Bourgogne Blanc Côte d'Or Haute densité

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

  Notre Bourgogne blanc Haute Densité est produit sur le village de Meursault. Deux parcelles différentes situées dans des sols calcaires participent à sa composition. Nous possédons 36 ares au total, uniquement situés sur le finage de Meursault dans les excellents lieux-Dits Grandes Coutures et Magnys. Des secteurs situés en limite d'appellation villages où les terres sont assez caillouteuses encore. le vignoble est conduit en taille Guyot simple et cordon de Royat et les plants ont entre 15 et 20 ans.

   Les ceps sont plantés à une densité de 15.000 à 17000 pieds par hectare. Pour optimiser les rendements nous ne laissons que huit à dix grappes maximum sur chaque ceps. Le rendement est toujours inferieur à 40 hl/ha, ce qui permet d’obtenir un vin à la trame raffinée, élégante  et concentrée. 
Caractéristiques techniques:

  •   Densité de plantation: 15.000 à 17.000 ceps par hectare
  •   Taille: 1/3 en cordon de Royat et 2/3 en Guyot simple
  •   Double ébourgeonnage de printemps
  •   culture organic
  •   Rendements : inférieur à 40 hl par hectare
  •   Vendanges manuelles avec tri des raisins sur table dans la parcelle
  •   Pressurage pneumatique
  •   Vinification et Elevage en fûts de la forêt de Tronçais dont 10% sont neufs
  • aucune chaptalisation ou acidification
  • mise en bouteille sans collage et sans filtration
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Meursault 2.0

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Meursault 2.0
Meursault 2.0

Meursault 2.0

      Le climat évolue et l’expression des vins de nos plaines et coteaux suit ce changement.
      Nombre de solutions culturales utilisées durant plusieurs dizaines - voire centaines - d’années sont aujourd’hui dépassées car elles ne suivent plus le rythme du cycle général que connaissait la vigne depuis le petit âge glaciaire du Moyen Âge, soit depuis près de 500 ans. 
   Nous sommes passés de légers décalages temporels qui ont marqué ces années à un déplacement de près de quatre semaines de toutes les étapes de l’activité de la plante.
  Nous ne récoltons pas seulement au tout début de Septembre en observant une maturité précoce des fruits…c’est beaucoup plus profond que cela. Nous avons un cycle entier qui s’est déplacé de plusieurs semaines et surtout ce déplacement s’est fait selon plusieurs sous cycles n’ayant rien à voir avec ceux du passé.
  Ainsi lorsque nous récoltions fin Septembre, voire début Octobre, nos feuilles ne se maintenaient sur les ceps que jusqu’a la fin d’octobre, au mieux jusqu’au moment de la vente des Hospices - on notera que ces repères sont simples et pourtant essentiels -, soit durant environ 8 semaines. Cette période de mise en réserve s’est aujourd’hui allongée de 15/21 jours pour ceux qui préservent des moments de tailles optimums sans pretailler avec un feuillage en place. 
     On observera aussi que la période de dormance, ou la vigne voit la sève refluer puis son activité de pousse s’arrêter, s’est raccourcie en moyenne de ces mêmes  trois semaines car il nous arrive fréquemment d’avoir des masses d’air chaud parvenant sur nos régions en Mars qui ont pour effet de réveiller nos plants et d’enclencher leur débourrement/éclosion. Le gel qui faisait rage au moment des saint de glace au début de Mai effectue maintenant ses ravages au début d’Avril…là encore trois à quatre semaines en avance sur les épisodes liés aux rythmicités passées. 
   En raison de la bonne mise en réserve de nos vignobles et du peu d’eau dont cette plante a besoin en hiver - j’insiste nous n’avons pas besoin de nappes phréatiques pleines pour que les vignes s’épanouissent parfaitement chez nous, des arrosages réguliers à partir de Mai suffisent - il est est assez évident que nous avons des sorties de raisins potentielles plus importantes que par le passé. Évidemment celles-ci peuvent être détruites par le gel lors d’épisodes « sanglants » dont il y a tout lieu de croire qu’ils se reproduiront fréquemment, mais en moyenne et en dépit de plants qui souffrent lorsqu’on leur demande trop les  ceps sont étonnamment productifs ces dernières années. 

      Dès lors…nous avons un gros problème ! 

      Nos vignes accélèrent au « mauvais »moment et semblent ensuite garder un rythme effréné en raison de notre activité qui depuis toujours consiste à l’amener à maturité alors que cela n’était que très rarement possible « avant ». Toutes les actions visant à mieux faire mûrir nos raisins en les positionnant au soleil, à amender nos sols pour que le peu d’inflorescence des sorties initiales arrivent à maturité en ayant un poids convenable, à décaper nos sols systématiquement pour tuer dans l’œuf toute concurrence végétale, a palisser plus haut pour favoriser la pompe à sucre, à écimer avant floraison pour la favoriser…toutes ces actions sont vacillantes et constituent désormais le corpus des actes viticoles qu’il ne faut surtout plus mettre en œuvre. 

    Pour faire face à cela il faut sans cesse se remettre  en cause et évoluer. Aussi à partir de 2004 - au lendemain de ce millésime 2003 si atypique et sec pour nous - nous avons réfléchis à l’évolution de nos pratiques en développant des projets sur la manière de poursuivre la récolte de raisins équilibrés avec ce temps qui change. Et si la culture biologique stricte est venue en complément se mêler à cette réflexion, nombre d’autres actions ont été menées avant ou en même temps au domaine: des densités plus élevées dans des secteurs de plaine fertiles, des labours plus profonds (très vite abandonnés, une erreur qu’il fallait pourtant éprouver), un retour à un travail beaucoup moins mécanisé avec des engins plus légers, des écimages manuels pour préserver des sols aérés, une équipe doublée pour être plus précis dans le palissage, des labours hivernaux abandonnés et des ouvertures de sols beaucoup moins importantes et plus espacées en laissant poindre l’herbe, un travail  sur le feuillage pour étirer la période végétative au maximum afin de conserver un développement lent et régulier des principaux précurseurs aromatiques, et tant d’autres petites adaptations en constantes évolutions.

   Aujourd’hui nous ne savons evidemment pas si tout cela est « parfait » mais une chose est certaine, sur nos 60.000 ceps nous en remplacions 2400 par millésime il y a cinq ans et cette année 1400 de moins avec des secteurs qui enfin voient tous les ceps en très bonne forme en dépit du dépérissement qui frappe le porte greffe 161/49 Couderc, le porte greffe le plus qualitatif des années passées. 

   Réduire nos rendements à 45 hl/ha en blanc - sans se bercer d’illusions sur ce qu’il est possible de faire en terme de production, mais plutôt en pensant à ce qu’il est bon d’obtenir en terme d’équilibre - et 38 hl en rouge nous paraît essentiel pour pérenniser notre viticulture et générer les vins concentrés et équilibrés naturellement - donc sans aucune correction - que la Bourgogne se DOIT de produire indépendamment des questions financières et de rentabilité. 

   Pour cela nous avons initié un programme de conservation de nos meilleurs plants en développant de puis quatre ans une sélection drastiques de nos plants les plus fins pour éradiquer les viroses afin de les reproduire dans une parcelle vierge de toute plantation depuis plus de 100 ans. Cette sélection avait effectuée en 1945 sur des plants d’origine pré-phylloxérique issus de la commune…
  
… la Mémoire des coteaux et une réflexion sans compromis pour envisager un avenir serein…Telle est notre vision de demain.

Patrick Essa - Domaine Buisson-Charles

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Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels

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Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnels

A / Comprendre le Millésime 2025 chez Buisson-Charles 

     Après une année 2024 froide et marquée par des développements de maladies inédits ayant généré des rendements moyens faibles, 2025 a vu sa saison démarrer selon des auspices très positifs. 
   Eau, soleil, pression maladie faible et gelées écartées, le démarrage de la pousse des rameaux s’est déroulé de manière quasi idéale en côte de Beaune. A cet instant nous pensions tenir une année simple à maîtriser qui ne pouvait être gâtée que par de funestes orages de grêle…et par une sécheresse excessive.

    Dès le début du mois de Juin, les vignes ont eu à subir une canicule de dix jours très intense qui n’a pas empêcher les mécanismes de floraison et  de veraison mais qui a sans doute ralenti leurs cinétiques. La fleur s’est étalée sur une période assez longue et il a fallu attendre plus de 60 jours pour observer la mi-véraison qui a ce moment montrait des pinots en avance de quelques jours  sur la majorité des chardonnays, curieusement l’Aligoté était même chez nous plus en avance que nos chardonnays. 

   Un temps plus doux et quelques  rares pluies ont alors permis aux raisins rouges et blancs de démarrer leur maturation à partir du début d’Aout sur des températures avoisinant les 22/26 degrés, finalement assez fraîches après la première canicule. 
   La vigne s’est alors remise doucement de son premier coup de chaud et tout alors semblait indiquer que nous vendangerions au début de Septembre, 30 à 35 jours après là mi-véraison. Toutefois cette chaleur a marqué les fruits en réduisant la taille des baies et en provoquant un épaississement des peaux avec pour conséquence des pulpes charnues et peu juteuses et des jus fortement amers. 
    Dès cet instant nous savions qu’il nous faudrait de l’eau pour autoriser un bon mûrissement et équilibrer les jus à l’intérieur  des baies. En revanche les peaux epaisses nous permettraient de ne pas voir les précurseurs aromatiques diminuer tout en observant les amertumes s’estomper. 

    C’est dans ces conditions « initiales »  qu’une remontée de chaleur venant du Sud qui allait rayonner très durement durant près de 15 jours - avec des températures avoisinant 40 degrés et plus - a « violemment » impacté la vigne en stoppant au fil de sa durée la maturation de baies, bloquées par un stress hydrique dont le gradient s’est amplifié au fil des jours jusqu’au 22 Août, jour où le temps a basculé vers une fraîcheur salvatrice. 

   Dans notre esprit il était alors absolument hors de question de couper des raisins présentant des peaux épaisses, des degrés dûs à la dessiccation des baies, des acidités tartriques très élevées pour les mêmes raisons et des acidités maliques en berne car dégradées par le soleil. Les fruits étaient alors millerandés, alcooleux, amers et très mal équilibrés…sans parler du fait que leur rendement en jus était extrêmement faible. Jusqu’à 450 kg pour une pièce de vin - 350 habituellement -. Et puis vendanger par 40 degrés…ce n’est pas humain. 
    
