le domaine au jour le jour

Vendanges d'Octobre en vue

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Le temps est frais et humide en cette année 2013 et le cycle végétatif de la vigne est retardé. Cela nous a dans un premier temps fait craindre un développement intempestif des maladies, mildiou et oïdium. Mais grâce aux atomiseurs et à des fenêtres climatiques sèches et courtes mais bien réelles nous avons pu effectuer nos traitements sans trop de difficultés. Bien sûr ces traitements à pieds sont éprouvant pour les organismes mais ils ont permis en revanche de maintenir un bon état sanitaire et des fruits naissants qui n'ont quasiment pas filés/avortés.

Une chose est certaine en revanche les vignes ne seront pas en fleur avant le 15/20 Juin au mieux car - voir la photo - leur pousse est très peu avancée. Elles ont plus de 30 jours de retards sur 2011 par exemple et rejoignent des millésimes tardifs comme 1985. Cela signifie que nous ne vendangerons pas avant la fin du mois de Septembre et plus sûrement en Octobre! Nous rejoignons en cela des dates fréquentes dans les années antérieures à 1990.

Observons donc que pour l'heure si l'année est humide ET tardive elle n'est en RIEN perdue et son potentiel totalement intact pour la quantité et sa qualité...je reste donc optimiste car j'aime les raisins frais d'années tardives, ils ont toujours de l'énergie. A suivre...

Meursault le 30 Mai 2013

Meursault le 30 Mai 2013

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Traitement à l'atomiseur nécéssaire

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Le temps est vraiment difficile en cette fin Mai et la portance des sols ne permet pas de rentrer en tracteur-enjambeur dans les parcelles aussi nous sommes obliger de poser nos traitements à pieds grâce à l'atomiseur... Épuisant! Heureusement pour l'instant en dépit de ce mauvais climat les maladies sont jugulées et la récolte si elle sera quoi qu'il arrive tardive, est pour l'instant préservée.

Traitement à l'atomiseur nécéssaire
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Les Meursault Marcausses sont ébourgeonnés

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Sous les Santenots du milieu nous exploitons 43 ares de Meursault Les Marcausses et Vignes Blanches. vouci ces vignes labourées et ébourgeonnées après un premier traitement contre le mildiou et l'oïdium.

Sous les Santenots du milieu nous exploitons 43 ares de Meursault Les Marcausses et Vignes Blanches. vouci ces vignes labourées et ébourgeonnées après un premier traitement contre le mildiou et l'oïdium.

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Meursault Les Marcausses au stade de la 5 ieme feuille étalée

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la vigne de Marcausses au Nord du finage de Meursault le 13 Mai 2013

la vigne de Marcausses au Nord du finage de Meursault le 13 Mai 2013

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Après ébourgeonnage en Meursault Millerands

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Après ébourgeonnage en Meursault Millerands
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Avant Ébourgeonnage dans les Meursault Millerands...

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Avant Ébourgeonnage dans les Meursault Millerands...
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Protéger la vigne: un premier traitement contre l'oïdium

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Protéger la vigne: un premier traitement contre l'oïdium

Nous sommes le 12 Mai 2013 et les vignes sont à un stade de pousse qui correspond à peu près à celui des "5 feuilles étalées". Un moment crucial pour le vigneron car il doit apporter une réponse préventive au développement possible des premières maladies de la vigne. La vigne est une plante pérenne fragile, fort sensible au maladie cryptogamique et en particulier au champignon microscopique erysiphe necator qui prend le nom vernaculaire d'Oïdium. Importé du continent américain, l’Oïdium de la vigne est apparu en France vers 1845. Il attaque toutes les parties vertes de la vigne, les feuilles mais aussi les inflorescences et les grappes. Il est donc fort urgent de le traiter précocement quel que soit le mode cultural utilisé par le producteur.

Deux questions essentielles se posent alors, quand et comment juguler sa progression par des actions de " traitement ". De manière concomitante on peut se demander quelles sont les stratégies mises en œuvre par les viticulteurs selon leurs options culturales. En somme quelles différences il existe entre un traitement "conventionnel" et un traitement "biologique".

