Pommard “En Chiveau”: (En Chiveau sits at considerable altitude high above the village). There is a hint of crushed leaf to the otherwise very fresh red currant and dark berry fruit aromas that exhibit a hint of violets. There is a lilting and energetic quality to the lightly mineral-driven flavors that exhibit a touch of wood on the moderately austere and mildly rustic finish. This will require a few years of cellar time to round off the slightly edgy finish. 88/2017+

2011 Volnay “Santenots”: (from vines situated in the upper part of the vineyard that is distinctly rockier and actually more like a Caillerets than a classically rich and generous Santenots). A deft touch of wood sets off the ripe, pure and elegant aromas of spice and pepper inflected dried flowers and dark pinot fruit. There is excellent delineation and energy to the tension-filled, rich and complex medium-bodied flavors that possess a refined mouth feel before culminating in a balanced, understated and impressive persistent finish. Good stuff here. 91/2018+

Publié dans Revue de Presse

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