   Nous avons donc attendu les pluies - autant en les espérant qu’en les devinant - car au fond il n’y avait que la grêle qui pouvait nous gêner et le risque d’attendre des resources hydriques nécessaires ne nous en paraissant pas vraiment un.

   Par chance à partir du 25 Août plus de 60 millimètres sont tombés. Le genre d’accident qui fin  Septembre peut vous coûter une récolte en générant ce que l’on appelle « la tourne » du chardonnay et du pinot - de la pourriture - mais qui en l’occurrence et dans le contexte que je vous ai décrit fut  une vraie bénédiction.

   Les grappes se sont repulpées, les pulpes liquéfiées et surtout - plus que tout - les baies ont du goût, ce qui indique que les précurseurs aromatiques se développent et continuent de le faire. 
   Nous ne ferons donc pas une grosse récolte car les raisins millerandés ne tripleront pas de volume et ce qui a été marqué par la première vague de chaleur le restera, c’est d’ailleurs celle-ci qui aura fait le plus de mal je crois. La seconde ayant  été contrebalancée par les pluies grâce à notre patience.
  
  Voilà j’ai essayé de vous expliquer notre point de vue et évidemment il sera à moduler en fonction de nos premiers coups de sécateurs qui auront lieu Mardi dans 38 ares de Corton-Charlemagne…je  ne manquerai  pas de vous retranscrire ici les résultats obtenus, en toute transparence.
 

  B/  Bilan Vendanges 2025: Un potentiel de très grande année se dessine: 

   Petits rendements, maturités idéales, équilibres parfaits, aucune correction, timing idéal pour la récolte. 
    

    De la trempe de 1893, 1947, 1976, 1989, 2015 et 2019…

   Rendements compris entre 30 et 52 hl/ha (aligotés) selon les parcelles de blancs avec un rendent moyen approchant les 40 hl/ha. 
    De très  belles acidités tartriques et des moûts qui ont du peps en blanc.
   Les fermentations alcooliques sont en cours et apparaissent régulières.

Et puis des raisins blancs finement dorés et des rouges subtilement bleutés…cela fait tellement de bien!

Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnelsVendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnelsVendanges 2025 - Des raisins exceptionnelsVendanges 2025 - Des raisins exceptionnels
Vendanges 2025 - Des raisins exceptionnelsVendanges 2025 - Des raisins exceptionnels

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Un bel écrin pour notre Meursault Tessons

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Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons

Meursault entre vignes et pierres, entre vignerons, tailleurs et carriers. 

Genèse d’un mur réalisé dans les Meursault Tessons  pour notre domaine  - Buisson-Charles - par l’entreprise murisaltienne rougeotviti…
Car nous ne sommes que de passage et qu’il faut laisser aux générations futures des terroirs en bon état.

Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
Un bel écrin pour notre Meursault Tessons Un bel écrin pour notre Meursault Tessons
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Les allocations du Millésime 2023 sont disponibles

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Allocations du Millésime 2023: les réservations sont ouvertes. 

  Les clients allocataires du domaine peuvent dès aujourd’hui faire leur demande de réservation pour le millésime 2023. 

   Je commencerai à adresser les offres dans le courant de la semaine prochaine et les vins seront disponibles à partir du 15 Mars.

 En cas d’omission - toujours possible - contactez moi ici: domaine@buisson-charles.com 

   Comme chaque année j’aurai quelques offres complémentaires à faire car il y a toujours des « mouvements »  au sein de nos allocataires. Vous pouvez donc me contacter si cela vous intéresse pour recevoir une offre dédiée. 

Patrick

Les allocations du Millésime 2023 sont disponibles

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Millesimes: caractères

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1959 : année abondante et de qualité superbe tant en blanc qu'en rouge. Sans doute les meilleurs rouges de l'après guerre à pleine maturité avec les 64. 

1960 : pluie constante en Septembre, pourriture... à oublier. 

 1961 : petite récolte en raison de la coulure. Beaux vins élégants un peu sur-estimés en raison de la qualité des Bordeaux. Les 61 bourguignons sont moins concentrés que les 59 et 64 mais possèdent une grande élégance. 

1962 :des vins très fins, élégants qui ont très bien évolués. Blancs superlatifs, en particulier à Puligny et Meursault. 

1963 : pluie et pourriture, toute petite année. 

1964 : récolte abondante, vins solides et charpentés, blancs extraordinaires. Les rouges se sont parfaitement conservés et se révèlent magnifiques aujourd'hui. 

1965 : coulure, petite récolte, vin légers et aqueux. 

1966 : Beaux vins complets et un peu austères car vifs. Superbes aujourd'hui. 

1967 : gelées, pluies, millésime irrégulier mais très moyen en général. Quelques réussites en Côte de Nuits, mais mineures. 

1968 : gelée, pluie pourriture, désastreux. La pire année du siècle sans doute. 

1969 : vins classiques et un peu tanniques. très beaux aujourd'hui. Blancs moyens. 

1970 : Vins charmeurs, ronds, élégants, qui possèdent beaucoup de fond. Quelques grandes réussites en blancs et des rouges parfois sublimes en Côte de Beaune et Côte de Nuits. 

1971 : Beaux quand ils n'ont pas été grêlés. Les blancs sont dorés, les rouges sont désormais à boire et possèdent souvent de belles notes "chocolatées". 

1972 : Vins rouges assez concentrés et vifs qui ont parfois très bien vieillis. Ils devraient toutefois être bus aujourd'hui. Les blancs sont plus mûrs mais manquent de race. 

1973 : grosse récolte, petite réputation en rouge alors qu'il en existe de très gourmands mais un peu légers et grands vins blancs méconnus. 

1974 : Gelées terribles dans les blancs, ce qui reste est très bon cependant. les rouges sont plus fluets. 

1975 : pluie en septembre, pourriture, toute petite année.

1976 : Sécheresse, vins tanniques, longs à se faire en rouge. Blancs superbes dans un registre puissant, mûr, d’avidité basse et ferme. 

1977 : pluie, pourriture malgré les premiers pas des produits anti-pourriture. Année faible. 

1978 : La fleur passe mal mais temps superbe d'Août à Septembre, très beaux rouges récites souvent en Octobre, fins et concentrés. Blancs moins pleins et surtout très acides. 

1979 : blancs très classiques, d'une race étourdissante, la plus belle année de l'après-guerre. Rouges fins élégants mais moins racés que 78. Un seul écueil l’abondance des blancs parfois dilués. 

1980 : Petite récolte, millésime  moyen en blanc mais ils ont parfois bien vieillis . Les rouges sont maigres et n'ont pas pas le grand style. 

1981 : très irrégulier. Petite récolte en raison des gelées. les vins rouges sont sévères et un peu tanniques Ils manquent un peu de charme et de fond. Les blancs issus d'une petite production ont des senteurs iodées caractéristiques.

1982 : abondance, abondance. Vins rouges fins et élégants mais en fin de vie et Blancs vraiment magistraux, d'une éclatante finesse. Attention à la dilution toutefois. 

1983 : grêle, pourriture, il fallait trier. Blancs jaunes au nez de liquoreux, rouges souvent en fin de vie et secs. 

1984 : pluie, manque de maturité, petite année. 

1985 : Très beau millésime classique dans les deux couleurs. Capacité de garde fantastique. 

1986 : rouges légers et sans beaucoup d'intérêt. blancs assez opulents et pleins marqués par une proportion de botrytis.

1987 : petite année dans les deux couleurs. Quelques réussites mineures. 

1988 : blancs un peu trop vifs en général mais disposant d'une matière saine et généreuse. rouges tanniques et durs qui peuvent être grandioses. 

1989 : Très bons rouges, souples fruités, classiques et charmeurs. Blancs très pleins, mûrs, dorés, concentrés et de très longue garde. 
1990: année équilibrée qui a donné des rouges charnus et de longue garde. Les blancs vifs à leur naissance se sont parfaitement conservés. 
1991: gelées sévères, faible récolte pour des vins à maturité froide. Certains ont bien vieillis mais leur matière est un peu fluette et amère.

1992: année mûre. Les vins sont construits sur des acidités basses. Parfumés et séducteurs jeunes, les blancs ont bien vieillis. L’abondance des rouges en a fait des vins de consommation rapide. 
1993: une année tardive où les raisins ont eu du mal à mûrir. Rouges austères, blancs un peu trop amers. Des réussites mineures .

1994: année pluvieuse. Manque de maturité des fruits et maigreurs des matières. Petits vins.

1995: récolte tardive de raisins un peu botrytisés en blanc avec de la pourriture grise hélas. Rouges un peu sévères mais concentrés. Blancs mûrs et dorés qui manquent un peu de complexité mais qui sont concentrés et souvent iodés.

1996: récoltés fin Septembre, les raisins ont été mûris par le vent et se sont avérés très acides. Année de garde, austère en blanc et rouge qui hélas n’a pas toujours bien évolué. Certaines très belles réussites.

1997: année précoce, assez abondante. Les raisins étaient sains et plutôt équilibrés mais les vins se sont montrés souvent un peu simples et dilués avec des arômes variétaux. 

1998: petite récolte en raison des gelées. Vins rouges un peu secs et blancs iodés et vifs. Une année moyenne. 

1999: très belle année d’équilibre. Grands blancs et rouges: profonds, denses, complexes de longues gardes. 
2000: assez proche des 99 mais avec un peu moins de race en raison de rendements parfois très abondants. Blancs supérieurs aux rouges.

2001: année tardive qui a donné des vins vifs et assez concentrés. Ils ont très bien vieillis surtout les blancs. Rouges un peu durs.

2002: grand année dans les deux couleurs. Équilibre, puissance, complexité. Un must.

2003: Année de canicule. Les vins rouges parfois un peu confits ont bien vieillis et conservés une étonnante fraîcheur. Les blancs d’acidité très basse sont encore en pleine forme et très parfumés. Étonnante réussite d’ensemble pour ce millésime peu abondant.  

 2004: année pluvieuse, tardive et très abondante. Rouges marqués par des notes de pyrazine insistantes et blancs vifs un peu trop abondants et dilués. Un millésime moyen.

 2005: annoncée comme grande dès sa naissance l’année a longtemps déçu par son austérité dans les deux couleurs. Aujourd’hui les vins parviennent à maturité et se montrent d’une très grande fraîcheur. Grande année.

2006: année un peu chaude, d’acidité basse. Petits rendements, flétrissure. Rouges un peu austères quand ils ne manquent pas de fond et blancs qui ont évolué vite en moyenne. Un millésime hétérogène.