1 Quand? : En Côte d'Or cette année la végétation est peu précoce car les bourgeons se sont mis à éclore à la fin du mois d'Avril quand en moyenne ils " pointent " 15 jours plus tôt. Ce fait notable est à relier à un temps relativement peu ensoleillé, pluvieux et sans gelées. Il en a résulté une pousse végétative lente qui a quelque peu lissé le développement des feuilles entre coteau et plaine, voire entre pinot, chardonnay et aligoté. Le pinot qui débourre un peu plus tardivement en général est légèrement en retard mais semble atteindre le stade des cinq feuilles étalées avec un tout petit décalage sur les autres cépages cette année.

Il résulte de ces constats que depuis le 7 Mai environ il est utile de "poser" son premier traitement sur toutes les vignes. Hors rentrer dans celles-ci est très difficile car les terrains sont gorgés d'eau après des épisodes pluvieux intenses ayant eu lieu début Mai et même durant tout le début du printemps. Conventionnels et bios ont besoin de rentrer dans leurs parcelles mais ne peuvent le faire partout car les engins ne passent pas sans risque de s'embourber. Le "salvateur" hélicoptère a donc été parfois appelé à la rescousse sur demande préfectorale extraordinaire faites par les ODG car il est en principe aujourd´hui interdit! Sa pollution avérée n'a pas fait reculer son choix: balises oranges pour les bios et blanches pour les conventionnels ont été installées au cas par cas par quelques producteurs. Dans l'adversité les choix idéologiques peuvent parfois faire des " reculades"!

Chez Buisson-Charles nos traitements se feront le 12 ou le 13 Mai en enjambeur ou cela est possible et à l'atomiseur à dos où cela ne l'est pas. C'est tard j'en ai conscience et cette attente du temps clément nous inquiète, peut être le regretterons nous car le funeste champignon risque de nous impacter tôt... Mais point de diffusion de type napalme à l'hélico polluant dans nos vignes, cela NON!!!

2- Comment? Si l'engin employé - enjambeur, atomiseur, hélico- est finalement moins important que la qualité de diffusion des molécules sélectionnées par l'exploitant, il convient de signifier que chacun lutte selon un plan de traitement référé à un cahier des charges à forte tendance idéologique.

A/ le traitement de type conventionnel: Outre le positionnement, le choix du produit s’avère extrêmement important dans le démarrage du programme. Quand le viticulteur débute sa protection, il y a de fortes chances pour que l’oïdium soit déjà présent ce qui requière un démarrage de la lutte anti-oïdium avec une spécialité contenant une substance active présentant une forte action sur le champignon en cours de développement, comme la tébuconazole, la spiroxamine ou encore le triadimenol. Des produits efficaces qui peuvent revêtir diverses noms selon le laboratoire le fournissant . Épandus selon des doses sui varient en fonction de le "pulvé" utilisée et qui peuvent être abaissée avec des projections pneumatiques plus puissantes que les jets classiques de type " rampes ".

B/ le traitement de type " biologiques": Des gestes curatifs permettent de prévenir des dégâts importants. Toutefois en cas d’attaque, il est important de traiter rapidement les plantes atteintes d’oïdium afin d’éviter une propagation de la maladie. En général voici ce qui peut être utilisé.

Vous l'aurez compris je ne souhaite pas ici faire de choix entre l'une ou l'autre de ces grandes visions culturales car chacun est libre de ses actes et décisions les générant et les deux process peuvent déboucher au final sur de grands vins. Mais il me paraît assez évident que notre avantage à TOUS cette année est le relatif peu de variation climatique de température qu'il y a entre les journées et lors de l'alternance jour-nuit. L'oïdium se "nourrit" des alternances de chaud et de froid et pour l'instant il a peu à se mettre sous la dent.

Maintenant s'il pouvait ne pas trop pleuvoir aujourd'hui 13 Mai et faire beau Lundi et Mardi, cela m'arrangerait bigrement!-)))

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Où en sont les vignes en ce début 2013

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Plus qu'un long discours, une photo...les Tessons 2013 au début de Mai.

Plus qu'un long discours, une photo...les Tessons 2013 au début de Mai.

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Faux Goûts...senteurs indésirables.

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Faux Goûts...senteurs indésirables.

