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Les notes de Robert Parker (David Schildknecht) pour le millésime 2006

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

Wine Advocate N° 180

 

 

 

The estate of Michel Buisson – whose son-in-law Patrick Essa now takes the lead – crafts white Burgundies for the Riesling or Chenin-lover, offering clarity, refreshment, and minerality yet not stinting on richness or structure, and wines whose track record in the cellar is among the best of any Chardonnay-based wines in the world. Slow, vertical pressing, unhurried fermentation, largely non-new barrels passive lees contact (i.e. no stirring), and late (unfined, and usually lightly-filtered) bottling figure in the Buisson regimen. Although production is very small, some additional acreage will come on line (along with a completely renovated cellar) beginning in 2008. Predictably – and even though picking did not commence until September 22 – the 2006s here did not sacrifice clarity, refreshment, or mineral dimensions to the vintage’s ripeness or botrytis, and arrived at 13-13.25% alcohol. A portion of village Meursault tinged by rot and at 14% potential alcohol was sold off

 

Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht 87 Drink: 2008 - 2009 $18 (18)
Vinified in tank, the Buisson-Charles 2006 Bourgogne Aligote diplays pear distillate, lemon zest and mint on the nose; a surprising degree of creaminess in the mouth; and a clear, juicy finish. Simple but delicious, this will be more than serviceable through 2009.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (90-91) Drink: 2008 - 2015 $70 (70)
The old vines that inform Buisson-Charles’ 2006 Meursault Les Tessons (of which there are but five barrels, one new) behave very much like the classic Wente selection of Northern California, possessing a lot of tiny, “shot” berries (or “hens and chicks”), and with certain vines yielding distinctly Muscat-like fruit. The result is a consistently concentrated and often rather exotic wine. (Tesson was long treated as a cru.) Tangerine, orange, and brown spice aromas lead the way to a luscious, juicy, palate with striking clarity and length, though the corresponding Meursault Vieilles Vignes is in fact more complex, at least in its youth. This will probably be at its best at 5-7 years of age.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht 91 Drink: 2018 $45 (45)
Orange and lemon zest, brown spices, honeysuckle, and iris mark the nose of Essa’s 2006 Meursault Vieilles Vignes, assembled from two complimentary sites. There is a pithy, piquant intensity on the palate here (contributed by a parcel bordering Puligny) with faint bitterness nicely woven into a cream-texture and persistently juicy, bright lemon and peach. This is rich, yet animated Meursault, possessing palpable density, but also with lift. In keeping with an extended track record at this address, I have no compunction recommending that one cellar this for up to a decade.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (92-93) Drink: 2008 - 2023 $79 (79)
There are four barrels’ worth (one new) of Buisson-Charles 2006 Meursault Les Boucheres (although, thanks to contracts, that quantity will soon double). White peach, toasted grain and almond usher in a palate of formidable density and overall concentration, subtle creaminess, yet also elegance, dynamic, and refinement. There is a Chablis-like meat broth aspect here, and a long, piquantly nutty, brightly citric finish. I would not hesitate to hold this for 12-15 years.
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (92-93) Drink: N/A $79 (79)
Essa’s 2006 Meursault Cras represents four barrels (one of them new this year) that in earlier vintages had been sold to a negociant but have thankfully been repatriated. This south-facing site near the communal boundaries with Monthelie and Volnay features nearly 50 year old vines planted in Corton-Charlemagne-like white chalk soil. Pineapple and coconut, peppermint, cinnamon, flowers, cherry and apricot distillate, and quince in the nose lead the way to an oily-textured, quite viscous palate, with vanilla and chalk inflections to its almost exotically ripe fruit. Stylistically, this is something of an alter ego to the Gouttes d’Or. It lacks quite the penetration of its premier cru stable mates here today, but what richness of fruit and texture!

 

Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (93-94) Drink: 2008 - 2023 $79 (79)
A mere three barrels of Buisson-Charles 2006 Meursault Goutte d’Or insures that few wine lovers will have a chance to experience it, but this bottling – from the center of that small cru, with Jobard, Lafon, and Leroy as neighbors – is one of the unsung, consistent classics of white Burgundy. In 2007, the addition of some contract fruit will increase the volume. Citrus and stones always characterize the best of Gouttes d’Or. In this instance, yellow plum, lemon, iris, licorice, vanilla, and chalk dust inform a penetrating, vibrant aroma and palate, with a silken smoothness of texture and striking clarity. Incidentally, it took eleven months for this to finish its malolactic conversion. This should keep well for 15 or more years. (The 1986 and 1979 are both ravishing today.)
Wine Advocate # 180
Dec 2008
David Schildknecht (93-94) Drink: N/A $79 (79)
The Buisson-Charles 2006 Meursault Charmes of which there is scarcely more than of the Les Bouchere, from 45 year old vines in a parcel adjacent to Genevrieres smells of lemon, orange, and white peach. Pithy in its toasted nut and chalk and stone character, this finishes with formidable density and uncommon clarity, refinement and vibrancy, dominated by lemon, peach and chalk. Its outstanding performance should be judged in light of its having – like the other Buisson-Charles 2006s – slightly reduced when I tasted it just before bottling, a condition Essa chooses to promote, in order to guard freshness and longevity. This should mature fascinatingly for 15 or more years.