2007: année précoce - mais pas forcément chaude - où les raisins ont montré une acidité assez franche mais aussi un certain manque de fond. Les rouges sont un peu secs et les blancs me paraissent plus intéressants. 

2008: fortes gelées, petits rendements. Vins vifs et très toniques. Ils ont plutôt bien vieillis et se montrent très parfumés dans les deux couleurs. Léger botrytis dan les blancs.

2009: millésime abondant et mur. Rouges élégants, soyeux et parfumés ayant beaucoup de classe. Certains blancs sont du même niveau mais d’autres manquent un peu de tension et de fraîcheur. Beau millésime. 

2010: Année assez tardive possédant de très belles acidités tartriques. Vins de gardé, toniques, pleins, denses ayant une très belle énergie interne. Grand millésime. 
2011: année précoce récoltée en Aout souvent. Des vins assez élégants et plutôt séduisants mais qui manquent parfois de maturité et développent parfois  des amertumes trop marquées.

2012: année de grêle, peu abondante. Les blancs sont légèrement miellés et assez denses en raison de petits rendements. Les rouges sont bons mais parfois un peu secs en raison de la grêle. 
2013: gelée dans les rouges mais récolte très abondante en blanc. Des vins vifs et parfois un peu « verts » mais qui ont très bien évolués et conservés leur fraîcheur.

2014: blancs grêlés à Meursault, petits rendements, des baies botrytisées au milieu de fruits sains ont donné des vins aromatiques et fluides, assez séducteurs. Un millésime hétérogène avec de jolies réussites.

2015: Millésime mûr avec des vins équilibrés, pleins et gourmands. Un très grand millésime dans les deux couleurs.

2016: gelées très fortes ayant donné une petite récolte de raisins blancs mûrs et concentrés. Des vins séduisants, gourmands et parfumés. Parfaits aujourd’hui. Rouges plus compliqués et fermes aux tanins parfois anguleux.

2017: année très abondante ayant livré des vins séducteurs jeunes et faciles à boire sur leur fruité initial en blanc. Rouges plus fluides et construit sur un fruité frais plaisant.

2018: année abondante, mûre et parfaitement équilibrée dans les deux couleurs. Des vins gourmands et jugeurs en blancs, des rouges soyeux et fruités qui évoluent parfaitement.

2019: grande année dans les deux couleurs. Petits rendements, concentration et race de terroir. Le plus beau millésime du domaine depuis trente ans.

2020: année de forte maturité où la chaleur du climat fut constante. Récolte au début de Septelbre. Rouge profond avec des niveaux d’alcool élevés et blancs dans le même registre mais plus frais. 

2021: année de fortes gelées. Petites récolte tardive - fin Septembre  -  de raisins de maturité froide. Rouge léger et parfumé, blancs dense et vifs qui ont un grand potentiel de garde.

2022: année chaude et très bien équilibrée qui a donné des rendements naturellement mesurés, parfaits pour produire de grands vins. Les blancs sont remarquables et les rouges un peu austère sont taillés pour la grande garde.

2023: année solaire marquée par des acidités basses et un fruité étonnement ouvert dans les deux couleurs. Textures soyeuses des rouges et viscosité naturelle des blancs. Des vins séducteurs.

2024: marquée par le mildiou, la récolte minuscule a généré  des vins frais et vifs ayant un grand potentiel de garde en blancs et des rouges fruités et très gourmands d’un grand classicisme de forme. 

 

 

 

 

 

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État des vignes Buisson-Charles au 10 Juillet 2025

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

10 Juillet 2025: État du vignoble 

     La Côte d’Or a pour l’instant beaucoup de chance car en dépit des 5 jours caniculaires de début juillet, les vignes ne souffrent pas ou peu et les resources hydriques sont en ce moment suffisantes. 
    6 petits millimètres de pluie fine sont tombés il y a cinq jours et ont notablement rafraîchi le temps. Même si les températures sont reparties à la hausse, elles sont au fond désormais  assez proches d’un mois de Juillet « normal ».

    Nous avions passé fleur au domaine au tout début de Juin - entre le 29 Mai et le 4 Juin selon les parcelles - et il est donc normal de voir des petits grains de « grume Velle » de ci de là. Cela annonce un cycle de veraison qui ira du 15 juillet pour son vrai démarrage au 4/5 Août pour son achèvement complet. 

    Le temps annoncé à longue vue prête toujours à caution mais il semble qu’il sera modérément chaud et un peu nébuleux avec des ondées et quelques orages par intermittence. Il semble que désormais tous les aléas climatiques que nous avons évité risquent de se concentrer dans le futur du millésime en un seul: la grêle. 

    Point de gelée, peu ou pas de maladie, un peu de coupure  sur les pinots - qui ne feront pas de gros rendements cette année - et pour l’instant pas d’effets liés aux échaudages des baies. Même si en quelques endroits mildiou et blackrot rodent, le vignoble est plutôt sain.

    Notre culture organique est bien plus à son aise qu’au cours du millésime précédent….tant mieux!
    
   Étirer notre période de maturation des baies pour complexifier les précurseurs aromatiques est toujours ce qui anime notre vision de la récolte. Des fruits aboutis, sains et équilibrés possédant une richesse naturelle et une complexité liée au terroir et au fruit en l’absence d’effets d’élevage. 

  Simplement…

État des vignes Buisson-Charles au 10 Juillet 2025
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Ou en sommes nous dans les vignes au 4 Juin 2025…

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Quelques nouvelles des vignes 

   Louis a une conception « Suisse » du travail…sans doute est-ce dû au fait que son père est d’origine valaisanne et qu’il a fait ses études d’œnologue à Changins non loin de Genève. -))
   C’est la sixième année qu’il a repris les vignes de ses parents  et grands parents en les récompensant de s’être battus pour les conserver en dépit des difficultés de transmission.

   Je pense qu’il a en tête de toujours améliorer son labeur et il a la chance de compter sur une équipe qui partage sa vision ultra exigeante de la culture des vignes et des vinifications. 

    Merci à Ludo, Louis, Thomas, Pierre et Robin pour leur travail méticuleux et pensé. Sans eux rien ne serait possible pour mettre en place notre culture organique, si contraignante et risquée mais surtout si satisfaisante quand comme à Pommard - photo - le temps est avec nous …en dépit des pertes sévères de 2024.   
      Nous avons des « modèles /exemples » dans le vignoble et savons bien ne pas être seul dans cette quête  car un petit nombre de viticulteurs cherche dans le même sens: plants fins, mécanisation minimale, travail humain maximal, culture organique, petits rendements, respect de la vendange, non correction des moûts, Vinification lente, élevage long, cave passive, mise en bouteille sans filtration.

     Pas d’artifice, pas de discours, pas de magie…juste du travail.  Il faudra d’ailleurs bien qu’un jour on finisse par reconnaître que sans avoir les mains dans les vignes il est impossible en Bourgogne d’atteindre l’excellence. La jeune génération a je crois parfaitement compris cela. 

   Sinon la fleur était au domaine à mi-parcours entre le 30 Mai et le 3 Juin. Si nous comptons 65 jours jusqu’à mi-véraison  et 35 de plus pour être au top du mûrissement…
…on vendangera… quand cela sera le moment! 

  Ab origine fidelis
 

Patrick

Ou en sommes nous dans les vignes au 4 Juin 2025…
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Le Millésime 2023 est en bouteilles

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Le Millésime 2023 est en bouteilles

Le Millésime 2023 est en bouteille! 

    Notre millésime 2022 est désormais totalement épuisé. 
    Les 57.000 bouteilles produites se sont vendues en l’espace de 11 mois et nous pensons que le domaine a atteint son maximum de production dans la structure viti-vinicole qui est la sienne. Passant de 20.000 bouteilles annuelles à près de 60.000 en l’espace de 15 ans. 

   Désormais place au millésime 2023 qui a été chez nous moins abondant que 2022 en raison de la grêle qui a touché Meursault à la fin de Juillet et de notre travail sévère d’ébourgeonnage.     Heureusement cette grêle est tombée avant veraison et elle nous a permis - voir photos- de récolter des raisins sains et concentrés en quantités mesurées. Le domaine produisant environ 42 hl/ha en moyenne. 
   Nous aurons quelques nouvelles appellations à proposer - Nuits Saint Georges, Corton Renardes, Volnay-Cailleret - et désormais nous sommes satisfait de leur variété et nous fixerons notre production à plus ou moins 50.000 bouteilles par an. 
   Partout on annonce des lendemains compliqués pour les vins de Bourgogne. Nous sommes donc vigilants et restons sages avec des  prix stables qui se placent dans la moyenne des appellations dont les vins sont issus et nous gardons en tête qu’en matière de commerce rien n’est jamais acquis. 
   2025 s’ouvre à nous et nous espérons aussi que l’année sera plus reposante aux vignes  que durant toute la saison 2024 qui fut éprouvante pour les organismes et terriblement frustrante pour les rendements minimes obtenus. Les plus faibles depuis le millésime 1965 chez nous. 