Il y a une petite semaine j'évoquais en ces colonnes les déviations aromatiques empyreumatiques et grillées qui affectent les vins blancs. En me penchant plus avant dans ma mémoire sensorielle, il m'est venu l'idée de sérier ici les principaux défauts que l'on retrouve dans les crus issus du chardonnay de la Côte de Beaune. En effet l'amateur - qui n'est pas toujours un débutant bien entendu - n'a pas la chance d'observer la naissance et l'évolution de ses senteurs et arômes et peut être amené à les confondre avec une complexité aromatique à relier en priorité au cépage ou au terroir.

Ces notes variétales et telluriques "pures" peuvent ainsi être parasitées par l'équilibre des fruits récoltés et/ou les résidus de la vinification et de l'élevage qui elles sont quasi systématiquement "impures". Ces deux pôles que l'on pourrait qualifier de " naturel" et "artificiel" s'opposent et conduisent les vinificateurs à opérer des choix qui tendent vers une orientation " magnétique" qui marque sensiblement leurs vins. De manière plus insidieuse les vins produits depuis des temps immémoriaux ont toujours été à la croisée de ces deux orientations et se retrouvent culturellement singularisés par elles. Qui ne comprends pas que le seul terroir ne peut suffire à expliquer l'image qui caractérise une appellation essaiera toujours de trouver des accents "extra naturels/ artificiels" dans les vins qu'il déguste car ces accents indélébiles portent en eux une part de la mise en œuvre qu'observent ceux qui les façonnent.

Pour éclairer mon propos sur les dérives grillées que peut porter une bouteille j'ai listé dans mon précédent article une somme de perceptions - non exhaustives - qui affectent les crus blancs, ici, je vais partir de la note aromatique pour mieux expliquer sa genèse et ses différentes perceptions et interprétations dans le vin fini lors de l'olfaction.

1- La note olfactive iodée: cette senteur qui peut être discrète si elle provient d'une récolte " mouillée " un peu botrytisée est souvent envahissante dans les vins qui sont marqués par la pourriture non noble, dîtes " grise ". Impossible à éradiquer sans user de lies pures - possible lorsqu'une même appellation est produite sur différents climats et que certains ne sont pas atteints par la pourriture. Années impactées fréquemment: 1981,2001 et 2010.

2- la note olfactive "pommée"(de pomme verte ou chaude): le moût ou le vin a pris l'air entre la fermentation alcoolique et la fermentation malo-lactique ou cette dernière à duré très longtemps à un rythme lent. Ce dernier cas intervenant fréquemment dans les moûts à fort potentiel acide. Années impactées: 1994,2008.

3- la note olfactive "végétale": les senteurs de foin coupé, de sauge ou d'iris proviennent d'une maturation sans soleil en année tardive combinée à un débourbage un peu trop lâche.Peaux épaisses, degrés assez élevés mais dépassant rarement 13, petite dessiccation des baies par le vent... Le vin vire au nez sur la fleur de gentiane. Années: 1991,2004, 2011.

4- la note olfactive "cireuse" ou " miellée ": une vendange trop mûre, peu acide et parfois marquée par un vrai botrytis. Souvent le signe d'une évolution prématurée sauf si la couleur reste or à reflets verts. Année 1983, 2006.

5- la note olfactive "d'orange confite": une année de botrytis qui se combine souvent avec des couleurs or prononcées. Très aromatique jeune, s'affinant parfois au vieillissement mais jamais sur les notes fraîches les plus nobles. La texture visqueuse peut séduire. Année: 1989, 1995.

6- la note olfactive de truffe blanche: issues de raisins passerillés et/ou flétris. Pas désagréable si discrète mais hélas souvent combinée à des acidités basses: 2003.

7- la note olfactive grillée : voir le texte écrit à son propos dans ma chronique précédente.

8- la note olfactive "de beurre": fraîche ou rance, elle est due à une bactérie lactique fonctionnant lors de la FML, oenococcus oeni, qui génère lors d'une fermentation tumultueuse un métabolite précurseur d'arôme, le diacétile. Toutes les années peuvent être impactées mais curieusement surtout les moûts fortement concentrés.

9- la note olfactive dîtes "réduite": Nébuleuse nasale entêtante qui évoque tour à tour la mèche soufrée ou qui va sous sa forme évolutive H2S vers le fameux mercaptan, un thiol qui sent l'oeuf punaie. Elle est la pire déviation organoleptique qui soit. Générées par des lies bourbeuses qui proviennent de fruit marqués par des soufres résiduels conjugués à des contenants ne laissant place à aucune micro-oxygénation. Elle doit impérativement être circonscrite avant mise par traitement au cuivre. Son "résidu" olfactif est le bourgeon de cassis.