Publié dans Revue de Presse

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Les Millésimes 2000 à 2006

Publié le par domaine.buisson.charles.over-blog.com

Carcatères: Côte des blancs - les années 2000

 

 

 2006 :

  

 Année précoce et de belle maturité, 2006 est caractérisée par des acidités en moyenne assez basses et des robes jaunes qui peuvent être soutenues si la coupe des raisins a été tardive. Le millésime a partagé les vignerons sur les dates de vendanges et celles-ci se sont étalées sur près de trois semaines. Les coupes précoces ont généré des vins un peu plus tendus et  frais alors que les derniers vignerons à avoir coupés ont en général obtenus des vins plus riches, moins acides, plus colorés et sans doute un peu moins tendus…une question d’interprétation, qui comme souvent a donné de beaux vins parmi les partisans des deux « options ».

  

  

 2005: 

 

 2005 fut une année très estimée dès sa naissance.De  beaux états sanitaires, associés à des potentiels alcooliques et acides idéaux ont immédiatement fait penser que l’on tenait une vraie « année du siècle ». Les blancs furent coupés à la mi-septembre dans de très bonnes conditions météorologiques. Certains secteurs ont cependant souffert d’une insolation très forte et les peaux épaisses de l’année associées à des niveaux d’acide tartriques importants ont donné des matières premières fougueuses et solides qu’il fallait savoir maîtriser en « cuverie » et durant l’élevage. Il en résulte aujourd’hui des vins assez austères, bâtis sur des équilibres vifs et une nature compacte qui les destine à la grande garde. Cependant ils ont une pureté et une intensité aromatique qui positionne l’année dans les grands millésimes du début du 21° siècle.

 

   

2004: 

 

  Les blancs du millésime 2004 sont un peu des "miraculés". Une saison estivale très maussade et des départs de pourriture au mois d'août ont pu un temps faire craindre le pire à des vignerons qui venaient à peine de se remettre des difficultés d'un millésime 2003 caniculaire. Heureusement un mois de Septembre venté et ensoleillé a permis au dernier moment de sauver une récolte bien compromise. 2004 est aujourd'hui un millésime de plaisir qui montre une tension et une puissance qui le place même souvent devant des années plus huppées.Récolte assez tardive, marquée par une acidité de bon aloi et parfois par des notes végétales qui enlèvent un peu de race à des crus pourtant bien équilibrés.

 

 

2003 :

  Que de chaleur pour récolter ces 2003! Une saison infernale, sans pluie pendant six mois et des vignes en stress hydrique à la mi-Août, puis au moment de couper ces crus à partir du 18 du même mois , un pic de chaleur pendant trois jours à plus de 42°à l'ombre...il en a résulté des vins très concentrés, fort peu acides et presque sans arômes en début de vie mais qui aujourd'hui en dépit de leur profil atypique ont parfaitement vieilli et semble même pouvoir s'affiner nettement sur la durée.

2002 : 

  2002 fut une année "facile"! Non pas que les vins se firent tout seul mais la saison, clémente quoique assez tardive, a permis de récolter des fruits mûrs, parfaitement équilibrés et possédant en eux une richesse de matière et une acidité constitutive quasiment idéales. Les fruits étaient à peine dorés mais titraient aisément 13°, voir plus et cela sans le moindre grain de botrytis. Les fermentations se firent dans de bonnes conditions et il était possible de déguster en Février 2003 -sur fûts-  des vins déjà avenants, malos faîtes et forts proches de leur état final en bouteille.

 2001 

  L'année - assez tardive - ne fut pas marquée par des insolations importantes et si l'Eté fut peu pluvieux il n'y a jamais réellement eu de fortes chaleurs. Sur un tel "mode" la vigne préserve très souvent de fortes acidités maliques car celles-ci ne sont pas dégradées par le chaud rayonnement solaire. Fin Septembre, certains raisins commencèrent à pourrir avant d'avoir atteint leur maturité phénolique et les raisins rentrés étaient fréquemment botrytisés à hauteur de 5 à 10 % de la récolte. En dépit de cela les degrés obtenus furent plus que satisfaisants et les peaux assez épaisses libérèrent des jus concentrés qui durent être débourbés avec attention pour ne pas générer de trop fortes réductions au moment des fermentations alcooliques. Certains crus de Meursault sont extraordinaires aujourd'hui, alors que d'autres évoluent vers des accents "naphtés-pétrolés" un peu insistants en raison de la nature trop ligneuse des lies réductrices conservées pour l'élevage.

 2000 :

     L'année se présentait parfaitement bien. Des raisins sains grâce à un état sanitaire idéal, un cycle végétatif qui s'était déroulé sans accidents climatiques majeurs et des raisins qui possédaient de confortables degrés alcooliques naturels. On a cependant oublié un peu vite que la récolte fut abondante et que certaines parcelles étaient un peu trop chargées pour donner de grands vins de garde. En dépit de la légende qui veut que lorsque la vigne produit beaucoup "naturellement", les vins sont régulièrement excellents, ce millésime a parfois souffert de dilution et n'a pas - de ce fait même - toujours bien vieilli

 

Publié dans Les millésimes

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