Patrick

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Caractère du Millésime 2023 bientôt disponible

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Caractère du millésime 2023 qui sera bientôt complètement en bouteille - fin février - et donc en vente…

    Après une sortie de raisins très généreuse faisant suite à un passage du froid fort proche de nous faire geler au début d’Avril, la saison végétative s’est déroulée sans trop de problèmes liés aux maladies mais impactées - à Meursault et ses environs -  par une grêle féroce nous ayant fait perdre au moins 20/25 % de notre récolte dans les meilleurs secteurs. Celle-ci s’est déroulée avant véraison, aussi les raisins ont-ils  eu le temps pour la plupart de sécher et de tomber lorsqu’ils étaient blessés, le tri sur table ayant fait le reste. Nous avons donc récolté une récolte modeste en abondance - moins de 40 ha/ha de moyenne - mais de haute qualité au niveau sanitaire. Les grêlons étant de taille importante  ils ont curieusement plus fait de mal aux bois et sarments  qu’aux grappes, même si évidemment nous avons perdu sur les deux tableaux car nos vignes étaient au niveau de l’ébourgeonnage  et de la vigueur recherchée « programmées »pour produire 48 hl/ha. 
    Le domaine a donc produit au bas mot 30% de raisins en moins que ce que l’appellation a demandé comme rendement au niveau de son ODG  qui a fixé ceux-ci à 64 hl/ha en village et 62 hl/ha dans les crus pour Meursault et son vignoble. Nous nous tenons en retrait de ces chiffres dans toutes nos productions et sommes convaincus que le travail de sélection en amont se fait indépendamment de possibles aléas climatiques. 
    La fleur passée au début de Juin dans nos vignes  nous emmenait au 10 Septembre pour les vendanges et le domaine a démarré le 11 pour les rouges de Santenots  le 12 pour ses blancs. Ces dates sont fondamentales car si les maladies n’ont que peu touché notre vignoble - un peu d’oidium dans les parcelles à historique - le temps lui a eu une grande influence sur l’équilibre des raisins en raison de deux canicules successives. Une première à la fin de juillet et au début d’Août qui a duré une semaine et surtout une seconde qui a duré plus de dix jours et qui s’est déroulée de manière extrêmement virulente au début de Septembre jusqu’à la pluie du 13.  
   Il était clair pour nous que couper par 35 à 38 degrés - avec des pointes à 47 au soleil - n’avait aucun sens. Couper de nuit ou le matin  n’était pas plus efficient car la canicule justement montre que le temps ne se radoucit que peu durant la nuit et les premières heures de la journée et que les rasins restent « chauds » ce qui génère, sans brassage des moûts pour les refroidir, des débuts de fermentation tumultueux. Hors de question de vinifier des vins ainsi. Nous avons donc été patients, essuyé la pluie en Goutte d’Or le 13 et constaté que les deux vignes coupées le 12 n’avaient vraiment pas du tout les mêmes profils au niveau de leurs équilibres.
    Une fois de plus raisonnement et mesure ont payé si j’en juge les évaluations obtenues chez des jurys chevronnés en total aveugle. 
    En effet ce que nous avons récolté par une température clémente de 20/22 degrés à partir du 14 et jusqu’au 21 n’avait absolument rien à voir avec les équilibres des premières vignes coupées. Les raisins  plus frais, plus gorgés de sucs et mieux équilibrés - particulièrement les 5/6 derniers jours ont donné des vins aux profils beaucoup plus engageants et puis, et ce n’est pas à négliger, nos vendangeurs n’ont pas souffert de la chaleur.

  Au final les vins du domaine me font vraiment penser aux exceptionnels vins du millésime 2009 depuis le début. Des niveaux d’alcool aux abords de 13,5/14  degrés, de bonnes acidités totales et des ph un peu élevés compensés par de superbes extraits secs. Le soleil a retiré la part lactique des vins mais a aussi concentré le tartrique et les vins trouveront/trouvent un équilibre sur de très fins amers et une  finesse de texture unique leur donnant une délicate et naturelle « sucrosité » en milieu de bouche alors que les vins sont complètement secs…

    …de VRAIS Meursault en somme!

Sur les photos, les fruits - triés et parfaitement sains et équilibrés - de la récolte 2023 vendangée a partir du 7 Septembre, après les chaleurs.

Caractère du Millésime 2023 bientôt disponible Caractère du Millésime 2023 bientôt disponible Caractère du Millésime 2023 bientôt disponible
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Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

    Le domaine obtient le meilleur score de la dégustation 2021/2022 avec la meilleure bouteille de 2022, le meilleur score des premiers crus et des villages 2022 et des villages 2021 en présentant dans ce millésime uniquement le Meursault Tessons.
   Toutes les bouteilles par le domaine  présentées ont été sélectionnées…à Meursault mais aussi à Volnay.
  Évidemment il y a aussi de très belles notes obtenues par d’autres domaines et il est donc utile de présenter l’ensemble de cette dégustation…en vous recommandant d’acheter ce dernier numéro qui vient de sortir et qui révèle et recèle de nombreuses pépites…

Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui
Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui
Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui Millésime 2021 et 2022 - les scores obtenus dans le magazine Bourgogne Aujourd’hui

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Le Millésime 2022 évalué par Kevin Shin

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Millésime 2022 du domaine Buisson-Charles vu par Kevin Shin

Kevin Shin, un de nos clients,  a dégusté quelques uns des vins du domaine dans le millésime 2022. Il en tire un bilan qui fait plaisir à lire, au delà des scores qui sont assez dithyrambiques…

Aloxe-Corton 2022: Medium expressive nose displaying fresh red fruit, strawberry, raspberry, rose, sweet spices and earth. Medium concentration, generous red fruit, warm and round, bright acidity, earthy mineral, and a medium long red fruit driven earthy finish. (90 points)

Volnay-Santenots 2022: Upper part of Santenots with pre-phylloxera selection. I believe this will be bottle separately.  Exquisite floral nose displaying perfectly ripe pure red fruit, rose and cornucopia of red flowers, fresh button mushroom, a hint of light caramel, a hint of stem, sweet spices and mineral. Already showing beautifully integrated palate, nicely layered generous pure red fruit, silky, airy, beautifully detailed, bright acidity and mineral, and a seamless long pure red fruit driven floral finish. This is incredibly floral and refine. (95 points)

Chapelle-Chambertin 2022: Remarkably light color, 100% stem inclusion. Patrick explains the wine gets darker in the bottle. Explosive nose displaying pure red and black fruit, licorice, a hint of stem, rose, perfume, sap and mineral. Excellent concentration, beautifully layered sweet red and black fruit, silky and fluid, perfect amount of acidity and mineral, and a seamless long pure red and black fruit driven floral finish. I love the gorgeous floral nose and airy texture. 18 month elevage and no filtering. (96 points)

Chambertin 2022: Intoxicating yet noble nose displaying pure yet super rich red fruit, raspberry jelly, a hint of licorice, rose, light caramel, truffle, and mineral. Exceptional concentration, incredibly layered rich red fruit, silky and airy, bright acidity and mineral, and a seamless long red fruit driven finish. The vines from 1955. Absolutely gorgeous wine. (98 points)

Bourgogne Blanc Côte d’Or Haute Densité 2022: One part in Meursault and the other in Puligny. Expressive nose displaying concentrated rich white fruit with a hint of yellow, apple, apple candy, a hint of pineapple, honeysuckle, spicy spices and limestone. Excellent concentration, layers upon layers of rich concentrate white fruit, oily and opulent, bright acidity, medium mineral, and a long rich concentrated white fruit driven finish with honeysuckle at the end. Remarkable concentration for a BB. (93 points)

Meursault Vieilles Vignes 2022:  15% new oak, from 60 to 100 years old vines. Expressive nose displaying pure white fruit, apple, pear, honey, marzipan, a hint of mint, spicy spices and limestone. Very good concentration, finely layered pure white fruit, good balance and detail, bright acidity, fine limestone mineral, and a long pure white fruit driven finish. (93 points)

Meursault Les Tessons 2022:  A very refined nose displaying pure fresh white fruit, pear, white peach, a hint of lemon, beeswax, honeysuckle, cool mountain stream and fine mineral. Very good concentration, nicely layered pure white fruit, elegant and precise, perfect amount of acidity and mineral, and a long pure white fruit driven finish with beeswax at the end. Showing a beautiful finesse, especially for a village Meursault. (94 points)

Meursault Bouches-Chères 2022:  Complex, super mineral driven nose displaying fresh pure white fruit, pear, apple, white peach, white pepper, lanoline, and crushed rocks. Excellent concentration, beautifully layered pure white fruit, cool, subtle and precise, perfect amount of acidity, super mineral, and a long pure white fruit driven finish. I would love to taste this once bottled. Excellent. (95 points)

Meursault Goutte d’Or 2022:  Rich expressive nose displaying concentrated opulent white fruit, pear, apple, apple candy, honeysuckle, vanilla, white flowers, and limestone. Excellent concentration, layers upon layers of rich white fruit, oily and opulent, perfect amount of acidity and fine mineral, and a long concentrated rich white fruit driven floral finish. This is a big serious wine. Cleary richer and bigger than the Bouches-Chères. (95 points)

Meursault Charmes « Du Dessus » 2022: Powerful big scale nose displaying concentrated white and yellow fruit, pear, lemon curd, vanilla, honeysuckle, dry extract, spicy spices and crushed rocks. Exceptional concentration, layers upon layers of concentrated white and yellow fruit, rich and oily but also cool, energetic and beautifully detailed, bright acidity, strong limestone mineral, and a long concentrated white and yellow fruit driven finish. There is a lot of dry extract at the end. This is a very complete wine. (96 points)

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Allocations Privées Millésime 2022: c'est parti!

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Allocations Privées Millésime 2022: c'est parti!

   Nombreux sont les lecteurs de notre site internet qui sont également clients privés du domaine et qui chaque année nous font une demande d’allocation privée.

 Pour le millésime 2022 la saison des réservations a commencé. En effet les vins seront mis en bouteilles dans le courant du mois de Mars et disponibles à partir de la mi-Avril 2024.

 Si vous êtes intéressé par l’ensemble de notre gamme selon des prix propriétés qui ne connaîtront pas de hausse avec ce millésime, vous pouvez nous contacter sur le mail du domaine:

domaine@buisson-charles.com

Heureuse année 2024 a vous tous,

Patrick Essa - Domaine Buisson-Charles 

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Livre: Les Grands Crus de Bourgogne par Laurent Gotti

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Livre: Les Grands Crus de Bourgogne par Laurent Gotti

Les Grands Crus de Bourgogne - livre écrit par Laurent Gotti aux éditions Pierre Poupon

  Les ouvrages qui décryptent les crus et climats de Bourgogne sont nombreux…et souvent écrits initialement en langue anglaise par des journalistes et/ou vendeurs de vins ou alors par des critiques qui sélectionnent les producteurs où ils vont déguster. 
   C’est leur droit le plus strict et cela correspond au fond aux informations que leurs lecteurs recherchent. Ils répondent à une attente et offrent des pistes pour acheter ce qu’ils considèrent comme étant la quintessence d’une région. On perçoit aisément qu’il y a dans ces opuscules une vraie envie de classer, de hiérarchiser, et de manière sous-jacente de valider des classements déjà très en place car le lecteur a souvent besoin de retrouver ses « bases » de jugement. Il ne faut pas être trop novateur et encore moins perturber ce qui est communément admis. 
   Avouons le cela aboutit souvent à des agrégations d’informations redondantes et à des ouvrages aussi ennuyeux qu’inutiles même si écrits avec d’infinis détails, on cherche…à ne rien expliquer. 
   J’appelle cela les sommes de l’inutile.