10- la note olfactive de type "asperge": ajout massif de sulfite à la mise en bouteille et lente combinaison avec la partie dites totale du SO2 sous verre.le SO2 libre restant en général à un niveau élevé. Le vin vieillit bien mais se montre maigre et peu complexe.

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A propos des notes grillées dans les vins blancs

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

A propos des notes grillées dans les vins blancs

Je n'aime pas la plupart des accents aromatiques grillés dans les vins, particulièrement lorsqu'ils sont blancs. De nombreux exemples de vins marqués par cette note olfactive ont émaillé mes dégustations de de ce début d'année et j'avoue être de plus en plus sévère dans mon jugement lorsque je les sers à ma table. En tant que client je trouve cela désagréable et ce manque évident de pureté me fait d'autant plus pester qu'il marque en général des vins de très haut niveau potentiel si l'on considère leurs terroirs. Je me pose alors cette simple et pourtant fort perverse question: Pourquoi des bibines sans intérêt comme le moindre rosé de linéaire sont construits sur des matières inexistantes et une olfaction nette alors que de grands terroirs peuvent être galvaudés par des notes vulgaires et impures. Comment accepter que des déviances manifestes soient prises pour des sommets de complexité aromatique par des palais pourtant affûtés, comment expliquer qu'une note d'élevage résiduel soit souvent le fruit d'un travail inabouti?



Pour illustrer mon propos je vais tenter d'isoler ce qui génère cette fameuse note grillée qui signerait les arômes les plus nobles d'un couple vinification/élevage de pointe dans le monde des "winemaker" de blanc. De quels ordres sont elles:

-1 la note grillée "soufrée": perception plus ou moins intense sur l'allumette suédoise et le silex frotté. Il s'agit la plupart du temps de résidus de soufre qui ont été épandus longuement et tardivement selon une pulvérisation sèche par poudrage. Lessivables par la pluie ces épandages répétés finissent par imprégner les peaux de raisins et ils marquent durablement les moûts. Impure.

2- la note grillée "torréfiée": artifice d'un élevage mené avec une généreuse proportion de bois neufs chauffés lourdement. Elle "cacahuète" ou "caféine" ou encore dégage une odeur de "pain grillé" selon la lourdeur de son emprunte... toujours vulgaire. Impure.

3- la note grillée "rôtie": senteurs nasales discrètes qui évoquent la noisette fraîche et la peau d'abricot -ou de raisin- dorée au soleil. Signe de juste maturité sans botrytis, elle anoblit le vin. Pure.

4- la note grillée " réduite ": elle apparaît au cours de l'élevage lorsque la proportion de lies est un peu élevées par rapport au potentiel de micro-oxygénation du fût. Notes fines lors d'un élevage bien mené qui souhaite être peu interventionniste sur les sulfites, elle peut masquer irrémédiablement les arômes les plus fins des vins blancs - et en particulier ceux qui sont floraux - si elle est trop marquée. Pure si elle ne trace finement que lors de l'élevage. Impure dès que le vin est sous verre car un seul soutirage doit suffire à la faire disparaître. Fortement impure lorsqu'elle se combine au grillé "allumette".

5- Le grillé "praliné": note ultime et fraîche de noisette se lignifiant elle évoque au nez la limite entre le fruit et le végétal et marque les terroirs les plus à même de porter de grands raisins à maturité complète sans trop de degrés naturels. Perdue si le fruit rencontre sous maturité, surcharge de rendement ou excès d'alcool, ce grillé noble ne se livre qu'en grande année. La dernière fut par exemple à Meursault 2009 mais on pourrait évoquer 99, 92 ou encore 89 et 73. Pure.

6- la note "grillée vanillée/coconut": note lourde apportée par la sur-maturité du fruit et un boisé très présent. Moins déplaisante que l'allumette ou la torréfaction empyreumatique de prime abord , elle est sans doute pire car elle signale une matière déséquilibrée. Impure.

Sachez donc que son expression doit toujours être retenue et que si elle se superpose "en avant" du spectre aromatique du vin, elle le gâte irrémédiablement. Sa place olfactive est donc naturellement sous jacente, subtile et infiniment discrète. Sans cela...le vin n'est simplement pas bon.


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