 Laurent Gotti oeuvre dans un autre registre car son ouvrage est écrit après plus de trente années de dégustations exhaustives. Il a eu le loisir de les mener au magazine Bourgogne Aujourd’hui dans un premier temps puis pour son propre compte ensuite et enfin depuis quelques années comme intervenant ponctuel dans des revues, en particulier la Revue des Vins de France et comme directeur des publications Pierre Poupon. Bref, c’est un bourguignon et son propos n’a rien à voir avec le commerce ou la prescription…vous imaginez bien que cela ne peut que me plaire.

   Les cartes et descriptions factuelles sont aussi concises que claires et les informations contenues sont toutes vérifiées et vérifiables. De ce point de vue on sent la rigueur du rédacteur et sa volonté d’ancrer son ouvrage dans la durée en faisant en sorte qu’il ne soit pas - en dehors des mouvements liés aux ventes et achats - dépassé au bout de quelques années. 
  Mais par dessus tout - et cela est au fond fort novateur - il replace l’homme au centre des débats en affirmant sa prééminence dans la création de ses morceaux de terre si particuliers et qui sont aujourd’hui sacralisés comme s’ils avaient été créés par le doigt de Dieu. Il est bon que le lecteur apprenne combien toutes ces terres ont été remaniées au fil des siècles et combien au fond leurs propriétaires sont à l’origine de leur excellence. En minorant sans l’exclure l’action des cisterciens, il redonne vie à des vignerons qui dans l’ombre ont su transmettre ce patrimoine unique créé In extenso sur la base de situations « climatiques » certes très favorables  mais qui sans œuvre humaine ne serait rien.

 Je ne peux que vous recommander la lecture de cette « somme » - vendue à un prix que je trouve très mesuré -  car en dépit de mes incessantes investigations pour mieux comprendre la région où je vinifie depuis près de trente ans, il m’a appris nombre d’informations à la pertinence remarquable.
  Une pierre de plus a l’édification d’un corpus de savoir avéré sur les grands crus de Bourgogne…loin du romantisme des histoires que l’on colporte trop souvent.

Livre: Les Grands Crus de Bourgogne par Laurent Gotti

Publié dans Reflexions, Revue de Presse

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Mûr, mur, murmure…

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Mûr, mur, murmure…

Je vendangerai quand cela sera mûr…

   Non, c’est pas possible!? Tu vas vendanger quand cela sera mûr…en voilà un scoop!
   Mais il est vrai que la maturité n’est pas la même pour tout le monde. Il y a les mûrs physiologiques pas tout à fait mûrs, les mûrs phénoliques, juste mûrs, et les mûrs organoleptiques dont on murmure qu’ils seraient surmûrs! 

   Bref on est au moins sûr d’une chose le mur du silence permet à ceux qui ont la langue de bois de se prémunir sans rire en se repliant derrière une armure faites de secrets. Cadenassant leurs avis, cachant leurs constats, empêchant les fuites, maintenant le suspens…vous ne saurez rien sans avoir demandé! 
   « Je ne sais rien mais je dirai tout » se mute en « je ne sais rien mais je ne dirai rien »…stratégie du vide, absence de certitudes, angoisse de la décision ou vanité de la vérité?

  Qu’importe!

   Le domaine démarrera vraisemblablement le 11 Septembre car après avoir envisagé cette date au départ, il a un temps pensé partir plus tôt vers le 7/8 mais s’est aperçu que ses vignes qui ont encore du feuillage et qui ont été taillées tard ont sans aucun doute connu un blocage de leur avancée végétative depuis trois jours, en raison des très fortes chaleurs de jour et de nuit. Or, chacun sait qu’en situation de stress la vigne bloque son fonctionnement et qu’elle arrête de se consacrer à ses fruits pour se protéger au niveau de son feuillage. Nous sommes dans une sorte d’entre deux où il est permis de penser aussi que la chaleur en dessous de 30 degrés favorise le mûrissement alors qu’au dessus de 32 elle se met en situation de protection. 

   Complexe! 
   Mais il faut bien fixer ses choix et comme chaque année ceux-ci sont dictés par la volonté de vinifier les raisins du domaine sans aucune correction. Ni sucre, ni acide et encore moins de levures exogènes. Des contraintes qui selon nous devraient être imposées dans le cahier des charges de nos appellations car au prix où nous les vendons, il nous paraît indispensable d’offrir la rigueur de cette ligne de conduite à tous nos clients. Des appellations génériques aux grands crus. 

Départ le 11 Septembre,  rassemblement le Dimanche 10/09. Avis à tous mes vendangeurs.

Patrick

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Esprit de vendanges…

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Esprit de vendanges…

 

   Ses sabots traînaient sur le sol rugueux. D’une marche sonore et pourtant paisible, il avançait d’un pas cadencé en tenant son panier fermement. 
   A l’intérieur de celui-ci, quelques fioles qu’il portait au cellier. 
   Etaient elles encore buvables?     
  Bouchées a l’émeri par des mains disparues, elles avaient traversé le temps dans leur gangue de verre épais en des lieux sombres où l’oubli devait les magnifier. 
  Combien de pensées les avaient envisagées, combien d’instants ou elles furent proches d’être courtisées, combien d’années où elles se languirent de délivrer leurs secrets! 

  Mais le temps était venu. 

  Cette première cuvée de Santenots 1816 parvenue à sa majorité devait être à même de célébrer le début des vendanges en libérant ses feux et en rappelant aux hommes que la dure besogne du vigneron qui récolte et des mains qui l’aident font naître un vin qui résiste au temps pour les remercier en suscitant plaisir et admiration.

   Plus tard il sera important de respecter les grappes coupées à la cerpe dans des champs de ceps anarchiques en se protégeant des pluies et du soleil. De l’aurore au crépuscule. Dur et long labeur qui incline à la fatigue naturelle. 

   Aussi les bouteilles du jour allaient-elles donner le « la » de la récolte annoncée, car le Jean savait bien que cette année d’hier avait en elle le caractère de celle de demain. Son besoin était simple et expliquer n’était point son fort, homme de peu de mots, fruste mais éclairé, il allait faire passer son message par l’entremise de ces verres modestes qui n’empêcheraient pas le cru de divulguer ses pensées, ses souhaits, ses désirs et sa soif de partager sa passion. 
   Boire et comprendre, boire pour comprendre, nul besoin de plus. Parfois les hommes ont besoin de ressentir sans tout savoir…

Esprit de vendanges…Esprit de vendanges…
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Meursault La Goutte d’Or

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Meursault La Goutte d’Or

Vin produit par le domaine: Le Meursault Goutte d’Or 

L’origine du nom des crus se perd bien souvent dans la mémoire collective. Pourtant force est de reconnaître que nombre d’entre eux ont une sonorité et une « joliesse » incomparables. Le Cru bourguignon sonne et résonne avant que de tapisser le palais et il semble souvent porteur d’une musique  aromatique qui parvient à convaincre avant même la dégustation.

   Goutte d’Or! Est-il possible de porter nom plus évocateur!? Richebourg peut être...ou encore Vaudésir.

   Pourtant le vin qui en provient n’est pas plus doré que celui  des autres crus, sa forme n’évoque en rien une gouttelette d’eau et la teinte de son feuillage au soleil si elle est dorée à l’Automne suit la même coloration que celle des vignes voisines. En revanche au printemps, en l’absence de végétation , au petit matin lorsque le soleil rasant frappe ce coteau pierreux, les petites dents de calcaire qui le constellent scintillent de mille feux. La pierre aura donc marqué ce climat en déterminant son nom et en façonnant sa forme. 

   Pourquoi?

  Éclairer  ce raisonnement revient à observer la partie haute du Cru qui est faites d’un long et haut mur de pierres sèches qui est interrompu par endroit par des barres rocheuses.  En ce lieu  et sur le dessus du secteur, dans des chaumes aujourd’hui arbustives,  le marbre était extrait pour bâtir les maisons et Clos environnants. Ainsi cette Goutte d’Or est-elle quasi naturellement ceinte d’un long mur, vin de pierres ou plutôt pierres de taille ayant déterminés l’enclos de ce cru, il est configuré curieusement selon les pentes diverses qui le marquent et il englobe quelques secteurs comblés qui en des temps pas si reculés laissaient aussi la place aux carriers. Nous percevons ainsi aisément qu’il eut pu à bon droit se nommer Perrières! Mais en la matière à Meursault le nom était déjà pris!

  La Goutte d'Or  - originellement singulière et donc sans S et funestement affligée de celui-ci dans le cadastre actuel! - est ainsi naturellement complexe. Le lieu-dit historique mesure un peu plus de 5 hectares et certaines parties - la partie médiane-sud essentiellement - ont été quelque peu remaniées en raison d'une déclivité dans le sens nord-sud qui générait des difficultés à la mécaniser. D'autre part il est certain que la partie basse non loin du collecteur d'eau et du climat des « terres blanches » a été également remise en forme. Par ailleurs le nom très porteur a été fort souvent employé pour des parcelles contigües - ou  non! - du cru historique et a au final déprécié quelque peu sa qualité moyenne. Ainsi Bouchères - différent, pas moins qualitatif - a été vendu avant les règles strictes des AOC - nous sommes dans les années 50 pour les 1ers crus - en tant que Goutte d'Or pendant plusieurs décennies dans certaines propriétés...autres temps, autres usages!
 
Il en résulte une image qui a longtemps pâti de la joliesse du nom, d'origines pas toujours bien claires et du peu de producteurs le portant véritablement à la hauteur médiatique  - mais produisant tout de même des  vins merveilleux - que lui confère naturellement son terroir. J'entends parfois de ci de là certains non producteurs du cru le minorer nettement par rapport aux cinq autres "majeurs". Ce sont en général ceux qui ne le vinifient pas et le dégustent peu... Et qui la plupart du temps ne le connaissent simplement pas assez. Ils me donnent ainsi une certaine légitimité à leur répondre avec des arguments solides et bien entendu vérifiables sur le terrain:
 
   En premier lieu si l’on excepte les quelques pièces remaniées au sud c'est un cru homogène qui forme un rectangle quasi parfait entre les Luraules au Nord, les Terres Blanches à l'Est  et les Bouchères au sud. En pente régulière un rien plus inclinée dans la partie supérieure haute, la quasi totalité des parcelles le coupent d'Est en Ouest du bas vers le haut. En compagnie des Bouchères ( Bouches-Chères)  il s'agit du cru qui a la plus précise des identités si l'on considère qu'il ne se décompose pas en plusieurs sous lieux-dits. Exception faîtes sans doute des "pointes de goutte d'or" dans le bord haut Nord du cru et de la partie qui verse vers le sud, dont les terres ont été retenues par un muret.

  Il est marqué par une bande rocheuse en son centre et est de ce fait proche de la roche mère en certains endroits, ainsi les plants  ont parfois bien du mal à s'y enraciner et "donnent toujours naturellement peu" sur ce substrat maigre et argilo-calcaire qui est en fait la résurgence du calcaire dur de Comblanchien - sous sa forme équinoderme ici - qui s’est abaissée au niveau des Corton pour resurgir ici. 
 
  Encore un peu sous l'influence des vents de la Combe d'Auxey, il est sans doute le plus frais - soyons prudent toutefois car ce n'est pas un climat d'altitude - et le plus "tendu" des crus de la commune, deux jours plus tardifs en moyenne en fin de cycle végétatif. Il ne faut surtout pas le couper à trop haute maturité de ce fait car il y perd sa vraie nature.

  Sa couleur n'est donc - comme nous l’avons vu plus haut -  jamais plus dorée qu'ailleurs en dépit de légendes qui aiment associer son nom à la robe du vin. Au contraire il est la plupart du temps clair comme de l'eau de roche.La capacité de garde conférée par sa tension interne affirmée en font l’un des crus qui vieillit le mieux de la commune à mon sens. Il en subsiste des exemples éclatants capables de défier le siècle. Les 1947, 1929 et 1893 que j'ai bu récemment sont encore en pleine forme!
  
Petit cru proche du village, découpé en bandes il est possédé directement par seulement quelques propriétés locales. La plus grande surface exploitée par un domaine ne mesure que moins de 1.30 ha, une partie de ses fruits fournit le négoce beaunois. A côté de ce grand carré les entités n'excèdent jamais plus du demi hectare.
   
   Sa forme peut être brutale en jeunesse et à ma connaissance c’est probablement le cru le plus puissant de Côte d’Or avec le vrai Charlemagne d’Aloxe. Vin de haute longévité, il peut en année d’équilibre, lorsqu’il n’est pas funestement chaptalisé, devenir quasi immortel  pour celui qui le vinifie. C’est une sorte d’énigme murisaltienne qui ne ressemble en rien aux Charmes et Genevrieres - archétypes sans aucun doute de l’esprit murisaltien - et il n’y a que bien peu de crus qui participent de son originalité en dehors peut être des Grands Poruzots. 

    Je le vinifie  depuis de nombreuses années  et à chaque fois je retrouve sa fougue, sa capacité à préserver des ph très bas, des acidités tartriques fortes et des rendements mesurés, sur une incroyable puissance contenue.  Enfin lorsque,dans les vignes, le moment est venu de vous relever lorsque vous l’ébourgeonnez ou le pâlissez, c’est peut être celui des crus  qui avec Tessons offre la plus belle vue sur notre village…alors la Goutte d’Or est là qui  perle au coin de votre œil car l’endroit procure bonheur et bien être…Indicible. 
 
Ecrit par Patrick Essa producteur de Goutte d’Or
copie interdite

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Ensemble

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Ensemble Ensemble

    J’ai parfois l’impression que nos vignes ont une âme et qu’elles ressentent l’affection qu’on leur porte. 

    Le temps passé auprès d’elles a les former lorsque elles sont nues, à les libérer des pousses excédentaires, à les guider tout en les laissant jeter des vrilles, à les palisser pour qu’elles montent vers la lumière, à les débarrasser des végétations parasites et à les aérer pour qu’elles puissent prospérer et se concentrer sur leurs fruits…ce temps là est celui de l’amour et du respect pour chaque ceps. Il illumine les journées de travail radieuse et nous met en resilience bienveillante lorsque maussade, humide et sombre,le temps se fait injurieux pour nos corps. 

    Alors ce jour je leur dit merci pour avoir su affronter la folie d’un orage tueur qui a déversé ses projectiles glacés en leur cœur, comme s’il voulait les achever. Elles ont su lui signifier que décidément non, elles ne pouvaient s’abandonner à la défaite car les mains qui les soignent ne pourraient sans doute s’en remettre. 
   Oh vignes pérennes, oh lianes tortueuses et fructifères, que d’émotions ressenties ces dernières heures! 

   Ce jour, je suis émerveillé par cette résistance sourde qu’elles ont su décupler pour regarder l’œil du cyclone en face en bravant ses effets et en sauvant l’essentiel de leurs précieux appendices pour ceux qui les aiment tant.

   Se souvenir - toujours - que ce qu’elles nous offrent sans rien quémander en retour est l’amalgame unique du sang de la terre et de nos efforts conjugués. Seuls nous ne serions rien, seules elles ne seraient rien…

Ensemble Ensemble
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La légende des œufs en or

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

La légende des œufs en or

Les fossoyeurs du Bourgogne ou la légende des œufs en or…

     Dans un de mes textes précédents je prenais parti pour des vignerons consciencieux qui étaient injustement pris pour les boucs émissaires de la montée des prix des vins de Bourgogne. il m’est apparu nécessaire d’évoquer  le travail de fond que ces producteurs ont réalisé pour parvenir au niveau d’excellence qui est le leur, un niveau qui positionne sans conteste leurs vins parmi les meilleurs de ce pays. 
    Un fait.
    Dès lors il est assez surprenant de ne jamais entendre ou lire de critiques sur les domaines qui sont vraiment à l’origine de hausses stratosphériques et dont les prix ont été multiplié non par deux ou trois en 15 ans mais par 20 ou parfois même 50 dans ce même temps. 
    Nul besoin de les citer, chaque amateur les connaît par cœur et ce sont bien ces prix qu’ils ont en tête quand ils fustigent une Bourgogne dans son ensemble faites de multitudes d’appellations et de vignerons aux comportements très sages. Bâtard est cher alors le Macon Clessé et le Chablis premier cru sont immédiatement rangés au même niveau. Il en va de même pour l’ensemble des grands crus rouges et blancs qui servent à plomber les Auxey, Monthelie et Volnay qui eux ne demandent rien à personne. 

    Le consommateur est prêt à payer son grand cru spéculatif plus de 300 euros mais pas à se faire plaisir avec un joli premier cru de Beaune ou des Maranges à 25 ou 40. Et évidemment tous les viticulteurs sont alors des professionnels cupides. 

   Penchons nous quelque peu sur les mécanismes de ses prix actuels. 

   En premier lieu il y a la réputation acquise par un producteur consciencieux qui est reconnu pour son savoir-faire au plan international et national. Il ajuste ses prix à sa clientèle et en bon commerçant qui sait que pour avancer il faut investir, il augmente ses prix en tenant compte des marges que font les revendeurs sur ses vins. 30% cela lui paraît correct…100% beaucoup moins et donc , et c’est humain, il se dit que son vin fort demandé mérite d’être vendu par lui plus cher.  

    En second lieu, il y a un changement de génération au domaine et en associant les sommes fortes - voire très fortes - que le jeune exploitant doit sortir pour poursuivre l’aventure familiale en achetant les parts ou les vignes de tous les héritiers, il ne peut que se décider à aller vers la hausse de ses prix départ propriété. Il lui faut trouver un financement et évidemment son banquier ne lui demande pas autre chose. Sauf que si le domaine est « lesté » de vignes à forte valeur ajoutée…il n’a pas d’autre choix que de fortement augmenter ses vins en peu de temps où alors il vend une partie de ses vignes en propre. 

   Troisième aspect. Les vignes alors vendues par les héritiers si elles sont libres de droit, valent de trois à cinq fois - selon la qualité du cru - le prix d’une vigne baillée, rachetée par le domaine. Les vignerons qui se mettent alors sur les rangs pour acquérir un bout de village, premier ou grand cru paient alors des sommes astronomiques pour compléter leur domaine. Et évidemment la suite logique est de rentrer tout ou partiellement dans ses frais en augmentant les bénéfices pour financer l’achat. 

   Le quatrième point est à relier aux investisseurs qui font miroiter aux exploitants une aide financière « de mécène » en rachetant les vignes - lors d’une indivision, d’une vente ou d’un arrêt d’exploitation - et en les laissant à exploiter aux domaines qui, parfois, en étaient auparavant propriétaire. Évidemment outre le fait que cela fait monter très haut le prix des terres car alors les héritiers de ces vignes essaient de les monnayer au plus haut - surtout lorsque la Safer qui « arbitre » certains dossiers n’est plus dans une ODG - cela retire à long terme la possession d’une parcelle et inféode le fermier à des financiers soucieux uniquement de rentabilité. Les baux se font alors souvent à 25 ans…et à l’issue de celui-ci la vigne est libre et le vigneron peut être éjecté!
   Vous me suivez!? 

   Mais il y a mieux. Supposez que les investisseurs soient aussi marchands de vin, où vont-ils se diriger pour placer leur argent? Eh bien évidemment dans les propriétés à forte notoriété. Ils pourront à loisir faire monter la cote de ceux-ci si leurs leviers commerciaux sont importants. Ils pourront aussi décider des prix du domaine en définissant une politique mondiale ou la bouteille doit être vendue au même prix dans tous les pays. Pour cela une enchère bien placée qui valide un prix « époustouflant » pour que le grand public sache quel prix certains sont prêts à mettre dans ces vins et…le tour est joué. Certaines bouteilles de Bourgogne passent de 20 à 300 euros en 5 ans. Et tout le monde se les arrache! Le passionné est curieux, le privilégié veut des bouteilles de privilégié et le mégalomane veut briller en société et sur les réseaux en affichant ces « belles » bouteilles.

     Le cas des fortunés qui cherchaient à defiscaliser dans le monde de l’art, à placer de manière pérenne un trop plein d’argent qui est volatile sur les marchés financiers est également l’un des soucis du vigneron qui a la vigne chevillée au corps. Les domaines se vendent alors en entier à des propriétaires qui se sentent obligés de se montrer en refaisant des cuveries boursouflées à la hauteur de leurs vanité quand auparavant ils étaient divisés entre plusieurs acheteurs qui confortaient leur pré-carré. Le marchand de bien allant au plus offrant ou au mieux introduit. Mais de toute manière c’est une logique haussière inéluctable qui se met systématiquement en place. 

   Je passe sur la distribution de certains flacons qui ne se fait que par des paradis fiscaux. Je laisse le soin aux douanes et fraudes d’un jour épingler ces impostures de haut vol qui au fond nous font passer pour des fossoyeurs tout en conservant pour eux une image immaculée de grands producteurs intouchables.

Alors oui le vin de Bourgogne a augmenté et je pense pouvoir en décrire avec encore plus de précision les mécanismes mais NON tous les producteurs ne sont pas à mettre dans le même panier et surtout notre région n’est pas uniquement celle de ce qui y brille le plus et je dirais même surtout pas celle là. 

Nous avons encore une âme de bourguignons attachés à nos valeurs et comme toute justice est immanente, elle finira par passer. Il ne faut simplement pas confondre le raisin avec les œufs en or qu’il peut produire…

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Floraison 2023 : clic ou bic!?

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Floraison 2023 : clic ou bic!?
Floraison 2023 : clic ou bic!?

Dans un grand vent de fleurs…

   Le temps file, les millésimes passent et sur nos espaces virtuels, la communication se répète.        
   Combien de clichés de vignes en fleur, combien de règes rectilignes avec des apex qui pointent vers les cieux, combien de couloirs aérés où se découpent la terre et le bleu du ciel.
   Vignes de face, vignes cachées ou l’on ne voit que le port érigé par la main humaine d’une liane qui pourtant, souvent, entrelace spontanément ses feuilles, croise ses rameaux et tasse ces inflorescences. 
   « Ceci n’est pas une fleur »…en évoquant Magritte qui s’interrogeait sur la représentation d’un objet peint comme étant la « vision » du peintre et non l’objet lui même dans mon billet précédent, je me demandais s’il n’en était pas de même pour les petites fenêtres photos que nous vous adressons, souvent sans légende. 
    Une vision de surface, lisse, jolie, insignifiante, faites pour les yeux, un peu comme on « clique » des parfums, des chats ou de la fripe avec des beaux flacons, des races improbables et des modèles aux styles markéttés.  Du vent en quelque sorte!
   
   Le domaine - vous le savez si vous nous lisez avec assiduité…et vous avez intérêt!-) - a taillé très tard, labouré très tard - en Mai! - deux fois, puis ébourgeonné au meilleur moment et traité seulement trois fois avec peu de soufre et encore moins de cuivre.…et de ce fait nos vignes ont une cinétique de pousse assez lente et sont donc - sauf en Bourgogne blanc - au tout début de la floraison. Pleine fleur prévue entre le 7 et le 14 Juin selon toute vraisemblance et surtout selon les vignes et cépages. 
   Les charges à certains endroits sont importantes et donc nous avons enlevé environ la moitié des inflorescences que la plante proposait selon les systèmes de taille utilisés. 
   Une chose est certaine nous ne ferons pas une grosse récolte. Cela tombe bien nous visons 45 hl/ha en blanc (32 en Aligoté et Vigne 45)et plutôt un peu moins en rouge. Nous ne faisons pas les vins que nous aimons avec plus et il est certain que les prix auxquels nous vendons nos bouteilles nous autorisent ce « luxe ».
   En photo la vigne de Bourgogne Blanc En Magny.

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Maîtriser les rendements…une règle d’or

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

PRODUIRE ? 

    Dans le petit monde des blancs une des idées les plus communément admises est qu’il est permis de produire beaucoup en faisant de grands vins. Alors évidemment beaucoup pour certains, c’est « peu » pour d’autres…il faut donc convenir de ce qu’il est possible d’obtenir selon les rendements par pieds qu’une vigne donnée autorise. 

   En effet l’âge de la vigne, son porte greffe et la sélection du plant qui est utilisée ont une grande incidence sur ce que « In fine » nous pouvons demander à la vigne. Mais également son âge, ses systèmes de taille, de palissage, de culture, ses amendements reçus…il est assez simple à comprendre qu’il n’y a pas qu’une seule vérité, d’autant que l’âge du plant et la manière dont il a été « soigné » tout au long de sa vie impacte fortement cet ensemble qui fonctionne en synergie.
    Évidemment une vieille vigne de 80 ans composée de plants fins sur une porte greffe qualitatif - souvent le 161/49 qui résiste dans les vieilles vignes ou le 3309 C qui est excellent dans les zones argileuses - et n’ayant jamais vu d’herbicide aura toute les chances de livrer des baies plus concentrées qu’un jeune plant de quatre ans planté avec un porte greffe 5C vigoureux et amendé avec des doses d’azote confortables. Mais à l’inverse une vieille vigne de plants plus grossiers qui a été désherbée depuis les années 70 sera moins qualitative qu’une sélection massale récente de plants extra fins plantées sur le porte greffe 420 A de vigueur modérée et au fond mieux vaut 50 hl/ha sur cette dernière que 45 sur la première.
 
Le rendement est  une affaire de mesure! 
 
Mais projetons nous un peu dans les arcanes des choix que le domaine opère pour vinfier les vins qu’il a en tête. En premier lieu nous ne possédons pas de plants productifs plantés sur des portes greffes vigoureux. Ni dans nos très vieux plants ayant entre 60 et près de 100 ans, ni dans ceux ayant été planté par Michel dans les années 70/80 et 90 qui sont en plaine sur du 3309 et en coteau sur des 161/49. Deux portes greffes qualitatifs. Dans les plantations récentes - des Bourgogne - nous avons mis des plants extras fins…mais dans deux endroits sur du 161/49 et là nous avons dû remplacer un nombre non négligeable de pieds en raison du dépérissement. Depuis trois ans nous complantons donc et pour l’instant ces plants ne sont pas en production car Louis - et son équipe
- les taille pour qu’en priorité ils puissent bien s’enraciner. Leur vraie production se fera à l’horizon 7/10 ans.

    Alors peut-on produire beaucoup - plus de 50 hl/ha - et faire les grands vins que le terroir de Meursault permet potentiellement de livrer?

    Nous ne le pensons pas.

   En fait il est assez simple de comprendre que les plants les moins fins - et donc vigoureux - vont permettre chaque année de donner 65 à 70 hl/ha sans coup férir, surtout dans les parcelles de pied de coteau où les sols sont plus profonds et où les terres plus riches sont fertiles naturellement. Mais le problème n’est pas tant la charge que la possibilité qu’à la plante de mener la maturité de ses fruits a complet aboutissement phénolique. 
    Or c’est ici que le bas blesse. Si par le passé la récolte tardive permettait aux plants peu chargés en alcool de parfaire leurs précurseurs aromatiques, nos temps plus précoces racourcissent la période végétative - car les raisins mûrissent avec des journées de soleil plus longues - et dès lors lorsque l’on a moins de sucre - ou des niveaux faibles en rapport de ce que l’année pourrait permettre en étant patient - et bien les précurseurs n’ont pas le temps de se former et restent atones ou simples. 
   La plante avec moins d’eau, plus de soleil et de forts rendements ne peux plus équilibrer positivement ses fruits car ceux-ci ne sont plus en capacité de mûrir à plein, ils sont trop nombreux. Il faut dès lors aider la plante en diminuant les rendements pour qu’elle puisse les porter - les raisins  - à complet aboutissement. 
    Dès lors, récolter moins et plus tard est simplement possible mais pour cela il ne faut pas impulser la dynamique de pousse trop tôt en taillant précocement et surtout il faut ébourgeonner pour que chaque cep puisse faire mûrir l’ensemble des raisins choisis. En ce moment 45 a 50 hl dans les années les plus favorables nous paraissent être un maximum. Surtout si l’on souhaite pérenniser la vigne sur la durée. En moyenne 42 hl sur 10 ans avec des variations extrêmes de 20 à 55 nous paraissent de bonnes valeurs pour envisager l’avenir. 

    Évidemment ce sont des choix liés à nos interrogations et observations et surtout au fait que décidément non, notre climat actuel ne permet plus du tout de produire « beaucoup et bon » (mais en fait je suis persuadé que cela n’a jamais été véritablement le cas) car ce décalage de 20 jours qui existe dans les années de la décennie 2020 par rapport à celles des années 1970 est un frein considérable.  

   Paradoxalement les dégâts que la chaptalisation faisait il y a 50 ans avec plus d’adjonction de sucre qu’aujourd’hui étaient me semble t’il moins néfastes mque ceux que l’on fait aujourd’hui sur des raisins récoltés chauds bouillants en août et titrant moins de 12 degrés dans lesquels on met 4 kg de sucre par fût. Car les raisins d’aujourd’hui sont moins aboutis physiologiquement. 
   On observera les acidités et les ph obtenus contenus dans nos 2022 sur une des photos ci dessous. Ils ont été récolte mûr et ont fermenté sans aucune correction. 
 En résumé, pour pérenniser nos chardonnays il faut remettre en question les moments de la taille, le labour intégral précoce et la récolte avant la saine et juste maturité…celle ou le fruit n’est plus à corriger de quelle que manière que ce soit. 
    Par ailleurs nul besoin d’entamer des travaux de labos pour comprendre pourquoi les blancs s’oxydent…tout cela est compris dans notre raisonnement.

Maîtriser les rendements…une règle d’or
Maîtriser les rendements…une règle d’or
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Maîtriser les rendements…une règle d’or

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Et si on vous parlait de nos fûts et de la manière de les utiliser?

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Et si on vous parlait de nos fûts et de la manière de les utiliser?
Et si on vous parlait de nos fûts et de la manière de les utiliser?

Êtes vous bien élevé? 

     Ahhhh les « notes d’éleuvaaaaggge »qui sonnent comme des reproches un brin méprisant à l’adresse de ceux qui usent d’un boisé supposément réducteur…alors que mon bon Monsieur: « la cuve, le grès, l’acier, la porcelaine, l’albâtre et l’adamantium sont tellement plus proches des arômes du vin et laissent poindre na saturelle expression! ». Car au fond c’est bien de cela dont il s’agit, il y a les puristes du non boisé et les hérétiques de la simplification du tonneau! Surtout chez ceux qui ne l’utilisent pas. 

  Conneries!

   Si aromatiser un vin en lui donnant une forme spécifique liée à la manière dont il est élevé est sans aucun doute l’objectif de ceux qui copient un mode ancestral de vinification, il n’est en rien un moyen dont celui qui espère révéler une expression liée au terroir, use à dessein pour « enfumer »les dégustateurs avertis.  En aparté dans enfumer il y a fut non? -))
    Comme si par ailleurs, le boisé était signe unique de l’élevage. 
 
   Évidemment non.
   
   Un contenant est un moyen et celui qui l’utilise - quel qu’il puisse être - doit être à même de le maîtriser pour que les arômes inhérents à toutes les mises en œuvre de l’élevage soient aussi discrets et transparents que possible.
  Chaque contenant possède ainsi ses qualités et ses limites mais il me paraît évident que ce n’est pas lui qui détermine la pureté et le naturel d’un vin…ça, cela revient à celui qui pense les vinifications et qui choisit où il veut emmener le caractère des moûts qu’il a obtenu par le pressurage des fruits qu’il a décidé de récolter selon l’équilibre initial choisi par lui. La fameuse date de récolte. 

   Un brin plus compliqué que prévu non!?

   Donc pour travailler avec une forte proportion de lies fines il faut plusieurs éléments incontournables. 

 En premier lieu le fût ne supporte pas les matières diluées car il aura tendance a les « vampiriser » en leur laissant une trace indélébile qui s’assimilera a une décoction de chêne de plus ou moins bonne origine. Surtout si les fermentations ne se réalisent pas dans le contenant qui servira à l’élevage. La fermentation en cuve suivie d’un soutirage au clair et d’une descente en fûts s’assimile alors à une faute lourde. Irrémédiablement. 
   En second lieu les lies ne doivent pas comporter la moindre bourbe et pourtant être abondantes et sélectionnées. Pour cela il faut les trier sans adjonction d’enzymes qui « nettoient tout » après un pressurage adapté - j’en parlerai lors d’un autre épisode - et les incorporer de manière fractionnée dans les contenants avant les fermentations. Un travail de très haute précision qui ne s’apprend pas dans les livres et qui SEUL permet une prise de bois neutre et une fermentation ayant une cinétique lente conduisant par suite à une autolyse majeure des levures et donc à une dégradation des lies. Sans cela les fameuses notes grillées qui signent un élevage grossier apparaissent…et au domaine nous n’aimons vraiment pas cela. 

    Vraiment.

    En amont de cela il y a l’origine et la conception du fût. Que veut dire au fond boisé…tant les principes qui régissent la conception et la construction - c’est en fait bien cela, une construction douelle par douelle - de ce contenant impactent ce qu’il peut libérer au niveau aromatique. Les meilleurs de ces fûts apportent beaucoup plus à la trame du vin qu’à ces arômes. Leur porosité permet de micro oxygèner le vin et donc induit une cinétique de fermentation selon les valeurs analytiques de celui-ci et en général cela se traduit par une tension et une salinité plus affirmée s’il est de haute qualité et que la matière est suffisamment dense et judicieusement mûre. Ou alors une sucrosité due aux whiskies lactones  des bois de moindre qualité et qui ont été découpés a la scie - ne souriez pas en dépit de ce que vous pensez nombreux sont les tonneliers à scier les douelles - au lieu de les fendre dans le sens de la veine du bois comme il est de règle. Mais il y’a ici un livre d’expérience à relater qui est à écrire.

      En poursuivant notre cheminement nous arrivons à la fameuse étape de la fermentation Malo-lactique de ces blancs bourguignons qui la supportent car leurs équilibres la permettent. Et là à mon humble avis, une fois que la première prise de bois est faites après fermentations alcooliques, il se passe quelque chose de purement « magique » en fût car cette FML est alors à même de complexifier les arômes en libérant des précurseurs aromatiques  tout en préservant une vraie fraîcheur de constitution au vin. On ne dira jamais ici que la forme et le litrage du contenant n’ont alors aucune véritable incidence sur le devenir du vin car ce n’est pas à ce moment là que le vin s’imprègne de ces putatives - relisez bien mon terme ! - notes boisées, au contraire dans cette phase il va chercher en son coeur ce qu’il a de plus complexe en se perfusant grâce a l’autolyse des levures qui dégradent les lies et le nourrissent. 

  Il y’a évidemment beaucoup à écrire sur les moments où les interventions sur les fûts sont judicieuses et surtout sur la
Patience qui conduit à ne pas « intervenir » en guidant dès le départ le moût puis le vin sur un chin qui lui permettra de libérer tout ce qu’il contient…
Cela fera l’objet d’un autre chapitre car ses Pièces se jouent en plusieurs actes et chacune d’elle résonne sur la trame de l’histoire qu’elles vous content…

Merci à Maxime Cromier, Louis Mangani, Francois Saint Martin, Pierre Cavin, Etienne Martin, Jocelyn Bonnot. Sans leurs retours, leurs compétences et leurs passions de la pièce bourguignonne et du bois de haut niveau nous ne pourrions vous faire aimer aussi fort ce que l’on fait

Et si on vous parlait de nos fûts et de la manière de les utiliser?
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De l’influence du vent sur nos vignes

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Quatre garçons - et une fille! - dans le vent…
 
  Voilà 4 jours qu’un vent de Nord-Est souffle sur la Côte et marque la petite équipe du domaine qui affronte fièrement des rafales intempestives qui mettent la larme à l’œil et dessèchent les lèvres tant leur flux est frais. 
  North by Nothwest…le spectre de ce courant froid balaie large et nous met la mort aux trousses…Gare à la toux et aux rhumes! 

  Mais qu’en est-il de cette influence éolienne sur nos vignes ?

  En matière de viticulture on évoque souvent la terre, la pente, l’orientation, les plants, les portes-greffes, le labour, les couverts…et j’en passe, jamais ou presque l’influence des vents.
  Outre qu’il fatigue les organismes de ceux qui de face le reçoivent en plein lorsqu’ils travaillent au vignoble, il possède aussi des vertus assez peu connues.
   En premier  lieu dans les contrées ventées comme le sillon rhodanien il représente une belle remediation naturelle aux maladies. Le vent souffle, les maladies sont moins virulentes.
   En second lieu, les jeunes vignes qui se développent dans le vent ont tendance à conserver un port érigé et les rameaux à se renforcer à leur base. Ils en deviennent plus solide et prolifèrent nettement vers le haut sans se coucher…un gros gain de temps lors du travail de palissage. 
    Enfin après une pluie il a le pouvoir d’assécher les sols nus et de permettre   au vigneron de rentrer plus facilement avec ses différents engins pour poser un traitement ou labourer. 
   Plus subtilement - et sans aucun doute de manière prépondérante - il est à l’origine de la qualité ultime des terroirs en ce sens qu’il décuple  l’influence du sol en autorisant souvent un courant frais qui étire la période végétative des vignes, ce qui complexifie les précurseurs aromatiques contenu dans ses fruits. 
   Enfin lorsque la gelée s’annonce son courant frais et rapide - surtout lorsqu’il vient du Nord sous forme de Bise - peut protéger les bourgeons naissants en créant une circulation d’air salvatrice. 
   
   En revanche lorsqu’il souffle à plus de 20/30 km/h il devient très compliqué de poser un traitement - je rappelle que bio ou pas, tout le monde traite avec des pulvérisateurs pneumatiques ou des atomiseurs » - car la pulverisation est alors perturbée par les bourrasques et souvent entraînée vers les rangs voisins ce qui gêne la bonne qualité de l’épandage préventif ou curatif. 

 Bref…le vent est tantôt notre ami, tantôt notre ennemi mais à chaque fois son rôle est celui essentiel d’un élément naturel avec lequel la logique du vigneron doit composer. 
   
 Photos : un des endroits les plus ventés du domaine: Mareau à Pommard

De l’influence du vent sur nos vignes
De l’influence du vent sur nos vignes
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Ecole de Changins en Suisse, le domaine Buisson-Charles lui doit beaucoup…

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Ecole de Changins en Suisse, le domaine Buisson-Charles lui doit beaucoup…Ecole de Changins en Suisse, le domaine Buisson-Charles lui doit beaucoup…
Ecole de Changins en Suisse, le domaine Buisson-Charles lui doit beaucoup…

 

(Article écrit par Anick Goumaz du magazine « Vinum »: https://www.vinum.eu/fr/ )

Louis a fait une partie de ses études en Suisse - après avoir passé un BTS  viti-oeno à la « viti » de Beaune - pour devenir ingénieur et œnologue. Ce qu’il a appris dans cette école extrêmement pointue nous sert évidemment aujourd’hui à parfaire notre travail quotidien dans nos vignes et en matière de vinification  et d’élevage. 
  Tant il est vrai que le savoir initial le plus fouillé est à la base des meilleures réflexions menées ensuite sur le terrain...

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Osons!

Publié le par Site internet officiel du Domaine Buisson-Charles

Jouer le jeu…et faire confiance à son travail. 

Le magazine Bourgogne Aujourd’hui a organisé une grande dégustation des vins du millésime 2013. 

Que valent ils dix ans après - 8 années sous verre - dans le cadre d’une dégustation en pure aveugle où toutes les appellations étaient mêlées?

 Nombre de domaine n’ont pas eu le cran de se montrer, d’autres n’ont simplement pas été à la hauteur de ce rendez vous mais surtout il apparaît évident que notre système de classement qui sanctifie uniquement le lieu du vignoble est largement mis à mal.

Je gage que l’absence quasi totale de grands crus entre dans ce cadre car nombreux savent bien que le terroir passe après le travail et que ce genre de dégustation sans complaisance n’est pas le lieu où il faut être pour briller sans le mériter. Ce qui hélas arrive si souvent. 

 Ici point d’alignement de noms ronflants, non juste des bouteilles qui sur leurs valeurs intrinsèques actuelles se distinguent. Voir un Chablis dominer les débats et un Saint Veran se hisser parmi les meilleurs est une très bonne nouvelle pour les vignerons à qui l’on répète sans cesse que sans « grands terroirs de premier plan » il n’est pas possible de figurer au niveau de l’excellence. 

  A l’évidence le travail à la vigne, les choix de vinifications, le soin dans la sélection des plants, dans les pressurages, dans la durée de l’élevage, dans les contenants…etc. TOUT détermine au fond le niveau du vin. Pas seulement son pedigree géo-physique ou lié à la notoriété du producteur. 

J’étais impatient de lire ces résultats car ils indiquent, bien plus qu’une dégustation de vins primeurs ou nouveaux - le vrai potentiel de ces vins. En fait dix ans après, personne ne peut se cacher. Point de possibilités de signifier doctement « Attendez le et vous verrez » « pour l’instant il est dans une mauvaise phase » « il est entrain de se refermer »  « Ne l’auriez vous pas ouvert un peu tôt »…et j’en passe et des couleuvres.

Sinon Pommier, Guilhem Goisot, Morey-Coffinet, Corsin, Lamy…nous savions tous que eux sont au sommet depuis un moment déjà mais il y’a aussi de sacrées découvertes. 

A lire en entier - avec les rouges - dans BA numéro 170.

Osons!

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